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lundi 19 juin 2017

A Kasserine, une « ciné-ferme » voit le jour

Crédit photo : TAP

Après le lancement en 2016 du projet “Ciné-ferme” ou “Ciné village” dans la localité de Ghardeya à Nabeul, l’artiste et acteur culturel renouvelle l’expérience cette année dans sa ville d’origine, Kasserine, animé par cette volonté d’ancrer le cinéma, la culture et l’art cette fois dans la région de “.
A cet effet, il a annoncé que cette initiative vient d’être adoptée par l’ambassade suisse en Tunisie, qui apportera sa contribution dans la mise en place de cet espace qui sera logé dans une école, et ce, après concertation avec la délégation régionale de l’éducation à Kasserine, rapporte l’agence TAP.

Dans ce contexte, Adnene Helali a indiqué que l’ambassade de la Suisse en Tunisie a entamé depuis des années la mise en oeuvre d’un projet de développement au profit d’un bon nombre de villages de montagne à Kasserine en axant ses efforts au début sur des actions visant à fournir l’eau potable dans le cadre d’un grand projet intitulé “Le projet de l’eau à Kasserine” avant d’étendre ses actions dans les secteurs culturel, éducatif et écologique.

Le projet de mise en place de la salle de cinéma s’inscrit dans le cadre du projet “Ciné-ferme” dans l’objectif de rapprocher la culture et l’art de ces régions isolées mais également dans le cadre de la célébration de la manifestation “Sammema capitale universelle de la culture montagnarde”.

Par Khalil Jelassi, le 12 juin 2017

mercredi 24 mai 2017

Entretien avec Valérie Loewensberg, réalisatrice de « Tunisie, l’ère de la révolution culturelle »

Projeté lors de la 32e édition du Festival du Film sur l’Art (FIFA), le documentaire de la Suissesse Valérie Loewensberg, Tunisie, l’ère d’une révolution culturelle, revient sur les bouleversements socio-politico-culturels qu’ont traversés le pays et son peuple. 

Entretien avec la réalisatrice et retour sur les coulisses de la réalisation du documentaire.





 Quel a été le déclic qui vous a menée à la réalisation, puis à la Tunisie ?
J’ai été membre active puis vice-présidente de la CODAP [le Centre de conseils et d’appuis pour les jeunes en matière de droits de l’homme] à Genève.
En 2012, nous avons décidé de favoriser la venue de quatre jeunes défenseurs tunisiens. La rencontre avec eux m’a beaucoup marquée. Ils étaient alors très impliqués au sein de leurs associations (Association Tunisienne pour les femmes démocrates, Conseil national pour les libertés en Tunisie, Amnesty International) visant à insérer des articles de lois dans la nouvelle constitution tunisienne, notamment pour la protection des personnes en situation de handicap, et pour conserver certains acquis sur l’égalité homme-femme, qui se voyaient menacés par la nouvelle constitution.
C’est à ce moment-là qu’est née l’idée de me rendre en Tunisie et d’étudier en profondeur l’engagement de jeunes activistes durant la transition démocratique. Tunisie, l’ère de la révolution culturelle, est mon premier projet de film documentaire.

Comment s’est organisé et articulé le tournage et la postproduction du documentaire ?
Mon film documentaire a été tourné uniquement à Tunis. J’avais eu jusque-là des expériences de formations avec le CODAP en Afrique de l’Ouest, mais c’était ma première rencontre avec la Tunisie.
Une amie expérimentée dans l’audiovisuel m’a rejointe pour tenter l’aventure avec moi. La durée du tournage a duré un peu plus d’un mois, et la postproduction a duré dix mois.
Faute de moyens, le documentaire a été réalisé avec des reflex numériques en qualité HD. Les fonds [quant à eux] ont été récoltés via une plateforme de financement participatif. La somme nécessaire n’ayant pas été réunie dans sa totalité, j’ai financé près de la moitié du projet avec mes économies.

Concernant le travail de recherches, comment vous êtes-vous préparée ?
En amont, mon travail a été de suivre l’actualité en Tunisie et de comprendre la situation dans laquelle se retrouvaient les Tunisiens un an après la révolution, en cherchant à les rencontrer.
J’ai notamment fait la connaissance des jeunes militants pour la défense des droits des femmes, un avocat des familles des martyrs et des blessés de la révolution, des jeunes de différents mouvements politiques, des journalistes au sein de l’assemblée générale constituante durant la justice transitionnelle. Toutes ces rencontres m’ont permis de prendre conscience de la situation du pays un peu plus d’un an après la chute de la dictature.

Aviez-vous des appréhensions particulières avant de vous rendre sur place ?
Pour tout vous dire, avant mon départ, j’avais quelques appréhensions d’ordre organisationnel, mais ce que je redoutais le plus à ce moment-là, c’était la viabilité du projet. De par mes contacts réguliers sur place, je me rendais compte de l’instabilité dans laquelle le pays évoluait.
J’ai donc décidé de partir en gardant une idée assez large sur ce qu’allait devenir mon film afin de rendre possible une certaine improvisation sur place qui me permettrait d’affiner ma thématique en fonction de la situation. J’avais uniquement préparé les quelques questions que je souhaitais poser à chacun des jeunes activistes.

En tenant compte de la situation médiaticopolitique au moment du tournage, la présence de votre camera pouvait-elle déranger ?
Après la chute de la dictature, la diversité des médias a explosé en Tunisie. Plus particulièrement, les journalistes et blogueurs se sont multipliés et ont pris les devants sur la scène médiatique, notamment les médias sociaux tels que Facebook. Durant la période de tournage, parmi la puissance numérique des journalistes présents, la présence de ma caméra passait quasi inaperçue.

Est-ce que le thème de la démocratisation de la culture s’est imposé de lui-même ?
Oui tout à fait, je dirai que la démocratisation de la culture s’est imposée de manière naturelle de par la nécessité qu’il y avait à ce moment-là en Tunisie de s’exprimer librement. La chute du régime a permis aux mouvements artistiques, nés dans l’ombre de la dictature, de s’exposer et de se manifester au grand jour.
J’aurai [toutefois] aimé aborder le rôle tout entier de la société civile tunisienne, majoritairement les jeunes et les femmes qui luttent jour après jour pour la défense des droits des familles de martyrs et contre l’impunité, pour le droit des femmes, le droit des chômeurs, la liberté d’expression, etc. Mais pour ne pas me disperser, il a fallu que je me restreigne.

Où sera prochainement projeté votre documentaire ? Avez-vous un projet en cours ?
En avril, il sera diffusé en Suisse lors du Festival du Film Oriental de Genève. [Pour ce qui est d’un projet en cours], j’ai l’idée d’un film documentaire qui parlerait des traditions ancestrales de la culture andine, mais pour l’instant je me concentre sur mes études en audiovisuels à l’Institut Universitaire National d’Art à Buenos Aires.
Valérie Loewensberg est diplômée de Sciences et Technologies du Vivant au sein de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Elle a travaillé trois ans dans la coordination d’études cliniques et des technologies des biomarqueurs.

dimanche 26 mars 2017

Association Haïdra



Au début c'était un rêve, aujourd'hui c'est un projet tout à fait concrétisé. L'association Haïdra a vu le jour le 29.11.2011 à Genève. Haïdra est une association à but NON lucratif. Marchant dans les ruelles de Tunis, et visitant les villages, de la Tunisie, je vivais ce bonheur de découvrir les couleur de mon pays. Bien entendu, petite déjà, j'avais connu l'univers du cinéma, puis le théâtre, et les spectacles, l'art de rue...J'étais fascinée par l'architecture, et je voyageais à travers la littérature, j'ai connu beaucoup de pays ! J'étais désolée de voir les maisons devenir des ruines, et j'étais désolée de constater la difficulté de la création artistique...Aujourd'hui la bonne qualité culturelle est un objectif de l'association Haïdra. L'association est encore jeune, mais elle compte sur ses supporteurs et amis, pour développer ses activités et soutenir les artistes tunisiens, mais aussi les étudiants, et développer encore son champ d'action, pour arriver à la restauration des monuments historiques.  Afin de soutenir Haïdra, dans la réalisation du développement culturel et à enrichir l'amitié et l'échange culturel tuniso-suisse, vous avez la possibilité de devenir membre, faire bénéficier de votre propre expérience, pour mieux servir la culture. 
La présidente
Ibtissem Bonvin khalfallah