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samedi 27 juillet 2019

Tunisie – Suisse : la couleur de l’argent

Les montagnes suisses, les vaches suisses, le fromage suisse, le chocolat suisse, les montres suisses, la ponctualité suisse, la propreté suisse, et j’en oublie, mais pas l’essentiel : le fameux système bancaire suisse qui est tout, sauf un cliché et c’est tout naturellement, que j’en arrive aux fonds placés chez nos amis helvètes, par le clan de l’ancien président Zine El Abdine Ben Ali.

Après quatre années d’attente et d’accusations à peine voilées de laxisme, voire de double langage à l’endroit des autorités helvétiques, ces fonds vont-ils enfin être restitués à l’Etat tunisien? Le bon peuple va-il enfin voir la couleur de biens mal acquis qui se chiffrent en milliards de dollars? Deux questions et non des moindres, auxquelles il va falloir trouver des réponses et vite si on veut calmer une opinion publique gonflée à bloc et qui en est toujours à se demander jusqu’à quand le clan maudit va-t-il continuer à profiter des sommes colossales volées aux contribuables?
Une grosse colère mêlée à une certaine lassitude et un message clair que le président de la République, avec le tact qu’on lui connait, a sans doute transmis à ses hôtes suisses, chez qui il était en visite d’Etat.
Aura-il réussi à faire bouger les lignes dans un dossier qui n’a pas échappé à une pesanteur bureaucratique évidente dont on peut deviner les motivations. En tout cas, on peut se réjouir, qu’après avoir longtemps affirmé que la demande d’assistance juridique fournie par la partie tunisienne était sommaire, les autorités à Berne soient revenues à des sentiments allant dans le sens de l’assouplissement et de la facilitation des procédures en cours, combien même on sait leur souci tatillon à ce sujet.
Le fait que le procureur général de la Confédération Michael Lauder ait été en 2015 dans nos murs, peut laisser supposer que la gestion du dossier des avoirs spoliés est sur la bonne voie, d’autant que ce dernier a parlé de la possibilité de restituer d’ici peu et dans un premier temps, quelque 60 millions de francs suisses appartenant à la famille élargie de l’ancien président.
Comme pour rassurer ses interlocuteurs tunisiens devenus circonspects par la force des choses, le magistrat suisse a tenu à souligner que le dossier était actuellement en phase décisive et que la progression des enquêtes était importante. On veut d’autant plus bien le croire sur parole que jusque là, c’est le langage diplomatique bien huilé qui a prévalu. Je ne sais pas, si dans la foulée, le chef de l’Etat et son ex-ministre des Affaires étrangères Taïeb Baccouche qui l’a précédé à Berne, ont réussi à convaincre leurs hôtes de la nécessité d’envoyer un signal au peuple tunisien qui attend un geste. Je ne sais pas non plus si les autorités confédérales vont tenir leurs promesses et accélérer les choses, même si on sait d’avance que la tache est rude pour déverrouiller un système bancaire dont on dit qu’il n’a pas son pareil pour accueillir et recycler à l’abri des regards indiscrets, les capitaux étrangers suspects.
Faut-il rappeler dans ce contexte qu’à l’origine, la fortune du clan déposée dans les banques suisses était estimée à environ 60 millions d’euros, un chiffre revu à la baisse pour atteindre les 43 millions d’euros, après le blanchiment par la justice suisse de certains membres de la famille?
Faut-il également rappeler que le seul pays à avoir restitué à ce jour les avoirs de la famille du président déchu (Son épouse Leila Trabelsi en l’occurrence), a été le Liban? Cela, sans oublier de mentionner que la plupart des procédures, engagées par les gouvernements tunisiens successifs, n’ont pas bougé d’un iota, ce qui décuple le mérite des autorités libanaises qui ont affiché dés le début leur entière disposition à coopérer et on a vu le résultat, même si l’ancien président provisoire Moncef Marzouki en a fait honteusement un usage détourné dans le cadre d’une mascarade qui a complément occulté le rôle de notre mission diplomatique à Beyrouth et celui de la Banque centrale, et que personne n’a oublié.
Cela dit et tout angélisme mis à part, je trouve extrêmement dommageable le fait qu’un Etat qui n’a eu cesse, et c’est à son honneur, de dénoncer avec vigueur les dérives totalitaires et mafieuses de l’ancien régime, quitte à provoquer une crise diplomatique qui a abouti à une rétrogradation du niveau de la représentation diplomatique à celui de chargé d’affaires ( Votre humble serviteur en sait quelque chose), et qui par la suite a applaudi, puis encouragé la révolution, en vienne aujourd’hui à s’embarrasser de questions procédurales pour retarder la restitution de biens spoliés, en ajoutant au ressentiment du citoyen lambda qui ne comprend pas qu’un pays démocratique comme la Suisse puisse s’en tenir à de tels scrupules.
On verra bien si après le passage à Berne du président Béji Caid Essebsi, toutes les appréhensions vont être levées ou pas.
Par Mohamed Fawzi Blout, le 19 février 2016

samedi 13 juillet 2019

La gastronomie tunisienne au rendez-vous en Suisse

A l’occasion de la Fête Nationale de la Tunisie, l’Ambassade de Tunisie en Suisse avec l’appui de l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles et de l’Office National du Tourisme Tunisien ont mis sous le feu des projecteurs les produits médaillés du Concours Tunisien des Produits du Terroir.
L’événement s’est déroulé du 16 au 19 mars 2019 où les adeptes de la gastronomie internationale suisse  étaient au rendez-vous.

Des plats typiquement tunisiens, concoctés par le chef Mounir Arem ont trôné à l’hôtel Bellevue à Berne. Le Concours Tunisien des Produits du Terroir a pu voir le jour grâce à un projet de coopération tuniso-suisse et qui s’est inspiré dans sa méthodologie du Concours Suisse des Produits du Terroir.
Durant quatre jours, Mounir Arem a enchanté les Suisses avec un menu typiquement tunisien. Les Bernois ont pu découvrir toute la richesse de la cuisine tunisienne. Au menu, des entrées comme la salade blankit, la salade de poulpe, la Mechouia, la Houria, la chorba hout, les bricks, le couscous et les pâtisseries tunisiennes.
L’objectif: valoriser le savoir-faire des régions de la Tunisie pour mieux promouvoir le développement durable.
Il est à noter que la deuxième édition du Concours Tunisien des Produits du Terroir se tiendra bientôt en juin 2019.

Par ailleurs, des représentants de l’APIA ont participé aux journées gastronomiques tunisiennes à Berne pour présenter les produits médaillés de la première édition du concours et pour communiquer sur les résultats obtenus.
Selon une enquête, les 76 produits médaillés tunisiens ont pu enregistrer en moyenne une augmentation des ventes de 30 à 50%.
Il est clair que l’impact positif de promouvoir des produits de terroir en Tunisie montre une nouvelle dynamique grâce au concours dans notre pays. Ce qui  marquera certainement le démarrage d’une stratégie nationale de valorisation des terroirs de Tunisie, fortement influencée par le modèle suisse, ayant déjà fait ses preuves.
De ce fait, les projets menés dans le cadre de la coopération tuniso-suisse ne cessent de se développer. La Tunisie met en valeur des avantages concurrentiels importants, notamment en matière d’exportation.
Par Nadia Dejoui, le 23 mars 2019

samedi 8 décembre 2018

Protestation à l'ambassade de Tunisie

Une quarantaine de Tunisiens ont passé la journée de mercredi devant l'ambassade de Tunisie à Berne. Ils réclament leur passeport.



Les manifestants se disent prêts rester là aussi longtemps qu'ils ne recevront pas leur passeport.



Depuis lundi, des exilés exigent que les autorités tunisiennes leur remettent leur passeport, ce que celles-ci refusent. L'action est appelée à se prolonger.

Une trentaine de Tunisiens désirant rentrer au pays après le changement de régime se trouvaient encore en soirée devant l'ambassade, où des couvertures leur ont été apportées, a constaté un journaliste de l'ATS. Ils se disent prêts à passer la nuit et à rester là aussi longtemps qu'ils ne recevront pas leur passeport, un droit personnel, précisent-ils.



«Certains ont même donné les papiers nécessaires et ont reçu des promesses de la part des responsables de l'ambassade pour avoir leurs passeports aujourd'hui même», a écrit mercredi soir dans un communiqué le coordinateur du Comité de soutien du peuple tunisien (CSPT), Anouar Gharbi. «Ces promesses n'ont pas été respectées, ce qui a révolté les gens qui ont tellement envie de rentrer au pays après plusieurs années d'exil».

«Ces gens sont déterminés»

«Nous demandons donc à nos compatriotes fonctionnaires de l'ambassade de comprendre l'urgence de la situation et de faire le nécessaire pour délivrer les passeports dans les meilleurs délais», a ajouté le Comité de soutien. Jusqu'à maintenant, seuls cinq passeports ont été délivrés.

Selon M. Gharbi, ce mouvement, soutenu par son comité, est «spontané». Et il pourrait durer: «Ces gens sont déterminés», a-t-il averti. «Nous resterons là jusqu'à obtenir gain de cause», a confirmé sur place un immigré tunisien, Ibrahim Naouar.

Devant l'ambassade, dans le quartier des représentations diplomatiques de Kirchenfeld, le climat était parfois tendu mercredi, mais il est resté pacifique. On entendait ça et là des cris contre l'ex-chef de l'Etat Ben Ali. La police contrôlait la situation et se préparait, elle aussi, à passer la nuit là. (ats)

19.01.2011, 19:35

mercredi 23 mai 2018

Anouar Gharbi «J’ai de la sympathie pour la résistance»

Par Barbara Pochinu Carta, Publié jeudi 3 juin 2010

L’un des organisateurs de la flottille est Genevois


Le sol du bureau d’Anouar Gharbi, à la Maison des associations à Genève, est jonché de cartons aux couleurs de la Palestine, de drapeaux et de keffiehs. «J’ai déménagé ce matériel hier», explique ce Suisse d’origine tunisienne, 45 ans, qui préside l’association genevoise Droit pour tous et qui est l’un des trois coordinateurs de la «Campagne européenne pour la fin du siège à Gaza». Ce désordre contraste avec son bureau: ordonné, fonctionnel, il ne contient qu’un ordinateur portable, un téléphone, un crayon. La «Campagne européenne» est l’une des associations à l’origine de la «Flottille de la liberté». Son bateau, le 8000 (en référence au nombre de Palestiniens emprisonnés en Israël), transportait des médicaments, des maisons préfabriquées et du matériel de construction ainsi que des parlementaires et des journalistes de divers pays. Budget de l’opération, achat du navire compris: 3 millions de dollars. «Son financement provient uniquement de dons, explique Anouar Gharbi. Je ne peux pas me résoudre à laisser des gens mourir à petit feu.»

Jeune étudiant, à Tunis, Anouar Gharbi était porte-parole du syndicat de son université avant de fuir son pays, il y a une vingtaine d’années. «Je ne supportais plus de vivre sous une dictature.» Il s’installe alors en Suisse pays dont sa femme possède la nationalité. Là, il se refait une vie. Sa femme travaille comme traductrice pour l’ONU. Lui devient cadre dans une entreprise informatique. Mais il conserve l’«âme d’un syndicaliste». Actif dans le milieu associatif, il est l’un des fondateurs de la Maison des associations.

La «Campagne européenne» a envoyé plus de 500 convois d’aide humanitaire à Gaza: «essentiellement des médicaments, pas des roquettes!» lâche-t-il provocateur. Il y a aussi les convois navals. Depuis cinq ans, seuls quatre bateaux ont réussi à atteindre les côtes de Gaza, trois autres ont été arrêtés en mer et un dernier a été endommagé par l’armée israélienne.

Un syndicaliste objet d’attaque

Durant l’été 2009, Anouar Gharbi s’est rendu à Gaza avec une délégation de parlementaires suisses dont Josef Zisyadis. Là, ils rencontrent Ismaël Haniyeh, l’un des leaders du Hamas. «Je ne regarde pas la religion ou la tendance politique, je suis internationaliste, je ne reçois des ordres de personne», raconte-t-il avant d’ajouter: «Je garde tout de même une distance critique.» De son côté, Josef Zisyadis précise qu’il ne soutient pas le mouvement islamiste et que, sur ce point, «nous avons des divergences» avec Anouar Gharbi.

Le syndicaliste ne craint-il pas d’être instrumentalisé par une organisation que de nombreux Etats qualifient de «terroriste»? «Pour Israël on est tous des terroristes, rétorque-t-il. Je suis du côté de ceux qui défendent leur terre, leur dignité. […] J’ai de la sympathie pour la résistance, que ce soit en Irak, au Venezuela ou en Palestine.» Si on lui rappelle que la charte du Hamas appelle à la destruction d’Israël, l’intéressé riposte: «Connaissez-vous la charte du Likoud, le parti au pouvoir en Israël. Elle stipule l’existence d’un Grand Israël depuis 3000 ans. Il n’y a donc pas de place pour les Palestiniens.»

Anouar Gharbi n’hésite pas à parler de «territoires occupés» à propos du territoire israélien dans ses communiqués appelant à manifester sur la place des Nations à Genève, à Berne ou à Zurich. Ueli Leuenberger, le président des Verts, qui a eu des contacts avec Anouar Gharbi le considère comme «quelqu’un de sérieux, qui réfléchit avant d’agir et n’hésite pas à demander conseil».

Combatif, Anouar Gharbi est également l’objet d’attaques. Ainsi a-t-il été pris à partie par certains médias et milieux antiracistes lorsqu’il a accueilli, en 2008, Azzam Tamimi, un intellectuel palestinien connu pour ses déclarations virulentes contre Israël. Ainsi est-il l’objet d’intimidations de la part des «sbires de Ben Ali». La semaine dernière encore, une voiture noire fonçait sur son scooter alors qu’il quittait sa maison. «Je les connais. Ce n’est pas la première fois, explique-t-il. J’ai déjà déposé plainte pénale auprès de la police fédérale. Pour l’heure elle n’y a pas donné suite.»

Anouar Gharbi est un musulman pratiquant: «Je crois en Dieu c’est tout», précise-t-il. Sur les étagères de sa bibliothèque, il y a plusieurs ouvrages de Tariq Ramadan. «C’est un ami, nous avons milité ensemble pour l’Irak, la Palestine, contre l’islamophobie.» Avant de se quitter, il offre une carte postale représentant des enfants aux abords d’un village de Cisjordanie, drapeaux palestiniens au vent. «J’aime bien cette image, cela me rappelle mon enfance. Il ne faut pas oublier la solidarité.»

mardi 3 avril 2018

Le défenseur tunisien Ammar Jmal signe un contrat de 4 ans avec un club suisse

 Publié en 2010




Le défenseur international tunisien Ammar Jemal a signé un contrat de 4 ans avec le club suisse BSC Young Boys, a annoncé vendredi l'équipe tunisienne Etoile sportive du Sahel(ESS) dans son site internet officiel.

"Après l'accord intervenu entre les deux parties, les dirigeants étoilés viennent de finaliser le passage du défenseur central international Ammar Jemal au club suisse de première division Young Boys Berne", a précisé le site officiel.

Le joueur tunisien s'était envolé mardi dernier pour Berne ou il a passé avec succès le test médical d'usage avant de signer jeudi un contrat de 4 ans qui prendra effet à partir de la saison 2010-2011.
Latéral également capable d'évoluer axe gauche et bon relanceur à la fois, l'international tunisien (23 ans, 1m87 et  81 kg) va entamer une carrière européenne et rejoindre son compatriote le défenseur Issam Merdassi qui avait été engagé la saison dernière.

Ammar Jemal a débuté sa carrière internationale le 11 février 2009 àl'occasion du match amical face au Pays-Bas. Il a inscrit son premier but sous les couleurs nationales face au Kenya le 28 mars 2009 lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2010.

Le défenseur tunisien est doté d'un prestigieux palmarès avec son club de l'Étoile du Sahel avec notamment un trophée de la Ligue des champions d'Afrique en 2007, une super coupe de la CAF en 2007 également, une place de demi-finaliste de la Coupe du monde des clubs au Japon en 2007, un titre de champion de Tunisie en 2007, outre une coupe de la CAF en 2006 et une coupe de la Ligue nationale de football en 2005.

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dimanche 18 mars 2018

La Suisse expulse un Franco-Tunisien soupçonné de lien avec le terrorisme



Des policiers entrent dans le bureau du procureur général suisse à Berne, Suisse, 25 octobre 2017.

Un Franco-Tunisien, soupçonné de liens avec une organisation terroriste, a été expulsé cette semaine de la Suisse vers la France, selon une source policière et des médias suisses.

La police fédérale suisse a confirmé à l'AFP la "décision d'expulsion d'une personne à l'encontre de laquelle une procédure pénale pour participation et/ou soutien à une organisation terroriste est en cours".

"En cas de danger pour la sécurité intérieure et extérieure de la Suisse", la police peut "ordonner l'expulsion de cette personne, selon l'article 68 de la Loi sur les étrangers", a-t-on précisé. Il est toutefois rare que la Suisse expulse une personne faisant l'objet d'une enquête sur son territoire.
Selon des médias suisses, la personne expulsée est un Franco-Tunisien d'une quarantaine d'années qui travaillait en tant que chauffeur de taxi avant d'être arrêté à Genève en juin dernier.

Il aurait tenté de voyager en Syrie avec sa famille et aurait aidé à recruter d'autres personnes pour qu'elles rejoignent les rangs jihadistes dans ce pays.

La personne a été expulsée mercredi vers la France, où elle fait aussi l'objet d'une procédure pénale à l'initiative du Parquet antiterroriste de Paris, d'après le quotidien La Tribune de Genève.

Avec AFP

publié le 16 décembre

Source 

jeudi 25 janvier 2018

Sommaruga à Tunis pour parler immigration

Migrants 

La Suisse veut consolider son partenariat migratoire avec la Tunisie, une zone importante de transit pour les migrants.

Simonetta Sommaruga se rend lundi et mardi à Tunis pour mieux appréhender les défis posés sur place par la crise migratoire. Voisine de la Libye, la Tunisie reste une zone de transit pour de nombreux migrants. La Suisse entend y consolider son partenariat migratoire.

La cheffe du Département fédéral de justice et police, Simonetta Sommaruga, sera en Tunisie pour consolider le partenariat migratoire avec Tunis. (Photo d'archives)
Image: AFP

 

Partant du constat qu'il faut continuer de gérer cette crise en amont, la cheffe du Département fédéral de justice et police (DFJP) va renforcer cet accord, déjà vieux de cinq ans, avec les autorités tunisiennes. Dans la foulée de la révolution de jasmin en Tunisie (fin 2010-début 2011), plusieurs milliers de Tunisiens, en majorité de jeunes hommes, avaient alors déposé une demande d'asile en Suisse.
Pour endiguer ce flux, un programme de coopération a été mis sur pied par la Suisse, privilégiant notamment l'aide au retour et la formation professionnelle des jeunes Tunisiens dans leur pays. Selon des chiffres officiels, plus de 1600 demandeurs d'asile tunisiens auraient ainsi pu rentrer dans leur pays grâce à ce soutien.

Contrer le terrorisme
La lutte contre le terrorisme demeure encore et toujours l'un des chevaux de bataille des autorités à Tunis, sachant que de nombreux jeunes (3000 environ) ont rallié au fil des ans le groupe Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak. Le gouvernement tunisien craint comme la peste le retour au pays des jeunes candidats au djihad.
Alors que Mme Sommaruga s'entretiendra mardi avec plusieurs ministres tunisiens sur la reconduction du partenariat migratoire, reprendra le même jour dans la capitale tunisienne le procès de l'attentat du 26 juin 2015 sur une plage près de Sousse (nord).
L'attaque avait coûté la vie à 38 touristes, principalement britanniques. Une vingtaine d'accusés, tous tunisiens, doivent répondre de «crimes terroristes». Six membres des forces de sécurité sont également accusés de «non-assistance à personne en danger».
Bureau suisse de police
Mme Sommaruga entend intensifier lors de son voyage les relations entre Berne et Tunis, précisément dans les domaines relevant de la sécurité. Un bureau suisse de coopération policière s'ouvrira d'ailleurs ce mardi à Tunis.
Vu de Berne, l'échange d'informations avec les pays du Maghreb est indispensable pour mieux lutter contre le terrorisme et entraver le travail des passeurs ainsi que celui des trafiquants de drogue. La présence depuis avril d'un attaché de police suisse à Tunis doit déjà faciliter le suivi des enquêtes et des procédures pénales.

Point névralgique en Libye
Armé d'une kalachnikov, l'étudiant tunisien de 23 ans qui avait abattu il y a deux ans des touristes sur cette plage près de Sousse, s'était radicalisé en Libye. Ce pays reste plus que jamais aujourd'hui le point de départ de nombreux migrants pour l'Europe.
Simonetta Sommaruga s'entretiendra lors de sa visite à Tunis avec plusieurs organisations internationales basées en Tunisie mais actives sur le terrain voisin en Libye. Parmi elles, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Leur mission est de protéger les migrants, et le cas échéant les sauver d'un naufrage en mer.
La cheffe du DFJP aura enfin un échange avec des garde-côtes libyens en formation à Tunis, dont la tâche est d'accroître la sécurité des eaux territoriales libyennes. La question de la protection des migrants en Libye sera à nouveau abordée à la mi-novembre en Suisse dans le cadre du Groupe de contact pour la Méditerranée centrale.
Mme Sommaraga poursuivra son périple mercredi et jeudi au Niger, avec notamment la visite d'un centre de transit pour migrants. (ats/nxp)


Article paru le 2 octobre 2017

 

mardi 4 juillet 2017

Laetitia en Tunisie

28 octobre 2015

Crédit photo : TREND MAGAZIN

A la fin de son année de règne, Laetitia Guarino s’est rendue en Tunisie pour la Fondation Corelina. Elle y a rendu visite à deux enfants malades du cœur nécessitant urgemment être opérés. Laetitia les a accompagnés en Suisse, où ils ont été opérés du cœur avec succès.

Son dernier déplacement en tant qu’ambassadrice de la Fondation Corelina et en collaboration avec Terre des hommes a mené Laetita Guarino en Tunisie. Elle y a rencontré Sayed (3 ans) et Yasmine (6 ans). Tous deux souffraient de graves malformations cardiaques et devaient être opérés de toute urgence. Laetitia a accompagné les deux enfants en Suisse, où ils ont été opérés au Inselspital de Berne. En tant qu’étudiante en médecine, Laetitia a participé à toutes les tâches avec tout son enthousiasme et son engagement – y compris lors de l’opération elle-même. Après quatre heures d’intervention, c’est l’heure de vérité. Le cœur de Sayed doit recommencer à battre sans l’aide de machines – ce qu’il fait!


Environ deux semaines plus tard, Laetitia et le président de la Fondation Corelina, le professeur Thierry Carrel, ont rendu visite à Sayed et à Yasmine à la Fondation Terre des Hommes dans le canton de Vaud. Tous deux ont bien surmonté leur opération et sont donc prêts à entamer une nouvelle étape de leur vie, en pleine santé.



jeudi 22 juin 2017

Tunis ville la moins chère pour les expatriés, Zurich, Genève et Berne dans les 10 plus chères

Luanda redevient la ville la plus chère au monde pour les expatriés

L'an dernier, elle avait été détrônée par Hong-Kong, montre le dernier classement réalisé par le cabinet Mercer.

(Boursier.com) — Pour les salariés français qui auraient envie de s'expatrier, le classement annuel de Mercer publié ce mercredi leur permettra de choisir leur destination en fonction du coût de la vie. En 2017, Luanda, capitale de l'Angola redevient la ville la plus onéreuse pour les expatriés, alors qu'elle avait été détrônée l'an dernier par Hong Kong, qui se classe en deuxième position. Le podium est complété par Tokyo, capitale japonaise, reléguant Zurich en quatrième position.

Produits importés, devises, sécurité

Pour établir son classement, le cabinet a comparé plus de 200 prix, tels que ceux du logement, des transports, de la nourriture ou encore des loisirs. Le coût élevé de la vie à Luanda s'explique par la cherté des biens importés mais également par celle de la sécurité, compte tenu de l'important taux de criminalité dans la capitale angolaise.
Hong-Kong pâtit pour sa part de l'indexation de sa devise sur le dollar, alors que la monnaie nipponne, valeur refuge par excellence continue de se renchérir, entraînant une hausse du coût de la vie à Tokyo. La ville se classait encore au 11ème rang en 2015...
On notera que le 'top 10' est nettement dominé par les villes asiatiques - Singapour (5ème), Séoul (Corée du Sud), Shanghai (8ème) - et la Suisse qui compte à elle seule trois villes ! (Zurich, Genève et Bern).

Remontée des villes australiennes et russes

Parmi les événements marquants de cette année, Mercer observe la remontée des villes australiennes, compte tenu du renforcement du dollar australien. Sydney passe du 42ème au 25 ème rang, alors que Brisbane grimpe à la 71ème place, alors qu'elle se situait au 96ème rang l'an dernier.
Même chose pour la Russie, fortement impactée l'an dernier par la chute du Rouble. Moscou se place cette année au 14ème rang, soit un bond de 53 places !

Les villes européennes sont moins chères

A l'inverse, les villes européennes, à l'exception de la Suisse sont moins onéreuses pour les expatriés, en 2017. Paris glisse du 44ème au 62ème rang, alors que Milan perd 21 rangs pour se placer 71ème. Vienne, capitale autrichienne recule également de 24 places (78ème).
En outre, selon Mercer, les villes les moins coûteuses pour les expatriés sont, cette année, Tunis (209), Bishkek au Kirghizistan (208) et Skopje, en République de Macédoine (206).
©2017, Boursier.com

lundi 1 mai 2017

Une Tunisienne reçoit le Prix Suisse de la ‘Société Internationale des Droits de l’Homme ! Saida-keller-Messahli

Publié le 6 décembre 2016 par F.T.

Une Tunisienne reçoit le Prix Suisse de la ‘Société Internationale des Droits de l’Homme !

 

La Tunisienne, Saïda Keller-Messahli, s’est vu remettre le 3 décembre 2016 à Berne, le Prix Suisse de la ‘Société Internationale des Droits de l’Homme’ .
Saida Keller-Messahli est née en Tunisie en 1957 dans une famille pauvre constituée de 10 membres. A l’âge de 8 ans, elle part en Suisse à l’âge de 8 ans via l’organisation humanitaire suisse Terre des Hommes et y reste dans une « Pflegefamilie » suisse jusqu’à l’âge de 13 ans.
Elle revient en Suisse quelques années plus tard pour étudier le français et l’anglais. Elle a devient membre de la Temporary Inter-national Presence pour le compte du ministère suisse des Affaires étrangères. Par la suite, elle fonde le Forum pour un Islam Progressiste qu’elle préside en plus d’enseigner le français et de diriger la Fondation Palestine.