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jeudi 22 juin 2017

La Tunisie, une terre généreuse

Sites antiques d’exception, héritage berbère bien vivant et médinas inscrites au patrimoine mondial de l’humanité font de la Tunisie une destination riche en découvertes.
De la Tunisie, la plupart des Suisses ne connaissent que ses belles plages, ses hôtels serrés les uns contre les autres sur la côte et ses centres de thalassothérapie (le pays occupe la deuxième place mondiale pour ce type de tourisme, après la France). Pourtant, cette destination ensoleillée à deux heures d’avion seulement de Genève a bien plus à offrir.
Mehdi Allani, vice-président du Sultan, un établissement 4 étoiles à Hammamet, station balnéaire prisée des Européens, le sait parfaitement. Et même s’il propose des offres tout compris ayant tendance à confiner ses hôtes autour de la piscine, il n’hésite pas à les inviter à sortir de l’enceinte de l’hôtel. «Nous devons encore davantage mettre l’accent sur l’offre culturelle de notre pays. La Tunisie compte de nombreux trésors qu’il faut mettre en valeur.»
A une heure de route de là, Tunis recèle assurément quelques-uns de ces joyaux. Au cœur de la ville, la médina inscrite au patrimoine mondial de l’humanité se compose d’un dédale de ruelles, parfois couvertes, accueillant des herboristes, des dinandiers ou des parfumeurs, quand il ne s’agit pas de fabricants de chechias, le couvre-chef national, ou de libraires vendant des ouvrages sur Habib Bourguiba, le père de la Tunisie moderne, interdits sous Zine el-Abidine Ben Ali, président déchu le 14 janvier 2011.

Au-delà des portes richement enjolivées, une oasis paisible

Et lorsque la chaleur accable le visiteur, celui-ci n’a qu’à pousser la porte d’une de ces maisons ornées de moucharabiehs (n.d.l.r: panneaux ajourés, servant à
rafraîchir une pièce)
et transformées en restaurant ou maison d’hôte pour se retrouver, au calme, dans un patio frais qu’agrémentent jasmin et bougainvillier.
A l’extérieur de la médina, la ville occidentale accueille une autre perle: le Musée national du Bardo. Même si une partie est actuellement fermée pourrénovation, la nouvelle aile vaut absolument le détour. «Le Bardo présente la plus importante collection de mosaïques romaines au monde», indique le guide Ahmed Amine Tourki. Parfois monumentales, elles savent aussi se faire plus modestes, mais non moins émouvantes, ici pour orner un baptistère, là pour immortaliser le poète Virgile. Ces pièces d’exception nous rappellent le glorieux passé de la Tunisie et la richesse de sa culture et de son histoire, vieille de plus de trois mille ans.
A ce titre, les férus d’archéologie ne manqueront pas de coupler la visite du musée avec celle des sites voisins de Carthage, dont les thermes d’Antonin le Pieux, les plus grands d’Afrique. Dans l’agglomération de Tunis, le village de Sidi Bou Saïd est lui aussi un petit bijou. «Ici, seules deux couleurs sont autorisées pour les maisons: le bleu, symbole du ciel et de la mer, ainsi que le blanc, symbole de la paix», explique Ahmed Amine Tourki.
Normal donc que le visiteur s’y sente bien, malgré l’affluence des flâneurs qui s’y pressent en fin d’après-midi, qui pour déguster quelques pâtisseries locales, qui pour boire un thé de menthe au célèbre Café des Nattes, en évoquant le passage en ces lieux de Gustave Flaubert, André Gide, Colette ou Simone de Beauvoir.

Sousse, perle du Sahel et ville portuaire

Au sud d’Hammamet, dans le Sahel, Sousse figure elle aussi parmi les trésors tunisiens. Construit à la fin du VIIIe siècle, le ribat, soit une forteresse jouant également le rôle de couvent, est venu s’ajouter à la liste déjà longue des sites tunisiens inscrits à l’Unesco.
Du sommet de son minaret, la vue permet de saisir d’un coup d’œil la structure typique de la ville arabo-musulmane. «Le ribat fonctionnait comme un poste avancé, explique Ahmed Amine Tourki. Il protégeait la médina à ses pieds et permettait d’avertir au loin la casbah, soit la forteresse proprement dite, des dangers qui pourraient venir de la mer.»
De retour au niveau du sol, la visite du souk de Sousse n’a rien d’oppressant malgré l’étroitesse des lieux. «C’est gratuit jusqu’à la caisse», lance un vendeur dans une logique implacable. Bien sûr, les boutiques de contrefaçons tempèrent un peu le plaisir de la visite. Mais au lieu de regretter la présence de faux sacs de grandes marques, le visiteur pourra concentrer son admiration sur le marchand d’épices aussi colorées qu’odorantes.
A l’intérieur des terres, entre un nord verdoyant et un sud désertique, la Tunisie sait aussi se montrer accueillante. Voici maintenant le petit village de Takrouna, au sud-est d’Hammamet. Sur le promontoire dominant la plaine et où se pressent de modestes maisons berbères qu’habitent encore quatre familles, Aida Gmach Bellagha anime Le Rocher Bleu, un espace culturel comprenant un écomusée présentant l’artisanat local et un café proposant, au son du malouf, la musique traditionnelle tunisienne, notamment du pain taboune, à base de semoule de blé, que l’on trempe dans de l’huile d’olive.
Artiste, gérante, guide et femme de ménage à la fois, Aida Gmach Bellagha travaille chaque jour sans relâche pour faire revivre son village. «Je m’y affaire depuis 2001. Nous avons remonté pierre par pierre les habitations qui tombaient en ruine et fait venir l’eau courante, l’électricité. Mon grand-père vient d’ici, pour moi il est important de revenir aux sources», explique celle qui habite encore à Tunis, mais rêve de s’établir un jour à Takrouna.
La rencontrer, c’est ressentir tout l’amour que portent les Tunisiens à leur pays, c’est saisir cette envie brûlante de faire découvrir une histoire millénaire, c’est apprendre à connaître une femme qui, comme de nombreuses autres, a soif d’un avenir clément.
«Je me considère avant tout comme une ambassadrice de la Tunisie. Comment ne pas aimer cet endroit, explique-t-elle en montrant du doigt la plaine en contrebas, tout en surveillant d’un œil les agissements de la vingtaine d’enfants qui vient de débarquer.

Bon à savoir

La Tunisie aujourd’hui

Deux ans après son Printemps arabe, la Tunisie se cherche encore. L’établissement prochain d’une constitution et les élections agendées à fin 2013 devront donner un cap au pays.
Actuellement au pouvoir, le parti islamiste semble autoriser un islam modéré. Ainsi, le soir, dans les bars branchés de Tunis, la jeunesse dorée danse et boit de l’alcool comme dans n’importe quelle ville européenne. Et le jour, les femmes cheveux au vent sont tout aussi nombreuses que celles portant un voile.
Quant aux signes d’ouverture et de tolérance, ils sont visibles. A Tunis, sur l’avenue Habib-Bourguiba, entre deux terrasses bondées, des manifestations du parti d’opposition se font entendre. Et là, des jeunes dansent le rap sur le trottoir, un style musical encore interdit il y a peu.


Publié dans l'édition MM 24 10 juin 2013  

Source 

mardi 20 juin 2017

22,1% de touristes suisses en plus en Tunisie cette année !

Tunisie: À juin 2017, 46% de touristes français et 33% de touristes allemands en plus qu'en 2016

 |  Par Yassine Bellamine Publication:
Les Tunisiens résidents à l'étrangers sont quant à eux près de 428.000 a être entrés sur le territoire tunisien au 10 juin 2017 soit une hausse de 6,7%.
Au total, les entrées des non-résidents étrangers est estimé à près de 80% du total des entrées des non-résidents en Tunisie alors que celui des Tunisiens résidents à l'étranger représente près de 20% selon l'ONTT.

Le tourisme européen à la relance
Cela est dû en grande partie au retour de touristes français et allemands. En effet, par rapport à l'année 2016, il y'a eu 46% de touristes français et 33% de touristes allemands en plus. À eux deux, cela fait plus de 230.000 visiteurs.
Après les touristes français et allemands, les touristes anglais font également leur retour en Tunisie avec une hausse de 16% des entrées venant d'Angleterre. Cependant, ils ne sont que près de 10.000 anglais à avoir visité la Tunisie cette année.
Ils sont également près de 31.000 italiens à avoir visité la Tunisie, soit une hausse de 13,3% par rapport à 2016.
La bonne surprise vient de Belgique où 14.573 personnes ont visité la Tunisie, soit une hausse de 89% par rapport à 2016.

Derrière, la Tunisie a vu une hausse des entrées de nombreux autres ressortissants de pays européens: 15,8% pour les pays scandinaves, 22,1% pour les ressortissants suisses, 21,1% pour les Hollandais, 27% pour les Autrichiens, 54,5% pour les Serbes ou encore 49,2% pour les Hongrois...  

Cependant, si pour une majorité écrasante de pays européens le nombre de visiteurs en Tunisie a augmenté, la Tunisie a perdu 14.000 touristes russes, soit une baisse de 13,2%.
Au total, ils sont près de 432.000 européens à être entrés en Tunisie depuis le début de l'année 2017, soit une hausse de 22,7% par rapport à 2016.
Les touristes européens représentent 19,6% de l'ensemble des touristes ayant visité la Tunisie en 2017.

Les voisins algériens et libyens en tête
Le nombre d'Algériens à avoir visité la Tunisie en 2017 est de 700.364 soit une hausse de 58,5% par rapport à 2016. Idem du côté des ressortissants libyens où ils sont 557.822 à être entrés sur le territoire tunisien soit une hausse de près de 22% par rapport à 2016.
Cependant le nombre de Marocains ayant visité la Tunisie en 2017 a baissé de près de 9% avec moins de 18.000 marocains en visite en Tunisie.
Les Maghrébins ayant visité la Tunisie jusqu'au 10 juin 2017 représentent 58,1% de l'ensemble des touristes ayant visité la Tunisie en 2017.

Une hausse des visiteurs des États-Unis et du Canada
Le nombre de ressortissants américains entrés en Tunisie s'élève à 6970 personnes, soit une hausse de près de 26% par rapport à 2016. Pour les ressortissants canadiens, cet écart est plus grand encore.
En effet, ils sont près de 4000 à avoir visité la Tunisie en 2017, soit une hausse de près de 45%.
Reste du monde
Dans le reste du monde, le nombre de visiteurs venu de Chine a été multiplié par 4. Ils sont près de 8.000 chinois a avoir visité la Tunisie en 2017 soit une hausse de 376,7%.
Dans les pays du Golfe, il y'a une légère hausse vers la destination Tunisie. Idem pour les autres pays africains et le Japon.