Affichage des articles dont le libellé est Simonetta Sommaruga. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Simonetta Sommaruga. Afficher tous les articles

dimanche 28 janvier 2018

Bruxelles et l’ONU veulent faire de la Tunisie une prison pour migrants





Par Sadek Sahraoui – Des nombreux médias tunisiens révèlent que des pays européens et des organisations internationales exercent de fortes pressions sur les autorités tunisiennes afin de les amener à adopter une loi qui transformerait la Tunisie en un vaste «asile» pour migrants illégaux. Ces pressions viendraient du notamment représentant local du Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR), Mazen Abou Chanab, et de l’ambassadrice de Suisse à Tunis, Rita Adam.

La presse tunisienne soutient que ce projet de loi, à l’étude depuis 2012 au niveau du ministère de la Justice, a atterri depuis peu sur le bureau du Premier ministre tunisien. L’opinion tunisienne redoute aujourd’hui que ce projet de loi soit adopté sans faire l’objet d’aucune consultation ni d’aucun débat public.

De son côté, le représentant du Haut-Commissariat pour les réfugiés en Tunisie ne cache pas son vœu de voir les autorités tunisiennes aller plus vite dans le sens des attentes de l’ONU : «Nous voulons que 2018 soit l’année de la promulgation de cette loi. La Tunisie deviendrait ainsi le premier pays en Afrique du Nord et au Moyen-Orient à disposer d’une loi sur les réfugiés humanitaires.» Mazen Abou Chanab ne dit par contre pas ce que la Tunisie va concrètement gagner dans cette histoire. Il ne dit pas non plus que tout ce travail est fait pour éviter aux migrants illégaux de rejoindre l’Europe. Cette loi dont M. Abou Chanab parle est destinée à délocaliser les problèmes de l’Europe vers le Maghreb.

Le président de l’Institut arabe des droits de l’homme en Tunisie, Abdul Basit Bin Hassan, a reconnu aussi que son organisme et le HCR avaient «mené une intense campagne pour amener les autorités tunisiennes à adopter une telle loi».

L’ambassadrice de Suisse à Tunis a déclaré pour sa part que son pays, qui abrite le siège du HCR, a aidé financièrement et techniquement le ministère tunisien de la Justice pour préparer la loi tunisienne sur le «droit d’asile». Aussi a-t-elle appelé le Parlement tunisien à l’adopter afin qu’elle puisse être mise en œuvre le plus tôt possible.

La ministre suisse de la Justice et de la Police, Simonetta Sommaruga, avait annoncé, lors de sa visite en Tunisie en octobre dernier, que son pays donnera à l’Etat tunisien et au HCR, pour les deux prochaines années, environ 38 millions de dinars tunisiens. Cet argent sera destiné à aider les migrants en difficulté de passage en Tunisie. Lors de cette visite, la ministre suisse avait également annoncé l’ouverture d’un «bureau de sécurité» dans l’ambassade de son pays en Tunisie. «La lutte contre la migration illégale sera une priorité pour le travail de ce bureau», a-t-elle déclaré. La Suisse soutient, rappelle-t-on, la Tunisie dans la formulation et la mise en œuvre de politiques d’immigration «conformes aux normes internationales».

S. S. publié le 31.12.2017

source

samedi 27 janvier 2018

Simonetta Sommaruga salue le partenariat migratoire Suisse-Tunisie

Par AWP  
La Suisse va prolonger sa coopération avec la Tunisie jusqu'en 2020. Une enveloppe de 100 millions de francs servira à promouvoir l'insertion des jeunes Tunisiens dans le monde du travail.


La conseillère fédérale a qualifié le partenariat migratoire conclu avec la Tunisie de "modèle".  (Crédits: keystone)


Au terme sa visite de deux jours en Tunisie, Simonetta Sommaruga a salué mardi le partenariat migratoire conclu avec ce pays depuis 2012, au lendemain de la révolution de jasmin. Il a permis de relever plusieurs défis qui se sont posés aux deux pays, a-t-elle relevé.

La Suisse va en outre prolonger sa stratégie de coopération avec la Tunisie jusqu'en 2020. Une enveloppe d'un peu plus de cent millions de francs servira notamment à promouvoir l'insertion des jeunes Tunisiens dans le monde du travail, grâce notamment au savoir-faire suisse en matière d'apprentissage.

La stratégie suisse doit aussi revêtir un aspect économique, a indiqué la cheffe du Département fédéral de justice et police (DFJP) en clôture de la huitième séance de mise en œuvre du partenariat migratoire.

La conseillère fédérale a rencontré mardi matin à Tunis les ministres tunisiens de l'intérieur Lotfi Brahem et des affaires étrangères Khemaies Jhinaoui. En présence de ce dernier, elle a indiqué devant la presse que les migrants ne constituaient pas seulement "un problème" à gérer quotidiennement mais également "un atout", reprenant une analyse déjà tenue par exemple par la chancelière allemande Angela Merkel au plus fort de la crise migratoire en Europe .

Elle a qualifié le partenariat migratoire conclu avec la Tunisie de "modèle". Les autorités tunisiennes se rendront en Suisse à la mi-novembre dans le cadre du Groupe de contact pour la Méditerranée centrale. La Libye, la Tunisie et le Niger comptent parmi les pays invités à cette rencontre.

Source 

Article paru le trois octobre 2017

vendredi 26 janvier 2018

Sommaruga en visite en Tunisie

Crise migratoire

La conseillère fédérale est arrivée lundi à Tunis, où elle doit renforcer le partenariat de la Suisse avec les autorités tunisiennes au sujet de la crise migratoire.

La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga est arrivée lundi en milieu de journée à Tunis pour une visite de deux jours pour mieux appréhender les défis posés par la crise migratoire. Voisine de la Libye, la Tunisie reste une zone de transit pour de nombreux migrants.

Simonetta Sommaruga et Roman Darbellay, directeur du Bureau de coopération suisse en Tunisie, à l'aéroport de Tunis, lundi.
Image: Keystone

 

La Suisse veut y consolider son partenariat migratoire. Partant du constat qu'il faut continuer de gérer cette crise en amont, la chef du Département fédéral de justice et police (DFJP) va renforcer cet accord, déjà vieux de cinq ans, avec les autorités tunisiennes.
Dans la foulée de la révolution de jasmin en Tunisie (fin 2010 - début 2011), plusieurs milliers de Tunisiens, en majorité de jeunes hommes, avaient alors déposé une demande d'asile en Suisse. Pour endiguer ce flux, un programme de coopération a été mis sur pied par la Suisse, privilégiant notamment l'aide au retour et la formation professionnelle des jeunes Tunisiens dans leur pays.
Selon des chiffres officiels, plus de 1600 demandeurs d'asile tunisiens auraient ainsi pu rentrer dans leur pays grâce à ce soutien. 

Future loi sur l'asile
Dès son arrivée à Tunis, Mme Sommaruga s'est entretenue avec plusieurs associations actives dans l'encadrement des migrants, leur offrant une permanence sociale et juridique. Terre d'Asile Tunisie, qui bénéficie du soutien de la coopération suisse, vient en aide autant à des travailleurs migrants qu'à des victimes de la traite ou encore des étrangers en transit dans le pays.
«La Suisse appuie ici principalement les efforts visant à améliorer la capacité de l'Etat tunisien à gérer la migration, notamment en aidant très activement à la mise sur pied d'une loi sur l'asile qui devrait être bientôt ratifiée par le parlement, dotant ainsi la Tunisie d'une loi moderne», a expliqué lundi à l'ats Romain Darbellay, directeur de coopération à l'ambassade de Suisse à Tunis.
«On prend évidemment toujours en compte le contexte local, sachant que les autorités sont ici en pleine phase de transition. Nos expériences en Suisse ou ailleurs nous permettent de faire des choix qui offrent les meilleures solutions dans notre dialogue avec les autorités tunisiennes. Nous essayons de travailler sur le long terme. Pour les cas d'urgence, notre réponse est humanitaire», ajoute-t-il. 

Stratégie de coopération 2017-2020
Dans la foulée, la délégation suisse s'est rendue dans la Medina de Tunis, où entre les murs d'une vieille école primaire l'association Beity apporte secours et soutien, mais également des soins appropriés aux femmes tunisiennes victimes de violences domestiques ainsi qu'à quelques migrantes.
Mardi, Mme Sommaruga doit rencontrer plusieurs ONG et organisations internationales basées en Tunisie, mais actives sur le terrain voisin, en Libye. Elle s'entretiendra également avec le ministre tunisien de l'intérieur, Lotfi Brahem, et celui des affaires étrangères, Khemales Jhinaoui. A l'issue de ces réunions sera officiellement lancée la stratégie de coopération suisse en Tunisie pour la période 2017-2020. (ats/nxp)

Article paru le 03 octobre 2017

jeudi 25 janvier 2018

Sommaruga à Tunis pour parler immigration

Migrants 

La Suisse veut consolider son partenariat migratoire avec la Tunisie, une zone importante de transit pour les migrants.

Simonetta Sommaruga se rend lundi et mardi à Tunis pour mieux appréhender les défis posés sur place par la crise migratoire. Voisine de la Libye, la Tunisie reste une zone de transit pour de nombreux migrants. La Suisse entend y consolider son partenariat migratoire.

La cheffe du Département fédéral de justice et police, Simonetta Sommaruga, sera en Tunisie pour consolider le partenariat migratoire avec Tunis. (Photo d'archives)
Image: AFP

 

Partant du constat qu'il faut continuer de gérer cette crise en amont, la cheffe du Département fédéral de justice et police (DFJP) va renforcer cet accord, déjà vieux de cinq ans, avec les autorités tunisiennes. Dans la foulée de la révolution de jasmin en Tunisie (fin 2010-début 2011), plusieurs milliers de Tunisiens, en majorité de jeunes hommes, avaient alors déposé une demande d'asile en Suisse.
Pour endiguer ce flux, un programme de coopération a été mis sur pied par la Suisse, privilégiant notamment l'aide au retour et la formation professionnelle des jeunes Tunisiens dans leur pays. Selon des chiffres officiels, plus de 1600 demandeurs d'asile tunisiens auraient ainsi pu rentrer dans leur pays grâce à ce soutien.

Contrer le terrorisme
La lutte contre le terrorisme demeure encore et toujours l'un des chevaux de bataille des autorités à Tunis, sachant que de nombreux jeunes (3000 environ) ont rallié au fil des ans le groupe Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak. Le gouvernement tunisien craint comme la peste le retour au pays des jeunes candidats au djihad.
Alors que Mme Sommaruga s'entretiendra mardi avec plusieurs ministres tunisiens sur la reconduction du partenariat migratoire, reprendra le même jour dans la capitale tunisienne le procès de l'attentat du 26 juin 2015 sur une plage près de Sousse (nord).
L'attaque avait coûté la vie à 38 touristes, principalement britanniques. Une vingtaine d'accusés, tous tunisiens, doivent répondre de «crimes terroristes». Six membres des forces de sécurité sont également accusés de «non-assistance à personne en danger».
Bureau suisse de police
Mme Sommaruga entend intensifier lors de son voyage les relations entre Berne et Tunis, précisément dans les domaines relevant de la sécurité. Un bureau suisse de coopération policière s'ouvrira d'ailleurs ce mardi à Tunis.
Vu de Berne, l'échange d'informations avec les pays du Maghreb est indispensable pour mieux lutter contre le terrorisme et entraver le travail des passeurs ainsi que celui des trafiquants de drogue. La présence depuis avril d'un attaché de police suisse à Tunis doit déjà faciliter le suivi des enquêtes et des procédures pénales.

Point névralgique en Libye
Armé d'une kalachnikov, l'étudiant tunisien de 23 ans qui avait abattu il y a deux ans des touristes sur cette plage près de Sousse, s'était radicalisé en Libye. Ce pays reste plus que jamais aujourd'hui le point de départ de nombreux migrants pour l'Europe.
Simonetta Sommaruga s'entretiendra lors de sa visite à Tunis avec plusieurs organisations internationales basées en Tunisie mais actives sur le terrain voisin en Libye. Parmi elles, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Leur mission est de protéger les migrants, et le cas échéant les sauver d'un naufrage en mer.
La cheffe du DFJP aura enfin un échange avec des garde-côtes libyens en formation à Tunis, dont la tâche est d'accroître la sécurité des eaux territoriales libyennes. La question de la protection des migrants en Libye sera à nouveau abordée à la mi-novembre en Suisse dans le cadre du Groupe de contact pour la Méditerranée centrale.
Mme Sommaraga poursuivra son périple mercredi et jeudi au Niger, avec notamment la visite d'un centre de transit pour migrants. (ats/nxp)


Article paru le 2 octobre 2017

 

mercredi 19 avril 2017

Prix Nobel de la Paix à la Tunisie



Sommaruga rencontre deux Nobels de la paix

 


Suisse - Tunisie
La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a assuré à Abdessattar ben Moussa et Fadhel Mahfoudh que la Suisse poursuivrait son engagement en Tunisie.


 
Simonetta Sommaruga a rencontré vendredi à Berne deux membres du Quartette tunisien du dialogue national, structure qui a reçu l'an dernier le prix Nobel de la paix. La conseillère fédérale a rappelé l'importance de la société civile pour la démocratie.




 
La cheffe du département fédéral de justice et police (DFJP) a assuré à Abdessattar ben Moussa et Fadhel Mahfoudh que la Suisse poursuivrait son engagement en Tunisie, a indiqué dans un communiqué le DFJP. Le programme de coopération entre les deux pays met l'accent sur la consolidation des structures démocratiques, le renforcement de la protection des droits de l'homme, ainsi que le développement économique.


 


Le Quartette est composé de la Ligue tunisienne des droits de l'homme (dont ben Moussa est président), de l'Ordre national des avocats de Tunisie (dont Mahfoudh est président), de l'Union générale tunisienne du travail et de l'Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat.


 


C'est sous son égide qu'a été lancé en 2013 un dialogue avec tous les partis politiques du pays, qui a ouvert la voie à la nouvelle Constitution. (ats/nxp)


 


Créé: 22.04.2016, 12h11 article paru dans le TDG