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jeudi 1 mars 2018

Tunisie : 2ème édition du forum de partenariat avec la société civile

Une cinquantaine d’associations ont pris part à la 2ème édition du forum de partenariat avec la société civile, organisée samedi 2 décembre à la Cité des sciences de Tunis, sur le thème “De la contribution de la société civile au développement et à la cohésion sociale”.

S’exprimant lors de ce forum, organisé à l’ initiative du projet Tamkeen du programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et du ministère chargé des Relations avec les instances constitutionnelles, la société civile et des droits de l’Homme, Diego Zorilla, représentant du PNUD en Tunisie, a souligné que l’objectif de cette rencontre est de réunir les différentes associations travaillant sur la cohésion sociale afin de trouver, ensemble, des solutions aux problèmes socio-économiques, notamment des jeunes et des femmes, en Tunisie.

La société civile peut jouer un rôle déterminant dans l’orientation de la jeunesse tunisienne qui souffre de l’exclusion politique et économique et du manque d’accès à l’emploi, a-t-il souligné. La faible participation des jeunes à la vie publique a de grandes répercussions sur leur situation sociale puisqu’elle contribue à les désocialiser et à développer chez eux des comportements autodestructeurs, estime Zorilla.

Il évoque l’importance du dialogue et de l’implication de la société civile dans la proposition des solutions pour sauver cette jeunesse, appelant à la tenue périodique de ce forum afin de débattre de thèmes favorisant la cohésion sociale tels que “l’usage des réseaux sociaux pour la promotion du dialogue”, “l’insertion économique”, “le volontariat et la réponse aux crises”.

De son côté, Chirine Ben Abdallah, chargée de communication au PNUD, mettra en relief le rôle de la société civile dans le renforcement de la cohésion sociale et l’engagement citoyen, à travers, notamment, la prévention de l’extrémisme violent.

Le présent forum est une opportunité pour des dizaines d’associations partenaires du PNUD, pour présenter les résultats de leurs projets et se rencontrer avec les bailleurs de fonds et les intervenants majeurs auprès de la société civile, a-t-elle fait savoir. Et que “ces associations ont conduit diverses initiatives visant à lutter contre toute forme de violence”.

Présentant un aperçu des actions de la société civile, menées entre 2012 et 2016, elle a indiqué que plusieurs initiatives, appuyées par le PNUD, ont aidé les jeunes issus de milieux défavorisés à s’impliquer davantage dans le débat sur l’avenir du pays, en leur donnant l’opportunité de faire part de leurs aspirations.

Un programme de développement de capacités nationales en matière de dialogue et de construction du consensus a été mis en œuvre dans les 24 gouvernorats du pays, permettant de renforcer des mécanismes de dialogue, de médiation, de prévention et de gestion des crises, a-t-elle fait remarquer.
Le directeur de la coopération suisse, Romain Darbellay, affirme, pour sa part, que la coopération avec la société civile permet de s’attaquer à des problèmes sociaux qui menacent les jeunes ayant trait notamment à la violence, l’immigration et le terrorisme.

Darbellay invite à travailler, d’une manière collective, sur les causes du désespoir de la jeunesse tunisienne et à renforcer le sentiment de la citoyenneté auprès d’elle.

En marge de ce forum, 5 ateliers et deux sessions d’information sur les thèmes “le rôle de la société civile et des jeunes dans la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) et “la plateforme gouvernementale du discours alternatif et de la lutte contre la radicalisation” ont été organisés.

En outre, un programme culturel a été présenté dont des pièces de théâtre et une projection de films réalisées par les associations dans le cadre de leurs projets appuyés par le PNUD.

dimanche 26 mars 2017

Groupe d'amitié Suisse – Tunisie

Nos statuts et objectifs




Contexte et motivation du groupe
La Suisse entretient d’excellentes relations bilatérales avec la Tunisie, ce dont témoignent les nombreuses et fructueuses rencontres au plus haut niveau. En plus de ces relations officielles et des programmes de coopération existants, la possibilité existe d’intensifier encore la collaboration entre acteurs étatiques et non étatiques, privés en particulier, dans les deux pays. A l’occasion d’entretiens bilatéraux menés en 2014, la proposition a été faite de créer un groupe d’amitié « Suisse – Tunisie ». Emmenée par l’ancien conseiller fédéral Samuel Schmid, une première mission d’évaluation s’est rendue en Tunisie en février 2015. Elle a démontré que de nombreuses personnalités tunisiennes ainsi que des organisations des milieux politique, économique, scientifique et culturel étaient intéressées par la proposition. D’importants acteurs en Suisse ayant eux aussi manifesté leur intérêt, le groupe verra le jour à l’occasion de la visite d’Etat en Suisse du président tunisien Béji Caïd Essebsi, le 19 février 2016.

Objectifs
Les objectifs du groupe d’amitié Suisse – Tunisie sont les suivants :
1. promouvoir le dialogue sur des sujets et des problématiques politiques, économiques, culturels et scientifiques qui présentent un intérêt pour les deux pays ;
2. favoriser l’échange d’expériences en matière de processus de réformes politiques et économiques ;
3. encourager le réseautage et la coopération entre acteurs suisses et tunisiens, par exemple dans le domaine de la formation professionnelle.
A cette fin, le groupe d’amitié pourra apporter son soutien à des manifestations et à d’autres formes d’échange. Il contribuera ainsi à intensifier les relations entre la Suisse et la Tunisie à tous les niveaux.

Création du groupe
Le groupe d’amitié est une association de droit suisse. Sa présidence bicéphale sera assurée par d’éminentes personnalités suisses et tunisiennes : le président pour la Suisse sera l’ancien conseiller fédéral Samuel Schmid. L’ancien ministre de l’économie et des finances de la Tunisie Hakim Ben Hammouda a été nommé vice-président. Ceux-ci seront secondés dans leur mission par un secrétariat peu étoffé. Les gouvernements et ambassades de Suisse et de Tunisie accompagneront le groupe d’amitié et participeront à ses manifestations. L’idée serait que toutes les charges financières relatives au secrétariat (poste à 30 %) et à la manifestation organisée chaque année soient couvertes pour l’essentiel par les cotisations des membres, des contributions privées pour des prestations de services et des contributions privées de sponsors. La participation et l’engagement d’entreprises suisses qui entretiennent des relations commerciales avec la Tunisie seraient les bienvenus.

Symposium de haut niveau (2016) sur le thème de la formation professionnelle
La première manifestation de haut niveau qui sera organisée dans le cadre du groupe sera un symposium qui aura lieu dans la deuxième moitié de 2016. Il sera consacré à un sujet stratégiquement important : la formation professionnelle en Tunisie. Celle-ci a besoin d’être réformée, étant jugée de moindre valeur en regard des formations académiques. Cette conception résulte toutefois d’un manque d’informations sur les possibilités qu’offre un modèle de formation professionnelle moderne. Parallèlement, les décideurs politiques tunisiens se rendent de plus en plus compte que l’actuel système de formation est trop théorique et ne répond pas aux besoins du marché, ce qui produit une population croissante de « diplômés chômeurs ». Le symposium doit fournir l’occasion à des membres des deux gouvernements, à des représentants économiques de haut niveau et à des experts des deux pays de débattre des expériences faites dans le domaine de la formation professionnelle.
Les débats de ce type visent à encourager et accompagner les réformes structurelles déjà en discussion ou en cours en Tunisie, et se veulent aussi le point de départ d’une coopération concrète s’appuyant sur les programmes que la Confédération et des acteurs privés mettent en œuvre dans ce domaine en Tunisie. Cette coopération doit réunir des entreprises suisses et tunisiennes, des écoles de formation professionnelle et des services gouvernementaux. Les entreprises suisses peuvent participer en mettant par exemple à la disposition d’apprentis tunisiens un certain nombre de places de formation pendant une durée limitée. Les personnes ainsi formées retourneraient ensuite en Tunisie pour y exercer une activité professionnelle (auprès d’entreprises partenaires tunisiennes).

Pour plus d'informations leur site internet : https://amitiesuissetunisie.com/