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samedi 24 novembre 2018

Qui est le nouvel Ambassadeur de Suisse en Tunisie, Etienne Thévoz

Publié le 15 octobre 2018


C’est un diplomate de carrière, Etienne Thévoz, arabisant et africaniste que la Confédération suisse a désigné pour succéder à Rita Adam, en tant qu’ambassadeur à Tunis. A 62 ans, il aligne une expérience de 30 ans au sein de la diplomatie suisse. Originaire de Missy dans le Canton de Vaud, natif de Lausanne (1956) et titulaire d’une Licence ès Lettres de l’Université de Genève, il rejoindra dès 1988 le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) et se verra confier après une année de stage le dossier Monde arabe.
De 1993 à 1996, Etienne Thévoz a suivi les dossiers politiques et la IVème Commission des Nations auprès de la Mission suisse d'observation à New York. En 1997, il a été transféré à Ryad en qualité de Premier collaborateur du Chef de mission, activité qu’il a également exercée de 2001 à 2004 à l’ambassade de Suisse en Belgique. Nommé Ministre en 2004, M. Thévoz est retourné à Berne pour y occuper le poste de Suppléant du Chef de la Division politique II Afrique/Moyen Orient.
En 2007, M. Thévoz est parti à Yaoundé en qualité d’Ambassadeur de Suisse au Cameroun, RCA et Guinée équatoriale. Après cette affectation en Afrique sub-saharienne, il ira dans les pays du Golfe. C’est ainsi qu’il sera successivement avant Ambassadeur de Suisse au Koweït et Bahreïn de 2011 à 2015, au Qatar jusqu’à l’été 2018.
M. Thévoz est marié et père de deux enfants. De langue maternelle française, il maîtrise l’allemand, l’anglais et est également arabisant.

jeudi 15 mars 2018

Droits de l’Homme : Il faut un cadre juridique garantissant les droits des réfugiés en Tunisie

Les intervenants à la séance d’ouverture de la rencontre régionale sur “Les bonnes pratiques en matière de protection des réfugiés et de gestion des flux migratoires mixtes” dont les travaux ont démarré, jeudi 14 décembre à Tunis, à l’initiative de l’Institut arabe des droits de l’Homme (IADH) et du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), ont mis l’accent sur la nécessité de mettre en place un cadre juridique garantissant le respect de la dignité des réfugiés en Tunisie ainsi que la protection de leurs droits et déterminant leurs devoirs envers la société.

A cette occasion, le président du conseil d’administration de l’IADH, Abdelbaset Ben Hassen, a souligné que le secours des réfugiés n’est pas seulement une question de moyens mais une conviction en la nécessité de respecter la dignité de ces derniers, indiquant que la grande solidarité avec les réfugiés libyens dans le sud du pays au lendemain de la révolution de 2011 constitue, selon le HCR, l’une des plus grandes actions de solidarité à travers l’histoire.

Il a affirmé que le projet de loi, élaboré depuis 2012 par le ministère tunisien de la Justice en collaboration avec les instances et les organisations nationales et internationales, revêt une dimension symbolique dans la mesure où, une fois adopté, il constituera une première du genre dans le monde arabe.

L’importance de ce projet de loi réside, selon Ben Hassen, dans le fait qu’il contribuera à promouvoir le système des droits de l’Homme en Tunisie et consacrer l’égalité des droits.

Le représentant du bureau du HCR à Tunis, Mazen Abou Chanab, a mis en exergue l’engagement de la société civile en faveur de la cause des réfugiés en Tunisie.

L’ambassadeur de Suisse en Tunisie, Rita Adams, a déclaré que la question des réfugiés est une question qui intéresse aussi bien les pays du nord que du sud, indiquant que la Suisse et la Tunisie s’emploient dans le cadre du programme sur l’immigration et la protection des catégories vulnérables, à agir pour renforcer la transition démocratique en Tunisie et à consolider la coopération dans le domaine de l’immigration au niveau du financement des projets relatifs à la mise en place du cadre juridique réglementant la question de l’immigration et de la gestion commune des frontières.

Le programme de la conférence comporte trois séances scientifiques consacrées à l’échange d’expertises au sujet des bonnes pratiques en matière de protection internationale des réfugiés, au complémentarité des rôles entre les acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux et à la gestion des situations de crises humanitaires.

Paru le 15 décembre 2017

mercredi 19 avril 2017

Les Tunisiens de Suisse









Ils sont près de vingt mille Tunisiens résidant en Suisse, formant une communauté compacte, laborieuse et respectée. Près de la moitié ont acquis la nationalité suisse. Notre communauté est en hausse continue, indique à Leaders l’ambassadeur de Tunisie à Berne, Mourad Bourehla. Outre les nouveaux-nés (près de 450 par an), on constate un intérêt de la part d’un certain nombre de Tunisiens résidant dans des pays européens voisins, notamment l’Allemagne, la France et l’Italie, à vivre en Suisse. Ayant souvent la nationalité de ces pays, ils viennent s’installer en Suisse après avoir conclu des contrats de travail. Ceux qui viennent d’Allemagne s’installent souvent dans les cantons alémaniques, les autres préfèrent les cantons romands.
Parmi ces vingt mille Tunisiens de Suisse, on dénombre 917 étudiants et 4 118 élèves (enfants de familles résidentes). Pour les autres, la répartition par occupation professionnelle est comme suit :
  • Employés: 8 412
  • Cadres: 392
  • Professions libérales: 1 900
La communauté tunisienne est bien intégrée en Suisse, plusieurs sont issus des premières immigrations des années 70, notamment des étudiants et cadres qui ont réussi à monter des affaires telles que agences de voyages ou restaurants ou à exercer des professions libérales, médecins et autres.

De son côté, le secrétariat d’Etat suisse aux migrations (SEM) mentionne dans ses statistiques officielles que les Tunisiens résidant sur le territoire suisse bénéficient des titres de séjour suivants:
  • Tunisiens titulaires de permis d’établissement (permis C): 4 273
  • Tunisiens titulaires de permis de séjour (permis B): 2 840
  • Tunisiens titulaires d’une autorisation de courte durée (permis L): 26
  • Titulaires d’une admission provisoire (livret F): 11
  • En procédure d’asile: 100
  • Tunisiens en attente de rapatriement: 303
Les services consulaires tunisiens, basés au sein de l’ambassade à Berne et effectuant des missions dans les cantons, apportent à la communauté divers services (assistance consulaire, établissement de passeports, actes de naissance, de mariage et de décès, etc.). Aussi, l’ambassade a délivré, depuis le 1er janvier 2015 jusqu’au 30 septembre dernier, 47 laissez-passer pour des personnes qui ont été identifiées tunisiens dans le cadre de l’Accord de partenariat migratoire conclu entre la Tunisie et la Suisse. Elle poursuit également ses efforts visant l’obtention d’une aide au retour au profit des Tunisiens clandestins désirant regagner la Tunisie dans le cadre du retour volontaire. Selon les statistiques des autorités suisses compétentes, il y a eu 48 départs volontaires dont 38 ont bénéficié d’une aide au retour. 22.11.2015 par http://www.leaders.com.tn


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