Base de données presse et documentaires francophones sur toutes les relations entre la Tunisie et la Suisse.
Tous domaines confondus (politique, histoire, culture, sport, etc.)
En effet, cet accord, signé en collaboration avec l’Association de Sauvegarde de la Médina de Testour, s’inscrit
dans le cadre de la réalisation d’un projet de fabrication des tuiles
traditionnelles andalouses à Testour, un métier menacé de disparition.
Signature du partenariat
« Ce projet est né sous l’impulsion du collectif Coolwart.
L’association s’engage dans la sauvegarde du savoir-faire ancestral de
la production des tuiles de Testour qui ornent de nombreux sites
historiques en Tunisie et les toits de la ville.
Pour y parvenir, l’association va assurer la formation de huit jeunes
artisans qui vont renouer avec ce savoir-faire ancestral. À travers ce
projet, l’Ambassade souhaite contribuer à maintenir ce patrimoine si
spécifique de la ville de Testour. » a-t-on communiqué.
Auguste Cuénod, né le à Saint-Léger-sur-Vevey et mort le à Hammamet, est un ophtalmologiste suisse ayant fait sa carrière en Tunisie, où il s'est particulièrement illustré dans la lutte contre le trachome. Il est également l'auteur du premier tome de la flore de Tunisie, en collaboration avec Germaine Pottier-Alapetite et Augustin Labbe.
Façade de l'ancienne clinique ophtalmologique du docteur Auguste Cuénod dans la médina de Tunis
Auguste Cuénod vient d'une famille protestante. Sa mère Mary décède en 1871 et son père en 1882.
Il commence des études de médecine à Lausanne et les poursuit en ophtalmologie à la faculté de médecine de Paris où il obtient ses diplômes français de médecine et la médaille d'argent de cette faculté.
Il s'installe en Tunisie en 1894.
En 1900, il ouvre une clinique ophtalmologique à Tunis, ouverte à tout
le monde, quelle que soit la religion, Il soigne gratuitement les
pauvres.
Il fut pendant trente ans vice-président du Conseil presbytéral de l'Église réformée de Tunis.
À l'Institut Pasteur de Tunis, il mène des études sur le trachome, la conjonctivite.
Il prend sa retraite en 1940 à Hammamet.
Une forage lui permet d'aménager autour de sa villa un jardin de
plaisance et d'essais, renouant avec sa première passion pour la
botanique. Il y entretient une collection remarquable de fleurs et de
plantes. Il entame la rédaction de plusieurs volumes sur la flore de
Tunisie. Il continue à soigner les malades des yeux et poursuit surtout
sa lutte contre le trachome.
En 1943, il cache des Juifs dans sa villa.
Il décède le 8 février 1954 et, selon sa volonté, il est inhumé à Hammamet.
Bibliographie
Auguste Cuénod, Germaine Pottier-Alapetite (collaboration) et A. Labbe (collaboration), Flore analytique et synoptique de la Tunisie : Cryptogames vasculaires, Gymnospermes et Monocotylédones, Tunis, Office de l'Expérimentation et de la Vulgarisation Agricoles (Imprimerie S.E.F.A.N.), , [1]-39, [1]-287 p.
[Gomer 2006] Benoît Gomer (préf. Moncef Marzouki), L'organisation sanitaire en Tunisie sous le Protectorat français (1881-1956). : Un bilan ambigu et contrasté, Sainte-Foy (Québec), Presses de l'Université Laval, , XXIV-276 p. (ISBN 978-2-7637-8474-8)