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mercredi 21 mars 2018

Tunisie : 60 % des diplômés trouvent un emploi dès la fin de leurs études

Plus de 60pc des diplômés de la formation professionnelle trouvent un emploi dès la fin de leurs études, a fait savoir Sayda Ounissi, Secrétaire d’Etat de la Formation et de l’Initiative Privée au Ministère de la Formation Professionnelle et de l’Emploi.

S’exprimant à l’ouverture des travaux d’une rencontre consacrée à l’évaluation de ” la coopération tuniso-suisse en matière de mise en œuvre des projets de réforme du système de la formation professionnelle en Tunisie”, elle a ajouté que le taux d’employabilité des diplômés de la formation professionnelle dépasse celui de l’enseignement supérieur, estimé à 20pc.

Il s’agit, selon Ounissi, d’encourager les jeunes à s’orienter vers la formation professionnelle à travers la modernisation des mécanismes, la multiplication des partenariats avec le secteur privé et la formation des formateurs et du cadre des centres de formation professionnelle.

Elle a mis l’accent sur la solidité de la coopération entre la confédération suisse et la Tunisie dans divers domaines, notamment en matière de formation professionnelle en tant que facteur de développement et partie intégrante de la stratégie nationale visant le renforcement des ressources humaines.

Les résultats de la coopération tuniso-suisse au cours de 2017, en général et entre le ministère et la fondation Swisscontact, en particulier (en matière d’appui aux projets), ont été exposés à cette occasion.

De son côté, le directeur exécutif de Swisscontact en Tunisie, Hamda Zeramdini, a signalé que la fondation a supervisé, dans le cadre d’un accord de partenariat, entre la Tunisie et la confédération suisse, la mise en œuvre d’un programme composé de six projets réalisés entre 2013 et 2015, moyennant une enveloppe estimée à 5 millions de dinars, sous forme de don.

Ce programme a été renouvelé pour le quinquennat (2016-2020), à travers la mobilisation d’une enveloppe de 20 millions de dinars.

Quelque 1700 apprenants ont bénéficié d’une formation, dans le cadre de cette coopération, jusqu’à décembre 2017, a affirmé Zeramdini, annonçant que 700 apprenants seront formés, chaque année, à partir de 2018.
Publié le 18 décembre 2017 

dimanche 26 mars 2017

Coopération Tuniso-Suisse: l’harissa et la Journée internationale des femmes

Coopération Tuniso-Suisse: l’harissa et la Journée internationale des femmes

Mercredi 8 mars c’est la Journée internationale des femmes. Pour célébrer cette journée j’ai choisi de parler de l’expérience d’un collectif de femmes tunisiennes qui a réussi à percer grâce à l’aide au développement économique helvétique. 

Quel rapport y a-t-il entre l’harissa et la Journée internationale des femmes? Apparemment aucun…Aucun à part que ce produit du terroir tunisien fait le bonheur d’une coopérative féminine rurale de Menzel Mhiri qui commence à commercialiser son produit en Suisse…
En cette journée des femmes c'est l’occasion de mettre en lumière les avancées des unes et les problèmes que rencontrent d’autres dans l’exercice de leur profession.
Retour sur la réussite de l’unique coopérative féminine en Tunisie qui a pu démarrer en 2016 l’exportation vers la Suisse. L’aide au développement économique helvétique a porté ses fruits.
Entièrement féminine, Tahadi (défi) est une société mutuelle de services agricoles (SMSA) qui fonctionne comme une coopérative regroupant 164 femmes rurales de Menzel Mhiri sise dans le gouvernorat de Kairouan. Son but est de perpétuer le savoir faire traditionnel transmis par les anciens et en faire un travail pour les femmes respectant l’économie solidaire tout en gagnant de l’argent.
Tahadi a lancé sa propre marque Errim pour commercialiser l’harissa à l’huile d’olive en Tunisie et maintenant en Suisse avant d’attaquer d’autres marchés européens à fort potentiel.
Un groupement d’achat solidaire en Italie, puis en Allemagne en ce début d’année lors de la Semaine Verte Internationale à Berlin, ont déjà mis en vente cette harissa made in Menzel Mhiri. Une belle façon de valoriser un produit du terroir fait par des femmes.
Cette success-story a pu voir le jour grâce à plusieurs partenaires dont l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi), siégeant à Vienne, qui est en train de mettre en œuvre le projet d’accès aux marchés des produits agroalimentaires et de terroir (Pampat), financé par le secrétariat d’Etat à l’Economie de la Confédération Suisse (Seco), en collaboration avec le ministère tunisien de l’Industrie et du Commerce et celui de l’Agriculture.

A l’instar du Concours suisse des produits de terroir à Délémont (Suisse), organisé chaque deux ans par la Fondation Rurale Interjurasienne, la Tunisie aura aussi, en décembre 2017, son «concours des produits de terroir», une première qui s’inscrit dans le cadre du projet Pampat. Voilà une belle vitrine pour promouvoir les produits agroalimentaires tunisiens.
Et demain est un autre jour!

Groupe d'amitié Suisse – Tunisie

Nos statuts et objectifs




Contexte et motivation du groupe
La Suisse entretient d’excellentes relations bilatérales avec la Tunisie, ce dont témoignent les nombreuses et fructueuses rencontres au plus haut niveau. En plus de ces relations officielles et des programmes de coopération existants, la possibilité existe d’intensifier encore la collaboration entre acteurs étatiques et non étatiques, privés en particulier, dans les deux pays. A l’occasion d’entretiens bilatéraux menés en 2014, la proposition a été faite de créer un groupe d’amitié « Suisse – Tunisie ». Emmenée par l’ancien conseiller fédéral Samuel Schmid, une première mission d’évaluation s’est rendue en Tunisie en février 2015. Elle a démontré que de nombreuses personnalités tunisiennes ainsi que des organisations des milieux politique, économique, scientifique et culturel étaient intéressées par la proposition. D’importants acteurs en Suisse ayant eux aussi manifesté leur intérêt, le groupe verra le jour à l’occasion de la visite d’Etat en Suisse du président tunisien Béji Caïd Essebsi, le 19 février 2016.

Objectifs
Les objectifs du groupe d’amitié Suisse – Tunisie sont les suivants :
1. promouvoir le dialogue sur des sujets et des problématiques politiques, économiques, culturels et scientifiques qui présentent un intérêt pour les deux pays ;
2. favoriser l’échange d’expériences en matière de processus de réformes politiques et économiques ;
3. encourager le réseautage et la coopération entre acteurs suisses et tunisiens, par exemple dans le domaine de la formation professionnelle.
A cette fin, le groupe d’amitié pourra apporter son soutien à des manifestations et à d’autres formes d’échange. Il contribuera ainsi à intensifier les relations entre la Suisse et la Tunisie à tous les niveaux.

Création du groupe
Le groupe d’amitié est une association de droit suisse. Sa présidence bicéphale sera assurée par d’éminentes personnalités suisses et tunisiennes : le président pour la Suisse sera l’ancien conseiller fédéral Samuel Schmid. L’ancien ministre de l’économie et des finances de la Tunisie Hakim Ben Hammouda a été nommé vice-président. Ceux-ci seront secondés dans leur mission par un secrétariat peu étoffé. Les gouvernements et ambassades de Suisse et de Tunisie accompagneront le groupe d’amitié et participeront à ses manifestations. L’idée serait que toutes les charges financières relatives au secrétariat (poste à 30 %) et à la manifestation organisée chaque année soient couvertes pour l’essentiel par les cotisations des membres, des contributions privées pour des prestations de services et des contributions privées de sponsors. La participation et l’engagement d’entreprises suisses qui entretiennent des relations commerciales avec la Tunisie seraient les bienvenus.

Symposium de haut niveau (2016) sur le thème de la formation professionnelle
La première manifestation de haut niveau qui sera organisée dans le cadre du groupe sera un symposium qui aura lieu dans la deuxième moitié de 2016. Il sera consacré à un sujet stratégiquement important : la formation professionnelle en Tunisie. Celle-ci a besoin d’être réformée, étant jugée de moindre valeur en regard des formations académiques. Cette conception résulte toutefois d’un manque d’informations sur les possibilités qu’offre un modèle de formation professionnelle moderne. Parallèlement, les décideurs politiques tunisiens se rendent de plus en plus compte que l’actuel système de formation est trop théorique et ne répond pas aux besoins du marché, ce qui produit une population croissante de « diplômés chômeurs ». Le symposium doit fournir l’occasion à des membres des deux gouvernements, à des représentants économiques de haut niveau et à des experts des deux pays de débattre des expériences faites dans le domaine de la formation professionnelle.
Les débats de ce type visent à encourager et accompagner les réformes structurelles déjà en discussion ou en cours en Tunisie, et se veulent aussi le point de départ d’une coopération concrète s’appuyant sur les programmes que la Confédération et des acteurs privés mettent en œuvre dans ce domaine en Tunisie. Cette coopération doit réunir des entreprises suisses et tunisiennes, des écoles de formation professionnelle et des services gouvernementaux. Les entreprises suisses peuvent participer en mettant par exemple à la disposition d’apprentis tunisiens un certain nombre de places de formation pendant une durée limitée. Les personnes ainsi formées retourneraient ensuite en Tunisie pour y exercer une activité professionnelle (auprès d’entreprises partenaires tunisiennes).

Pour plus d'informations leur site internet : https://amitiesuissetunisie.com/