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lundi 4 juin 2018

Fonds ben ali : La liste noire

Publié vendredi 21 janvier 2011 à 23:39.

Mohamed Sakhr El Materi y figure. Son père Moncef El Materi, aussi. Ou encore Belhassen Trabelsi. L’ordonnance du 19 janvier du Conseil fédéral qui prône le gel des avoirs du clan Ben Ali comprend une liste d’une quarantaine de noms. A part l’ex-président Ben Ali et sa femme Leila Trabelsi, y sont notamment cités leurs enfants Nesrine et Halima, les trois enfants issus d’un premier mariage de Zine el-Abidine Ben Ali, ses frères et sœurs, de même que le clan Trabelsi et des membres de grandes familles proches du couple présidentiel. Moncef El Materi, président du Conseil d’administration de Nestlé Tunisie depuis 2006, a quitté ses fonctions au lendemain de la publication de la liste noire, a révélé le Blick. Nestlé confirme. Et affirme qu’il a démissionné «de son plein gré». PDG de Adwya, leader des industries pharmaceutiques en Tunisie, Moncef El Materi est un ami de promotion de Zine el-Abidine Ben Ali à l’Ecole militaire de Saint-Cyr. Et a surtout été l’un des organisateurs de la tentative du coup d’Etat contre le président Habib Bourguiba en 1962, pour lequel il avait été condamné à mort, puis gracié. Autre personne visée: Belhassen Trabelsi, frère de Leïla, propriétaire de compagnies aériennes, d’hôtels et de chaînes radio-TV. WikiLeaks le décrit comme «le membre le plus connu de la famille, qui serait impliqué dans un grand nombre de faits de corruption». Sofiane Ben Ali , neveu du président déchu, y est également. Selon des Tunisiens, il aurait été aperçu en début de semaine à Genève, près d’une banque HSBC.

Ridha Ajmi, avocat suisse d’origine tunisienne, a, dans sa dénonciation pénale au Ministère public de la Confédération, établi sa propre liste. Très différente. Il juge celle du Conseil fédéral «incomplète, car elle exclut notamment les hommes politiquement engagés pendant la période de la dictature». La sienne vise aussi des ministres encore au pouvoir. Et comprend le nom de Mohamed Ben Ali , né en 2005. Un enfant du couple présidentiel que le Conseil fédéral n’a pas inscrit sur sa liste. 

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dimanche 11 mars 2018

Quarante-sept pays, dont la Suisse et la Tunisie, figurent sur une liste de surveillance de l'UE


Maurer: la «liste grise» est «négligeable»

Union européenneQuarante-sept pays, dont la Suisse, figurent sur une liste de surveillance de l'UE. Le conseiller fédéral s'est exprimé dimanche dans la presse.

La «liste grise» des paradis fiscaux de l'UE, sur laquelle la Suisse a été inscrite mardi, est «négligeable» selon Ueli Maurer. Prenant acte de la décision de l'Union européenne, le ministre des finances considère que cette «liste de surveillance» ne change rien.

Ueli Maurer est revenu dimanche sur le classement de la Suisse par l'Union européenne.
Image: Keystone

 

Dans un entretien avec les journaux alémaniques Zentralschweiz am Sonntag et Ostschweiz am Sonntag, Ueli Maurer estime qu'il n'y a absolument aucune raison pour que Berne figure sur ladite liste. Il n'entrevoit cependant pas d'effets négatifs sur la place financière helvétique.

Pour nombre de sociétés étrangères, la Suisse est l'endroit idéal du fait de sa stabilité, de sa sécurité et de sa fiabilité, souligne le Zurichois. Qui ne voit actuellement aucun signe indiquant que la place financière soit davantage sous pression.

La réaction de Johann Schneider-Ammann est autre: samedi dans l'émission «Samstagsrundschau» de la SRF, le ministre de l'économie s'est dit «irrité» de ce que la Suisse apparaisse sur cette liste. Il estime que l'Union européenne rappelle ainsi à la Confédération ses devoirs suite au rejet de la 3e réforme de l?imposition des entreprises (RIE III), ce qui n'était pas nécessaire.

Listes noire et grise

Bruxelles s'est dotée mardi d'une «liste noire» des paradis fiscaux, tous situés hors des frontières de l'Union européenne (UE). Si la Suisse n'y figure pas, elle intègre toutefois la «liste grise».
La liste noire compte dix-sept pays, a annoncé le ministre français de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire. Y figurent notamment Bahreïn, la Corée du Sud, les Emirats arabes unis, les îles Marshall, la Mongolie, Panama et la Tunisie.

Quarante-sept autres pays dont la fiscalité n'est pas conforme aux règles européennes, mais qui ont promis d'y remédier, se trouvent sur la «liste de surveillance». Outre la Suisse, on retrouve le Maroc et le Cap-Vert. Les pays moins avancés de cette liste ont deux ans pour se mettre en règle. Les autres, dont la Suisse, ont jusqu'à la fin de l'année 2018 pour honorer leurs engagements. (ats/nxp)

Créé: 10.12.2017, 09h29
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