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dimanche 14 mai 2017

Fribourg: Amir Dziri, nouveau co-directeur du Centre Suisse Islam et Société

Amir Dziri, nouveau professeur d'études islamiques et  co-directeur du Centre Suisse Islam et Société à Fribourg (Photo:  © Amir Dziri CSIS)
SUISSE
Amir Dziri, nouveau professeur d'études islamiques et co-directeur du Centre Suisse Islam et Société à Fribourg (Photo: © Amir Dziri CSIS)

Fribourg: Amir Dziri, nouveau co-directeur du Centre Suisse Islam et Société

11.05.2017 par Jacques Berset, cath.ch

Première en Suisse: l’Université de Fribourg crée un poste de professeur d’études islamiques auprès du Centre Suisse Islam et Société  (CSIS). Venu d’Allemagne, le professeur Amir Dziri, d’origine tunisienne, prendra ses fonctions au semestre d’automne 2017.

Il remplace le professeur Serdar Kurnaz, de nationalité turque mais formé en Allemagne. Ce dernier a quitté le CSIS, où il occupait le poste de co-directeur, après avoir été nommé le 1er septembre 2016 professeur de théologie islamique à l’Université de Hambourg.

Savoirs islamiques pluriels

Amir Dziri, né en 1984 à Tunis, aura pour tâche de lier les traditions de savoirs islamiques pluriels avec des questions philosophiques, éthiques et sociétales dans un contexte contemporain.
Dès le 1er septembre 2017, Amir Dziri prendra ses fonctions de professeur d’études islamiques et de co-directeur du CSIS. Il a étudié à l’Université de Bonn et obtenu son doctorat à l’Université de Münster. Il mène des recherches sur l’apprentissage et la compréhension de la tradition en islam et traite également des questions contemporaines liées à la relation entre islam, culture et politique.

Longue expérience dans le dialogue interreligieux

Hansjörg Schmid, co-directeur du CSIS, se réjouit que le nouveau venu va compléter son équipe multidisciplinaire. Il bénéficie d’une longue expérience dans le dialogue interreligieux et les questions de société.
Dziri, qui a étudié en allemand et en français, dispose d’un profil interdisciplinaire très intéressant. Il a étudié et enseigné dans plusieurs universités en Allemagne et participé à des débats sur l’islam au plan international. Le co-directeur du CSIS se dit persuadé qu’il bâtira des ponts également en Suisse.
Institut interfacultaire des Facultés de théologie, droit et lettres de l’Université de Fribourg, le Centre Suisse Islam et Société (CSIS) est un pôle de compétences traitant des questions actuelles liées à l’islam en Suisse. Son objectif est d’apporter, au travers de ses activités, une contribution au vivre-ensemble dans une société plurielle, en soulevant les questions centrales de l’auto-interprétation religieuse des musulmans et en développant des solutions pour répondre aux défis sociétaux.

Formation de la relève scientifique

Le CSIS se consacre à la recherche, à la formation de la relève scientifique et à la formation continue dans le domaine de l’islam et de la société. Il coopère avec différentes hautes écoles en Suisse et à l’étranger. La recherche met l’accent sur les questions sociétales, interreligieuses et d’éthique sociale. Ce centre de compétences a débuté ses activités en janvier 2015. Il bénéficie du soutien du Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) au sein du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) à Berne. (cath.ch/be)

mercredi 19 avril 2017

Swiss­con­tact en Tu­ni­sie



Ouverte depuis mars 2013, la re­pré­sen­ta­tion de Swiss­con­tact en Tu­ni­sie a pour am­bi­tion d'ap­porter une ex­per­tise forte dans les do­maines de la for­ma­tion-intégration pro­fes­sion­nelle et du développement économique (territorial, services aux PME, filières agricoles, etc.).

En tant qu’organisme de coopération internationale, nous encourageons les transferts de know-how entre la Suisse et la Tunisie, tout en élaborant avec nos partenaires des solutions innovantes adaptées au contexte. Nos projets visent également à renforcer la gouvernance « multi-acteurs » dans un contexte de transition démocratique, en particulier pour une meilleure gestion de la diversité et à travers la facilitation de partenariats publics-privés (PPP). 10 projets sont actuellement en cours, financés principalement par la Coopération suisse (DDC) et le Secrétariat suisse à l’économie (SECO).






Projets de formation

Formations de spécialisation co-certifiées public-privé

Cette nouvelle possibilité de qualification permet de devenir " spécialiste certifié " reconnu par son milieu professionnel. Elle s'adresse aux détenteurs d'un diplôme de formation professionnelle (CAP, BTP, BTS) au chômage ou désirant acquérir des compétences spécifiques et pratiques demandées par les employeurs.
 

Formations qualifiantes dans les régions à faible activité économique

Cette action débutée en mars 2016 vise à utiliser les dizaines d'hectares d'exploitations agricoles que possèdent les centres de formation agricoles en Tunisie à de fins de formation pratique ce qui n'est guère le cas actuellement, alors même que la pratique constitue le point faible de la formation agricole initiale dans le pays.
 

Formation pratique dans les centres de formation agricoles

Les régions économiquement faibles regorgent de chômeurs, jeunes diplômés ou peu qualifiés, femmes, etc. prêts à s'investir pour apprendre une nouvelle activité économique. Il est cependant difficile de former beaucoup d'individus dans le même domaine sans saturer le marché.
 

Perfectionnement et voyages d'études en Suisse

Dans le cadre du partenariat migratoire conclu entre la Suisse et la Tunisie, le Secrétariat d'Etat aux Migration suisse (SEM) offre la possibilité à des tunisiens d'effectuer un séjour de courte durée en Suisse à des fins de perfectionnement professionnel.
 


En savoir plus

dimanche 26 mars 2017

Groupe d'amitié Suisse – Tunisie

Nos statuts et objectifs




Contexte et motivation du groupe
La Suisse entretient d’excellentes relations bilatérales avec la Tunisie, ce dont témoignent les nombreuses et fructueuses rencontres au plus haut niveau. En plus de ces relations officielles et des programmes de coopération existants, la possibilité existe d’intensifier encore la collaboration entre acteurs étatiques et non étatiques, privés en particulier, dans les deux pays. A l’occasion d’entretiens bilatéraux menés en 2014, la proposition a été faite de créer un groupe d’amitié « Suisse – Tunisie ». Emmenée par l’ancien conseiller fédéral Samuel Schmid, une première mission d’évaluation s’est rendue en Tunisie en février 2015. Elle a démontré que de nombreuses personnalités tunisiennes ainsi que des organisations des milieux politique, économique, scientifique et culturel étaient intéressées par la proposition. D’importants acteurs en Suisse ayant eux aussi manifesté leur intérêt, le groupe verra le jour à l’occasion de la visite d’Etat en Suisse du président tunisien Béji Caïd Essebsi, le 19 février 2016.

Objectifs
Les objectifs du groupe d’amitié Suisse – Tunisie sont les suivants :
1. promouvoir le dialogue sur des sujets et des problématiques politiques, économiques, culturels et scientifiques qui présentent un intérêt pour les deux pays ;
2. favoriser l’échange d’expériences en matière de processus de réformes politiques et économiques ;
3. encourager le réseautage et la coopération entre acteurs suisses et tunisiens, par exemple dans le domaine de la formation professionnelle.
A cette fin, le groupe d’amitié pourra apporter son soutien à des manifestations et à d’autres formes d’échange. Il contribuera ainsi à intensifier les relations entre la Suisse et la Tunisie à tous les niveaux.

Création du groupe
Le groupe d’amitié est une association de droit suisse. Sa présidence bicéphale sera assurée par d’éminentes personnalités suisses et tunisiennes : le président pour la Suisse sera l’ancien conseiller fédéral Samuel Schmid. L’ancien ministre de l’économie et des finances de la Tunisie Hakim Ben Hammouda a été nommé vice-président. Ceux-ci seront secondés dans leur mission par un secrétariat peu étoffé. Les gouvernements et ambassades de Suisse et de Tunisie accompagneront le groupe d’amitié et participeront à ses manifestations. L’idée serait que toutes les charges financières relatives au secrétariat (poste à 30 %) et à la manifestation organisée chaque année soient couvertes pour l’essentiel par les cotisations des membres, des contributions privées pour des prestations de services et des contributions privées de sponsors. La participation et l’engagement d’entreprises suisses qui entretiennent des relations commerciales avec la Tunisie seraient les bienvenus.

Symposium de haut niveau (2016) sur le thème de la formation professionnelle
La première manifestation de haut niveau qui sera organisée dans le cadre du groupe sera un symposium qui aura lieu dans la deuxième moitié de 2016. Il sera consacré à un sujet stratégiquement important : la formation professionnelle en Tunisie. Celle-ci a besoin d’être réformée, étant jugée de moindre valeur en regard des formations académiques. Cette conception résulte toutefois d’un manque d’informations sur les possibilités qu’offre un modèle de formation professionnelle moderne. Parallèlement, les décideurs politiques tunisiens se rendent de plus en plus compte que l’actuel système de formation est trop théorique et ne répond pas aux besoins du marché, ce qui produit une population croissante de « diplômés chômeurs ». Le symposium doit fournir l’occasion à des membres des deux gouvernements, à des représentants économiques de haut niveau et à des experts des deux pays de débattre des expériences faites dans le domaine de la formation professionnelle.
Les débats de ce type visent à encourager et accompagner les réformes structurelles déjà en discussion ou en cours en Tunisie, et se veulent aussi le point de départ d’une coopération concrète s’appuyant sur les programmes que la Confédération et des acteurs privés mettent en œuvre dans ce domaine en Tunisie. Cette coopération doit réunir des entreprises suisses et tunisiennes, des écoles de formation professionnelle et des services gouvernementaux. Les entreprises suisses peuvent participer en mettant par exemple à la disposition d’apprentis tunisiens un certain nombre de places de formation pendant une durée limitée. Les personnes ainsi formées retourneraient ensuite en Tunisie pour y exercer une activité professionnelle (auprès d’entreprises partenaires tunisiennes).

Pour plus d'informations leur site internet : https://amitiesuissetunisie.com/