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jeudi 21 juin 2018

Tête-à-tête avec Soraya Ksontini: "A 5 ans, je m’enregistrais déjà"

Publié le avril 2017 par Jean-Blaise Bezençon

Chaque semaine, L'illustré rencontre une personnalité au coeur de l'actualité culturelle romande. Aujourd'hui: la chanteuse Soraya Ksontini, qui sort un second CD électro-délicat.



Jean-Blaise Besençon
La voix douce, vive et sensuelle de Soraya Ksontini devrait conquérir le public
En 2012, la chanteuse avait confié à Maxime Steiner la réalisation de son premier EP, Soraya and Me, quatre titres de chansons folk, dont une ballade belle à pleurer, Ya Weldi. Le nouveau a été réalisé avec la complicité d’un autre magicien du studio, Christophe Calpini; mais Soraya Ksontini signe cette fois toutes les compositions et tous les textes, «sauf un parce que je n’écris pas en arabe».
Joliment, le disque s’appelle Monsieur. «Monsieur tout court, dit-elle en riant! C’est un disque porté par des figures masculines, celle de mon père bien sûr, dont je suis très proche, mais aussi d’autres hommes que je vois comme des muses, des inspirateurs. On dirait des chansons d’amour, mais ce qu’il y a vraiment derrière, ce sont des quêtes personnelles.» Ainsi vont Les fantômes de l’exil, chanson clé de l’album, qui pose la question: «Est-ce que l’on peut vivre un exil heureux?» «Ça m’intéresse énormément, explique Soraya, née en Suisse en 1982 de parents tunisiens. Ce n’est pas un hasard si je me suis orientée vers l’anthropologie, qui recouvre tout ce qui me passionne.» Et maintenant qu’elle a achevé ses études par un master, elle se réjouit d’avoir davantage de temps («un grand luxe») à consacrer à la musique. Quinze ans de cours de piano au Conservatoire ont formé sa culture classique et chanter semble aussi naturel que son rire: «A 5 ans, je m’enregistrais déjà, sur minicassette! J’aime davantage faire de la musique que d’en écouter.» 
Douée d’une voix douce, vive et sensuelle, Soraya s’était retrouvée en 2007 en finale de la Star Academy Maghreb. «Une aventure extraordinaire même si, côté médiatique, face à cette célébrité immédiate qu’apporte l’émission, je me sentais un peu décalée…» L’univers de la chanteuse est sans doute plus personnel, moins formaté. «Je ne veux plus chanter en anglais, ce que je fais, c’est de la chanson arabo-française, avec un petit peu d’électro pop. Pour la production, j’aime bien le son des Anglais.» Côté inspiration, «je compose dès que j’ai une idée, tout par oral, je fredonne une musique, une phrase, mon téléphone est un grand puits plein d’idées. En réécoutant je me dis: là il y a une chanson, parfois c’est le premier jet.»
Avant les concerts prévus à l’automne, Soraya Ksontini se réjouit de voyager toujours à la découverte d’une moitié de sa culture. «A Beyrouth, à Rabat, il se passe plein de choses musicalement. Et puis j’ai envie d’améliorer ma lecture de l’arabe et ma connaissance de cette musique aussi. Je veux vraiment enrichir ma culture arabe. La création, c’est une recherche de liberté.» 
Monsieur, sortie et vernissage de l’album le 12 avril, au Bourg à Lausanne.

Source 
 

mercredi 19 avril 2017

Yousra Dhahbi / Dahbi



Née dans une famille de musiciens, Yousra Dhahbi ressent très tôt l’appel des sons. Elle suit une formation musicale complète, qui débouche sur une carrière internationale de soliste. . Artiste d’une grande créativité, Yousra est experte en l’art du maqâm, l’art des modes orientaux. Elle maîtrise également l’improvisation, construisant ses mélodies avec une rigueur et une inspiration exemplaires, au delà de tout cliché. Elle a enseigné le ‘oud et les techniques du chant oriental au Conservatoire National de Tunis, dont elle a été directrice, avant de s’installer en Suisse, où elle poursuit sa carrière et son travail pédagogique.


* Souvent orthographié par erreur DAHBI










Yousra Dhahbi

LUTHISTE CONCERTISTE

Nationalité: Tunisienne

EXPERIENCE PROFESSIONNELLE

  • 2009-présent Thèse de doctorat; étude du patrimoine musical tunisien conservé à la Bibliothèque nationale de France Université Paris 8, Saint-Denis, France
  • 2004-2009 Enseignante de Luth et de techniques de chant oriental Institut Supérieur de Musique de Tunis, Tunisie
  • 2003-2004 Productrice de l’émission télévisée « écho des cordes » Télévision tunisienne, Tunis, Tunisie
  • 2001-2004 Directrice du Centre National de Musique et d’Arts Populaire  Tunis, Tunisie
  • 1993-2001 Enseignante de Luth et de techniques de chant oriental Centre National de Musique et d’Arts Populaire, Tunis, Tunisie
  • 1988-1992 Enseignante de Luth Conservatoire National de Musique de Tunis, Tunisie

DIPLÔMES

  • 2002 Diplôme d’Etudes Approfondies en connaissance du patrimoine et promotion culturelle Faculté des Lettres et des Sciences Humaines et Sociales de Tunis, Tunisie
  • 1994 Maitrise en Musique avec spécialité en Luth Institut Supérieur de Musique de Tunis, Tunisie
  • 1988 Diplôme de Musique Arabe et de Luth Tunis, Tunisie

PRIX ET DISTINCTIONS

  • 2007 Bourse d’état pour l’étude du fond musical tunisien Bibliothèque national de France.
  • Décembre 1999 1er prix au Concours International de Luth en hommage à Munir Bashir Aman, Jordanie
  • Novembre 1999 2ème prix au Concours International des Femmes Instrumentistes Dar Al Opéra, Caire, Egypte


Son site internet