Base de données presse et documentaires francophones sur toutes les relations entre la Tunisie et la Suisse.
Tous domaines confondus (politique, histoire, culture, sport, etc.)
Un Tunisien voulait purger entièrement sa peine avant de retourner chez lui. La justice a refusé et va le renvoyer, plus tôt que prévu.
La logique voudrait qu’un détenu soit pressé de sortir de sa cellule. Un Tunisien ne veut pourtant pas quitter la Croisée, à Orbe. Cet homme de 37 ans y purge des peines successives pour brigandages, vols, dommages à la propriété ainsi que des actes de violence et des menaces. Depuis le rejet de sa demande d’asile en 2014, une dizaine de condamnations lui ont été infligées. Sommé de quitter la Suisse, il est alors entré dans la clandestinité et la criminalité.
L'homme a tenté de s'opposer à sa libération anticipée. (Photo: iStock)
Une fois retrouvé, les autorités ont encore dû établir son identité exacte, confirmée par l’ambassade de son pays en février dernier. Son renvoi en Tunisie est donc devenu possible, sitôt sa peine purgée. Une libération conditionnelle était même envisageable, malgré les cinq sanctions disciplinaires infligées en prison.
Mais le détenu ne l’a pas entendu de cette oreille et s’est opposé à un départ anticipé. Ce qu’il aurait voulu, c’est être libéré au terme de ses peines et quitter volontairement la Suisse, avec son amie, au risque de disparaître à nouveau dans la nature. «J’avais acheté des billets d’avion pour un départ le 3 mars, avant ma dernière arrestation. Je refuse ma libération conditionnelle», a-t-il ainsi écrit au Tribunal cantonal.
Recours irrecevable, vient de trancher la justice vaudoise. Le détenu effectuera donc un aller simple direct prison-Tunisie.
Une enveloppe de 9 millions de francs suisse (plus de 22 millions de
dinars tunisien) sera consacrée par le gouvernement suisse au
financement d’un programme portant sur le soutien du principe de
redevabilité et des instances de régulation et de contrôle en Tunisie, a
annoncé un responsable à l’ambassade Suisse à Tunis.
Il a indiqué
dans une déclaration à la TAP, que ce programme sera appliqué à partir
du mois du septembre courant et s’étalera sur dix ans.
La suisse a
également mobilisé la somme de 180 mille dollars (soit 440 mille dinars
tunisiens) pour financer le nouveau projet de l’Unesco portant sur le
droit d’accès à l’information en Tunisie, qui sera exécuté durant une
année.
L’ambassadeur de Suisse à Tunis, Rita Adam, avait annoncé
lundi, lors d’une conférence internationale sur la mise en œuvre du
droit d’accès à l’information en Tunisie, que son pays s’est engagé à
soutenir le programme national de renforcement du principe de
redevabilité et des instances de régulation et de contrôle en Tunisie,
sans citer le montant du financement.
La Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis (CCI Tunis)
organisera, le 18 janvier à Tunis, une journée d’information sous le
thème: «Branding de l’huile d’olive Tunisienne en Suisse – participation
au concours «Zurich Olive Oil Awards», et ce, en collaboration avec le Programme suisse de promotion de l’importation (SIPPO Tunisie).
Lors de cette rencontre, l’accent sera mis sur les modalités de
participation des entreprises Tunisiennes au concours « Zurich Olive Oil
Awards» (Prix de l’huile d’olive de Zurich).
La participation Tunisienne à ce concours constitue une occasion pour
renforcer le positionnement et la visibilité de l’huile d’olive
Tunisienne conditionnée et de faire rayonner son branding en Suisse.
Prix du concours «Zurich Olive Oil Awards»
Le concours «Zurich Olive Oil Awards» est réparti en deux catégories
de prix. Il s’agit de la catégorie «Évaluation d’expert» qui se
déroulera durant les mois de mars et avril 2018.
Trois prix seront décernés, à savoir «Gold 2018», «Argent 2018» et
«Bronze 2018». Il peut y avoir plusieurs gagnants dans chacun des trois
catégories de prix.
Autres prix spéciaux pour l’huile d’olive extra vierge seront
attribués, en plus d’avoir mentionné les catégories gagnantes d’Or,
d’Argent et de Bronze :
Le prix «Best Mono-Variety 2018» va être attribué à l’huile
considérée comme meilleure huile monovariétale, c’est-à-dire produite à
partir d’une seule variété d’olive génique.
Le prix «Best Organic 2018» sera attribué à l’huile considérée être meilleure huile biologique contrôlée.
Le prix «Best country 2018» sera attribué à l’huile d’olive extra vierge considérée comme la meilleure d’un pays particulier.
Il s’agit aussi de la catégorie «Évaluation des consommateurs» qui se déroulera du 13 au 16 septembre 2018.
Pour cette catégorie de prix, le prix du public «OLIO 2018» sera
distribué, et ce, en se basant sur un test d’acceptation par un panel
des consommateurs finaux.
Le prix spécial «Best Design 2018» sera, également, attribué au plus
populaire ou plus attractif emballage (bouteille, canette, étiquette …).
Notons que tous les prix sont en francs suisses: pour 1 huile
gagnant, le prix sera d’une valeur de 600 francs suisses (environ 1530
DT) et pour chaque huile supplémentaire gagnant, un prix d’un montant de
300 francs suisses (environ 760 DT).
En 7 ans, la Tunisie perd 63 places dans le classement
Davos: Quel est le bilan et quelles sont les principales
recommandations du Forum économique mondial?
La Tunisie s'est maintenue, pour la deuxième année consécutive, au 95ème rang sur 138 pays dans le classement de la compétitivité globale établi par le Forum économique mondial (WEF) de Davos pour 2017-2018.
Avec
un score de de 3,92 sur 7, la Tunisie a été devancée pour la première
fois par son voisin l'Algérie (86ème). Elle a, d'ailleurs, été surpassée
par la Grèce (87 ème), le Népal (88 ème) et le Kenya (91ème).
Perte de 63 places en 7 ans
Une
position reculée qui, en effet, reflète la fragilité de l'économie
tunisienne et met en relief son incapacité à redresser la pente de la
relance économique. La Tunisie a perdu en seulement 7 ans 63 place,
précise l'IACE, partenaire officiel du World Economic Forum, dans un communiqué de presse
publié à l’issue de la publication des résultats de Davos. Passant de
la 32 ème place en 2010 à la 95 ème cette année, cette dégradation
témoigne de la crise économique frappant le pays ces dernières années.
Quel bilan pour la Tunisie?
Sur 137 pays, la
Tunisie se classe 82 ème en terme d'éducation. Elle est 78 ème au niveau
de la qualité d'éducation, 44ème pour la qualité d'éducation en
mathématique et en sciences, 83ème pour les écoles de management, et 106
ème pour l'étendue de la formation du personnel.
Quant à l'efficience du marché des biens, la Tunisie occupe la 112 ème
position alors qu'elle est 135 ème pour l'efficience du marché de
l'emploi. Elle arrive à la 130 ème place pour les pratiques d'embauche
et de licenciement, à la 126 ème place pour la rémunération et la
productivité, et à la 123 ème position pour la coopération dans les
relations employeur-employé.
Concernant la sophistication du marché financier, la Tunisie est 110ème.
Elle est 117 ème en matière de solidité des banques, 76ème en matière
de réglementation de sécurité des échanges, en106ème position pour la
disponibilité des services financiers, et 103ème en matière
d'abordabilité de services bancaires.
Le rapport a présenté les principaux facteurs de dégradation du
classement de la Tunisie, à l’instar du terrorisme, la législation du
travail et la flexibilité de l'emploi ainsi que la stabilité
macroéconomique.
Le rapport a montré, en effet, que le classement de la Tunisie a connu,
cette année, 7 améliorations, 4 dégradations et une stagnation comme le
présente le tableau ci-après.
Le Top 5 mondial
Au niveau international, le
Top 5 n’a pas enregistré un changement significatif à l’exception de la
permutation au classement des places entre les États-Unis d’Amérique et
le Singapour comme l’indique le tableau ci-dessous.
Quelles sont les recommandations pour la Tunisie?
Les
recommandations du Forum économique mondial se focalisent sur la
nécessité d'améliorer la productivité, de favoriser une mondialisation
inclusive, de lutter contre les inégalités et de mettre en évidence une
meilleure communication et connectivité notamment via les réseaux
sociaux ce qui permettra l’engagement de la population dans des
politiques publiques efficaces.
L'IACE recommande, quant à lui,
la mise en place d'un débat national pour la productivité et la
flexi-sécurité, pour rattraper le retard pour les infrastructures et
continuer l’assainissement des Finances publiques.
Sous-exploité, quand il n’est pas tout simplement abandonné, le très
riche patrimoine archéologique tunisien semble peu intéresser les
autorités, qui cherchent pourtant à redynamiser le tourisme après des
attentats meurtriers
En cette fin de juillet, Mahmoud, gardien du site de Bulla Regia, se
désole: «J’ai passé toute une semaine sans avoir aucune visite. C’est
malheureux.» Situé dans le nord-ouest de la Tunisie, Bulla Regia est
l’un des sites archéologiques les plus importants du pays. Connue pour
ses maisons semi-enterrées – conçues pour protéger leurs occupants de la
chaleur –, la ville romaine ne voit pourtant que rarement passer les
touristes étrangers.
Ce jour-là, un couple de visiteurs vient
briser la solitude du gardien: Salah, un Tunisien de 29 ans, et son
épouse Jessica, une Américaine de 22 ans. «C’est vraiment incroyable de
voir ces immenses monuments, si anciens!, s’exclame la jeune femme. Mais
je suis choquée de voir le manque d’entretien des sites archéologiques
ici, le nombre de déchets, et aussi à quel point ils sont peu mis en
avant.»
Fruit de multiples influences – berbère, phénicienne,
punique, romaine –, le patrimoine archéologique tunisien est d’une
richesse qui donne le tournis. «La Tunisie, c’est 3000 ans d’histoire»,
répète-t-on à l’envi aux visiteurs qui se rendent dans le pays.
Des mosaïques de Bulla Regia, un site unique mais que presque aucun touriste ne connaît.
Sebastian Castellier.
Pourtant, au-delà de l’emblématique Carthage – l’un des
quatre sites archéologiques tunisiens inscrits au Patrimoine mondial de
l’Unesco –, la majeure partie de cet héritage est sous-exploitée, quand
elle n’est pas tout simplement abandonnée.
Des
indélicats viennent déverser leurs déchets dans ce qui reste de
l’amphithéâtre, des moutons broutent tranquillement sur les fragments de
mosaïque
D’après le ministre de la Culture,
Mohamed Zine el-Abdine, qui s’exprimait à ce sujet devant le parlement
tunisien début juillet, le pays compte environ 30 000 sites
archéologiques, parmi lesquels seuls 60 sont exploités et ouverts au
public, soit 0,2%.
«Si un site comme Bulla Regia se trouvait en
Grèce, on verrait des millions et des millions de visiteurs!» pointe
Salah avec amertume. «Je pense que le gouvernement tunisien n’accorde
pas au patrimoine l’importance qu’il mérite. Tandis qu’il y a énormément
de publicité pour les plages, les hôtels en bord de mer…», renchérit
son épouse, Jessica.
Acholla, l’oubliée
A 250 kilomètres
au sud de Tunis, sur la côte, la ville romaine d’Acholla semble oubliée
de tous. Seuls la présence épisodique d’un gardien et quelques fils
métalliques fatigués en guise de clôtures protègent ce site de 107
hectares des pilleurs, des indélicats venus déverser leurs déchets dans
ce qui reste de l’amphithéâtre et des bergers dont les moutons broutent
tranquillement sur les fragments de mosaïques recouverts d’herbes
folles. A sa découverte en 1948, Acholla était pourtant l’un des sites
les plus importants d’Afrique.
«Le site n’est pas ouvert au
public, explique Wided ben Abdallah, conservatrice à l’Inspection
régionale de l’Institut national du patrimoine, à Sfax, à 45 kilomètres
d’Acholla. Car pour cela il faudrait d’abord beaucoup de travail, de
restauration. Et ce n’est pas à l’ordre du jour pour l’instant.»
Une fois, je passais devant l’aqueduc quand une grande pierre est tombée, ça aurait pu tuer quelqu’un
Seule
tentative de restauration depuis les dernières fouilles, dans les
années 1980: celle du gardien qui, croyant bien faire, a reconstruit
comme il a pu le muret d’une maison antique en y ajoutant du ciment.
Aqueduc écroulé
Mais
nul besoin d’aller si loin de la capitale pour trouver des sites en
détresse. A Tunis même, l’aqueduc majestueux, construit au IIe siècle
ap. J.-C., dont les arches atteignent 20 mètres de haut et qui reliait
les sources de Zaghouan à Tunis sur une longueur de 132 kilomètres, est
chaque jour davantage englouti par la ville.
Hassanine Souissi,
48 ans, habite tout près de l’aqueduc, dans le quartier résidentiel du
Bardo. Chaque jour, il ramasse les ordures jetées aux pieds des arches
«parce qu’il le faut bien». «Une fois, je passais devant l’aqueduc quand
une grande pierre est tombée, juste à côté de nous, ça aurait pu tuer
quelqu’un. Ce n’est pas bien protégé», raconte-t-il, en montrant tout un
pan écroulé de l’aqueduc.
Cette situation désole Fakher Kharrat,
architecte et spécialiste de la protection du patrimoine: «Ce n’est pas
normal, soupire-t-il. Et encore, s’il n’y avait que ça: il y a aussi des
fouilles clandestines, un trafic de pièces archéologiques volées. Pour
lutter contre cela nous avons un Code du patrimoine, qui date de 1994,
et qui est un très beau texte. Le problème est qu’il n’est pas appliqué.
L’Etat n’est pas suffisamment présent.»
Sbeïtla, la privilégiée
«On
ne peut pas tout prendre en charge, se défend calmement Faouzi
Mahfoudh, le directeur de l’Institut national du patrimoine (INP), dont
la mission est de protéger, sauvegarder et mettre en valeur le
patrimoine, sous la tutelle du Ministère de la culture. Quand on pense
que l’institut couvre la totalité du pays, la tâche est immense. Et nos
moyens sont ceux d’un pays en développement.» Le haut fonctionnaire
admet que nombre de sites sont en mauvais état, mais assume sa
politique: «Il faut avoir des priorités, choisir quelques sites pour les
mettre en valeur.»
Sbeïtla, dans le centre du pays, fait partie
de ces sites privilégiés, ouverts au public et relativement entretenus.
Avec ses thermes et son imposant capitole, c’est même l’un des mieux
préservés de Tunisie. Cela ne l’empêche pas d’être désespérément vide.
Epicier, vendeur de souvenirs et guide autodidacte, Mohamed Rachdi,
67 ans, travaille sur le site depuis les années 1970. Il montre avec
fierté et nostalgie son livre d’or, où se succèdent mots d’amitié et
louanges à la splendeur de Sbeïtla patiemment récoltés au fil des
années.
Mohammed Rachdi rêve de voir des cars de touristes venir visiter les ruines romaines de Sbeïtla.
Sebastian Castelier
Aujourd’hui, Mohamed Rachdi rêve de voir arriver des
cars entiers de touristes. «Peut-être que les touristes qui se trouvent
maintenant au bord de la mer viendront après la saison des plages»,
espère-t-il.
Pour Ali Khiri, président de l’Association des amis
du patrimoine, ce déséquilibre entre un tourisme balnéaire de masse,
qu’il juge «dépassé et sans valeur ajoutée», et un tourisme culturel
relégué à l’arrière-plan, est un non-sens économique. «Le patrimoine est
rentable!» insiste-t-il. «En France, en Italie, le tourisme culturel
représente un apport financier important. Nous avons les moyens de faire
la même chose ici. Mais il y a un manque de volonté politique.»
Sbeïtla
est l'un des sites les mieux restaurés du pays. Le gouvernement
privilégie quelques sites sur les quelque 30'000
monuments archéologiques identifiés dans le pays.
Sebastian Castelier
«Notre pétrole, c’est le patrimoine»
Ces reproches
sont balayés par la ministre du Tourisme, Salma Elloumi Rekik: «Il est
vrai que l’investissement a été fait essentiellement sur le balnéaire.
Mais notre stratégie est d’aller vers la diversification.»
Reste
pourtant à investir. Les professionnels du tourisme s’en plaignent
régulièrement: au-delà du manque de publicité, le tourisme culturel,
manne potentielle de devises dont les recettes pourraient servir à
sauvegarder le patrimoine, est freiné dans son développement par le
manque d’infrastructures. Il est en effet difficile d’attirer les
touristes dans des lieux mal desservis et ne disposant pas
d’hébergement.
En attendant, le directeur de l’INP, Faouzi
Mahfoudh, reste optimiste. Lui veut croire que le patrimoine deviendra
bientôt «un levier de développement» pour le pays: «On n’a pas de
pétrole en Tunisie. Notre pétrole, c’est le patrimoine.»
Article publié le 21 septembre 2017 par Perrine Massy et Timothée Vinchon. Photographies : Sebastian Castelier
Tunisie : L’UNESCO met son grain de sel dans le droit à l’information
Un projet sur le droit d’accès universel à l’information (DAI) sera
lancé lundi prochain en Tunisie, à l’initiative de l’Organisation des
Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) et
avec l’appui de la Suisse.
Le kick-off de ce projet sera donné lors
d’une conférence internationale organisée lundi prochain à l’occasion de
la journée internationale du Droit d’accès universel à l’information,
selon un communiqué rendu public samedi par l’UNESCO.
Le lancement
de ce projet interviendra quelques jours après la prestation de serment
des membres du Conseil de l’Instance d’accès à l’information devant le
président de la République, Béji Caïd Essebsi.
Organisée en
partenariat avec l’Instance nationale d’accès à l’information, le
Haut-Commissariat des droits de l’Homme, le Syndicat national des
journalistes tunisiens et l’Association ARTICLE 19, cette conférence se
veut une plateforme de dialogue pour renforcer les efforts des instances
publiques, de la société civile et des médias en vue d’un accès libre
et effectif à l’information en Tunisie et proposer un plan d’action
national pour la consécration de ce droit.
Par Abdelhafidh AbdeleliPublié le 15. juin 2016 - 17:00
Bien moins nombreux qu'en France, pays auquel les lie un passé
colonial, les Maghrébins de Suisse sont généralement bien intégrés, bien
formés et actifs dans la vie associative. (Diasporastudie Maghreb)
Avec environ 18’000 personnes, les
Maghrébins forment 1% de la population étrangère de la Suisse. Une étude
réalisée pour le compte du Secrétariat d’Etat aux migrations éclaire la
réalité de cette population composite, qui selon les termes des auteurs
«n’apparaît comme soudée et homogène qu’aux yeux des personnes qui lui
sont extérieures».
Menée par le Forum suisse pour l’étude des migrations et de la population de l’Université de Neuchâtel (SFMLien externe), cette étudeLien externe
de 150 pages, publiée en 2014, commence par rappeler les
caractéristiques communes au Maroc, à l’Algérie et à la Tunisie, les
trois pays du Maghreb. La population pratique à 95% un Islam sunnite, de
rite malékite, parle l’arabe et le berbère et ces pays ont tous trois
connu la domination française.
Autres caractéristiques: les
populations maghrébines sont aujourd’hui très jeunes (plus de 25% de
moins de 14 ans) et leur première destination d’immigration est l’Europe
occidentale. Cette immigration a débuté après la Deuxième Guerre
mondiale. Elle s’est encore développée avec la première crise pétrolière
des années 70, avant de commencer à diminuer suite à l’établissement
des visas d’entrée, exigés par l’Union européenne.
La Suisse,
quant à elle, devient une destination pour les populations maghrébines à
partir des années 80. Les immigrés sont alors des étudiants ou des
opposants politiques aux régimes dictatoriaux de leurs pays, ou encore
des personnes à la recherche de meilleures conditions de vie.
Cette
immigration relativement facile s’infléchit brusquement dès janvier
1991, lorsque, suite à la dénonciation d’un accord datant de 1963, la
Suisse réintroduit l’obligation de visa pour les trois pays du Maghreb.
Et l’application de l’accord de Schengen en décembre 2008 n’a pas
arrangé les choses.
A la fin de l’année 2010, la Suisse comptait
un peu plus de 18’000 personnes originaires du Maghreb (Maroc: 7469,
Tunisie: 6418, Algérie: 3822). Résidents permanents, ces immigrés
habitent notamment dans les grandes villes et les cantons francophones.
Le tableau ci-dessous illustre l’évolution, entre 1981 et 2010, du
nombre des résidents permanents maghrébins en Suisse, recensés selon
leur pays d’origine.
Evolution de la population résidente permanente maghrébine en
Suisse, selon le pays d’origine 1981– 2010 (Office fédéral de la
statistique)
(swissinfo.ch)
Structure démographique et état civil
S’agissant
de la proportion entre les sexes, on remarque que les femmes sont plus
nombreuses chez les immigrés originaires du Maroc (10 pour 7 hommes). En
revanche, les immigrés d’Algérie et de Tunisie sont plus nombreux que
les immigrées (107 hommes pour 100 femmes).
Si on regarde la
pyramide des âges, on voit qu’une grande partie des Tunisiens et des
Algériens résidant en Suisse ont entre 25 et 39 ans. Les enfants et les
personnes âgées sont particulièrement peu nombreux, comme souvent dans
les populations immigrées, qui recherchent avant tout un emploi et
veulent améliorer leurs conditions de vie.
Quant aux immigrés
marocains, 35% ont entre 30 et 39 ans. Parmi eux, on trouve de
nombreuses femmes actives sur le marché du travail. On constate par
ailleurs que les actifs sont les plus nombreux chez les Marocains, que
c’est chez les Algériens qu’on trouve le plus de personnes âgées et chez
les Tunisiens le plus de jeunes.
La plupart des ressortissants
des trois pays du Maghreb sont mariés (deux tiers pour les Algériens et
les Marocains contre 59% pour les Tunisiens). Ce qui signifie que la
majorité de ces immigrés vit de façon stable au sein d’une famille. La
proportion de célibataires est de 24% chez les Marocains et de 32% chez
les Tunisiens.
Plus de la moitié des Marocains, Tunisiens et
Algériens établis en Suisse sont mariés à des Suissesses. Et plus de la
moitié des femmes marocaines sont mariées à des Suisses, contre un tiers
seulement pour les Tunisiennes et les Algériennes.
Etat civil des étrangers résidents permanents en Suisse selon
l’origine, 2009 (Statistique de la population résidente de nationalité
étrangère, état au 31.12.2009)
(swissinfo.ch)
Les permis de séjour
Il existe en Suisse
plusieurs types de permis de séjour pour étrangers. Le permis B
autorise un séjour d’une durée limitée, et le C, un établissement de
longue durée. Il y a aussi les permis provisoires ou saisonniers: G, L, N
et F. La distribution des différents permis dans la population
maghrébine montre une progression des personnes passant d’un statut
provisoire à un statut permanent depuis 1994. En 2009, 90% des Marocains
et des Tunisiens, ainsi que 87% des Algériens en Suisse ont un statut
consolidé (permis B ou C).
La migration des Maghrébins a ses
motifs: le regroupement familial, la recherche d’un emploi, l’éducation,
l’asile politique. En 2002, plus de deux tiers des Marocains présents
en Suisse y étaient venus pour rejoindre leur famille. En 2005, ils
avaient atteint la proportion de 80%. Quant aux Marocains entrés en
Suisse en 2002 pour des raisons d’études et de formation, leur
proportion ne dépassait pas 20%.
Concernant la naturalisation, en
quelques années, le nombre d’immigrés des trois pays du Maghreb ayant
obtenu la nationalité suisse a augmenté. Entre 1992 et 2010, quelque 200
à 280 Tunisiens ont été naturalisés chaque année, alors que ce nombre
se situe entre 150 et 200 pour les Algériens. Le tableau ci-dessous
illustre le processus de naturalisation entre 1992 et 2010.
Naturalisation des personnes d’origine maghrébine en Suisse, 1992–2010 (Wanner et Steiner 2012)
(swissinfo.ch)
Répartition géographique
La majorité des
immigrés des pays du Maghreb sont installés en Suisse romande. 64% des
Algériens, 67% des Marocains et 56% des Tunisiens vivent dans les
cantons francophones. Genève et Vaud accueillent plus de la moitié des
Marocains et des Algériens. Il n’en va pas de même pour les Tunisiens,
dont 30% vivent dans les cantons alémaniques, surtout dans les grandes
villes.
Nombre de personnes originaires du Maghreb par canton (SFM)
(swissinfo.ch)
Marché du travail
Le Maghreb n’est pas
traditionnellement une région de recrutement de main-d’œuvre pour la
Suisse. Néanmoins, la participation des Maghrébins à la vie active en
Suisse et leur présence sur le marché du travail atteint un pourcentage
relativement élevé (trois quarts des Maghrébins travaillent, contre cinq
sixièmes des Suisses).
Enfin, la proportion d’hommes maghrébins
actifs sur le marché du travail en Suisse est plus élevée que celle des
autres étrangers des pays hors UE / AELE.
Participation au marché du travail des personnes âgées de 18 à 64 ans, selon le sexe et l’origine, 2010 (Relevé structurel 2010)
(swissinfo.ch)
Cet ensemble de données, et les commentaires qui les accompagnent
tout au long de l’étude du SFM dressent un tableau qui bouscule les
idées reçues sur les immigrés maghrébins. Généralement bien formés et
intégrés, actifs dans le monde du travail comme dans la vie sociale, ils
ne sont ni excessivement conservateurs, ni fermés aux droits des
femmes.
(Traduction de l'arabe: Ghania Adamo), swissinfo.ch
À l’approche du
Mondial de football qui se déroulera en Russie en 2018, l’équipe du
Brésil a été considérée comme la plus chère, selon le classement réalisé
par le portail Transfermarkt.
Les
résultats du classement, visant à évaluer l'équipe de football la plus
chère, ont démontré que c'est l'équipe du Brésil qui avait remporté le
premier prix, a rapporté le portail Transfermarkt à l'approche du Mondial de football qui se déroulera en Russie en 2018.
Les 32 participants au Mondial 2018 désormais au complet
Selon les informations du portail, les joueurs de cette équipe coûtent au total 671,5 millions d'euros.
L'équipe du Brésil est talonné par les joueurs espagnols, totalisant
643,5 millions d'euros. La troisième position est partagée entre les
équipes française et allemande pour 636,5 millions d'euros chacune.
De son côté, la Russie est à la 17e position pour un total de 138,6 millions d'euros.
Le Panama clôt le classement, précédé par l'Arabie saoudite avec 5,25 millions d'euros et 18,83 millions d'euros respectivement.
Les 31 équipes qualifiées, outre la Russie, qualifiée d'office en
tant que pays organisateur, sont le Brésil, l'Iran, le Japon, le
Mexique, la Belgique, la Corée du Sud, l'Arabie saoudite, l'Allemagne,
l'Angleterre, l'Espagne, le Nigeria, le Costa Rica, la Pologne,
l'Égypte, l'Islande, la Serbie, le Portugal, la France, l'Uruguay,
l'Argentine, la Colombie, le Panama, le Sénégal, le Maroc, la Tunisie,la Suisse, la Croatie, la Suède, le Danemark, l'Australie et le Pérou.
Mondial 2018: presque tous les billets de la deuxième phase vendus en 24 heures
Le
Mondial 2018 réunira tous les détenteurs du trophée des compétitions
précédentes sauf l'Italie, à savoir le Brésil, l'Allemagne, l'Argentine,
l'Uruguay, la France, l'Angleterre et l'Espagne.
Le Mondial 2018 se déroulera du 14 juin au 15 juillet dans 12 stades
de 11 villes russes: Moscou, Kaliningrad, Saint-Pétersbourg, Volgograd,
Kazan, Nijni Novgorod, Samara, Saransk, Rostov-sur-le-Don, Sotchi et
Iekaterinbourg.
Selon le sociologue, la non-restitution des fonds illicites pénalise l'Afrique
Le sociologue suisse Jean Ziegler doit présenter mercredi devant le Conseil des droits de l'homme, actuellement réuni en session plénière à Genève, un rapport
sur les fonds illicites. Un groupe de travail a été chargé d'évaluer
les conséquences de la non-restitution de l'argent capté par les
dictateurs pour les pays concernés. Le document de 20 pages étrille les
banques suisses.
Vos détracteurs ne vont-ils pas voir dans ce rapport un nouveau brûlot antisuisse?
Je n'attaque pas la Suisse mais les banques suisses. C'est totalement
différent. Les diplomates comme Valentin Zellweger à Genève et la
Division droit international à Berne font tout leur possible pour
accélérer le rapatriement des fonds illicites séquestrés. Cet argent,
les gouvernements et leurs populations en ont besoin. Selon la
Commission économique pour l'Afrique, les fonds volés au continent
dépassent les 50 milliards de dollars. Aujourd'hui, l'argent de Ben Ali
et de Moubarak dort dans des coffres en Suisse alors que la Tunisie et
l'Egypte en ont cruellement besoin.
Mais la Suisse s'est engagée à restituer ces fonds
Cela prend beaucoup trop de temps. Des cabinets d'avocats de la place
s'enrichissent en multipliant les recours pour bloquer les procédures.
Et pendant ce temps, les banques font fructifier leur pactole. C'est
tout bénéfice pour elles puisqu'elles n'ont même plus de comptes à
rendre à leurs clients. En outre, la loi n'a rien prévu pour l'argent
déposé sur des comptes offshore et qui représente la plus grosse partie
de l'argent détourné.
Que reprochez-vous à l'Autorité de surveillance des marchés financiers (FINMA)?
Son inaction. Elle assure juste l'impunité aux banques. C'est un
scandale absolu. Le parlement a adopté l'une des législations les plus
avancées d'Europe avec la loi de diligence, mais elle est contournée par
les banquiers. Ils sont censés être vigilants lorsqu'ils ont affaire à
des personnes exposées politiquement (PEP). Mais on voit bien que toutes
les grandes affaires de détournement d'argent à travers le monde
passent par la Suisse. On l'a vu avec le Brésil et la Malaisie
dernièrement. Donc je m'interroge sur l'interprétation du terme PEP.
Qu'attendez-vous du Conseil des droits de l'homme?
Qu'il condamne l'action des banques suisses mais aussi américaines qui
jouent un rôle clef dans le transfert de l'argent illicite. Mais surtout
qu'il qualifie de crime contre l'humanité le prélèvement et l'accueil
des sommes détournées pour les rendre imprescriptibles. Alain Jourdan
Source
Article par Alain Jourdan paru dans 24heures, REGION, mardi 19 septembre 2017, p. 9
Sie häuften Schulden von 135'000 Franken an und leben seit Jahren von der Fürsorge. Nun winkt eine IV-Rente.
Von Christian Keller, 12.09.2017
Die Sozialausgaben stiegen in den letzten fünf Jahren um satte 20 Prozent auf 697 Millionen Franken (Budget 2018) hoch.
Als X.*, dem im Kleinbasel ein Mehrfamilienhaus gehört, im Oktober
2016 eine Vierzimmerwohnung für 1600 Franken im Monat zur Vermietung
ausschrieb, da bewarb sich auf das Immobilieninserat auch die Famillie
Y.* aus Tunesien. An der Feldbergstrasse, wo sie aktuell leben würden,
sei es «nicht gut dort», habe der Ehemann während der Besichtigung der
88 Quadratmeter grossen Unterkunft mit Parkettboden und Balkon erklärt.
«Grössere Wohnung gesucht», gaben die Y.s in den Unterlagen an, die sie
X. überreichten. Daraus ging auch hervor, dass die ausländische Familie
mit zwei Kindern im Alter von zehn und vier Jahren von der Sozialhilfe
abhängig ist.
Den Basler Kaufmann und Liegenschaftsbesitzer traf
der Schlag, wie er sagt, als er die beigefügten
Betreibungsregisterauszüge der Y.s gesichtet habe. Die ausstehendenen
Zahlungen und offenen Verlustscheine füllten mehrere Seiten. Wie aus den
amtlichen Dokumenten hervorgeht, die der BaZ vorliegen, beträgt die von
den Gläubigern eingeforderte Summe insgesamt 135'695.95 Franken.
Im
August dieses Jahres, als der Fall des Bieler Hasspredigers Abu Ramadan
für eine Welle der Empörung sorgte – der Asylsuchende aus Libyen soll
während 13 Jahren rund 600'000 Franken Sozialhilfe bezogen haben –,
mochte X. nicht mehr schweigen. Er wandte sich an die Zeitung. «Dass
Leute Sozialhilfe beziehen, die in der Schweiz eigentlich nichts
verloren haben, ist nicht die Ausnahme, sondern die Regel. Als
Wohnungsvermieter erhalte ich immer wieder Anfragen von der Basler
Sozialhilfe, die bei mir Migranten mit hohem Schuldenberg unterbringen
will. Es darf doch nicht sein, dass wir Steuerzahler für Zuwanderer
aufkommen müssen, die sich um ihre Zahlungsverpflichtungen foutieren»,
ärgert sich X. Die Öffentlichkeit müsse über diese Missstände informiert
werden, die von den Politikern und Behörden systematisch unter den
Tisch gekehrt würden.
Die im Kanton Basel-Stadt steigenden
Sozialausgaben würden das Problem eindrücklich belegen. Tatsächlich
schossen die entsprechenden Kosten in den letzten fünf Jahren um satte
20 Prozent auf 697 Millionen Franken (Budget 2018) hoch. Für X. darf
sich diese Entwicklung nicht fortsetzen: «Statt endlich die Steuern zu
senken und den Mittelstand zu entlasten, pumpt die Regierung immer mehr
Geld in den Sozialbereich. Eine schlechte Politik.»
Hohe Steuerausstände
Zurück
zum Ehepaar Y.: Wie den Akten zu entnehmen ist, kam der 44-jährige
Ehemann 1994 in die Schweiz. Inzwischen verfügt er über die
Niederlassungsbewilligung C. Obwohl der Tunesier während einigen Jahren
ein Einkommen von geschätzten 40'000 Franken erzielte, blieb er
regelmässig Steuerbeträge schuldig, die Kanton und Bund einforderten.
Für die Steuerjahre 2005–2009 sowie 2012–2013 werden im
Betreibungsregisterauszug Verlustscheine von total 29'917.25 Franken
aufgeführt. Hinzu kommen happige Forderungen von Krankenkassen, diversen
Inkassofirmen, Telefonanbietern, den SBB oder
Elektronikfachmarkt-Ketten.
Als die BaZ den Ehemann telefonisch
erreicht, gibt er an, seit 2010 Sozialhilfebezüger zu sein. Er sei
damals krank geworden: «Ich habe Angst von Leuten und Polizei. Und von
Hund.» Mehr ist von ihm nicht zu erfahren, denn nun hat die BaZ seine
Schwester am Telefonhörer. «Mein Bruder hat nicht gerne Kontakt mit
Menschen, das hat der Psychiater herausgefunden», sagt sie. Und betont,
was nachweislich falsch ist: «Als er noch bei Coop oder den SBB
gearbeitet hat, zahlte er seine Steuern immer.» Wie sie erzählt, habe
ihr Bruder nach medizinischen Abklärungen einen Antrag auf eine
100-prozentige IV-Rente gestellt. «Der Anwalt hat ihn kürzlich angerufen
und gesagt, es sehe gut aus.»
Die 33-jährige Ehefrau der Y.s kam
2006 in die Schweiz. «Familiennachzug mit Erwerbstätigkeit», liest sich
im Ausweis der Tunesierin. Rasch wuchs auch bei ihr, die keiner Arbeit
nachging, der Stapel unbeglichener Rechnungen. So musste sich
beispielsweise die Frauenärztin, welche sie 2008 im Rahmen der Geburt
ihres ersten Kindes behandelte, Beträge von zusammengezählt mehreren
Tausend Franken ans Bein streichen. Unter dem Strich resultieren
Ausstände von 24'829.85 Franken.
Es ist klar, dass die Y.s mit
solch verheerenden Betreibungsregisterauszügen bei der Suche nach einer
neuen Bleibe so gut wie chancenlos sind. Doch die Tunesier erhalten
Hilfe: Der Basler Verein «IG Wohnen – die Lobby für sozial
Benachteiligte auf dem Wohnungsmarkt» setzt sich für sie ein.
Im
Namen der Y.s schrieb eine Mitarbeiterin von IG Wohnen eine E-Mail an
Wohnungsvermieter X. Das Ehepaar suche «mit ihren beiden Kindern eine
Wohnung in kinderfreundlicher Umgebung. Frau Y. besucht Deutschkurse.
Die Familie wird von der Sozialhilfe unterstützt, die Miete wird direkt
überwiesen», heisst es in der Anfrage. Es folgt der Hinweis, dass bei
einem Vertragsabschluss die IG Wohnen für zwei Jahre der «verbindliche
Ansprechpartner» bleibe und auch eine Wohnbegleitung einrichte, «die der
Familie Y. und der Verwaltung für alle Fragen oder Probleme zur
Verfügung» stehe. «Für die Prüfung der Bewerbung danken wir Ihnen im
Voraus.»
X. lehnte ab. «Ich habe nichts gegen Ausländer oder
Flüchtlinge, aber wer unsere Sozialwerke so ausnützt, kommt mir nicht
ins Haus.»
Für ihre gemeinnützige Tätigkeit wie bei den Y.s erhält
die IG Wohnen vom Kanton Basel-Stadt jährlich Subventionen von bis zu
70'000 Franken. Auf die Frage, ob eine Selektion erfolge und
beispielsweise abgelehnt werde, wer sich mutwillig verschuldet habe,
verneint Präsidentin Pia Diezig: «Die Personen werden uns von der Basler
Sozialhilfe oder unseren Mitgliedervereinen zugewiesen. Sie haben
meistens keine tollen Betreibungsregisterauszüge. Aber wohnen müssen sie
trotzdem irgendwo. Oder sollen wir sie unter einer Brücke leben
lassen?»
Diezig hat Verständnis für die Empörung von X. Als
langjährige Sozialarbeiterin wisse sie, dass die Bevölkerung teilweise
Mühe mit dem Sozialsystem bekunde, weil es als ungerecht wahrgenommen
werde. «Ich zahle meine Steuern pünktlich und ärgere mich auch, wenn ich
sehe, wie andere ihren steuerlichen Pflichten nicht nachkommen», sagt
sie zur BaZ.
Trotzdem dürften solche Überlegungen für die IG
Wohnen keine Rolle spielen: «Unsere Aufgabe ist es, für diese Menschen
eine geeignete Unterkunft zu finden. Dies nicht zu tun, und da bin ich
mir sicher, würde die Gesellschaft letztendlich teurer zu stehen
kommen.»
Doch ist es im Interesse der Schweiz, Fremden Gastrecht
zu gewähren, die einerseits jahrelang fortwährend Schulden anhäufen und
andererseits, ebenfalls während Jahren, am Tropf der Sozialhilfe hängen?
Sinnvoll scheint dies jedenfalls nicht. Das Ausländergesetz lässt den
Entzug der Aufenthaltsbewilligung bei Verschuldung denn auch unter
gewissen Umständen zu.
Doch bis eine solche Verfügung durchgesetzt
werden kann, dauert es oft Jahre. Im Juli 2014 gewann das Basler
Migrationsamt vor Bundesgericht gegen eine serbische Staatsangehörige –
sie hatte Betreibungen und Verlustscheine in Höhe von 172'543 Franken –,
die den Widerruf der Niederlassungsbewilligung zuvor durch alle
Instanzen hindurch angefochten hatte. In vergleichbaren Fällen liessen
die Richter in Lausanne die kantonalen Behörden aber auch schon
abblitzen.
Landesverweis kaum möglich
Ob es bei den
Y.s je eine Intervention oder Verwarnung gegeben hat, ist nicht bekannt.
Aufgrund des Datenschutzes gibt das Migrationsamt zu Einzelfällen keine
Auskunft. Yerguz Toprak, Sprecher des Basler Justiz- und
Sicherheitsdepartements, sagt, jeder Fall müsse individuell betrachtet
werden. «Bei der Frage, wie diese Abwägung im Einzelnen vorzunehmen ist,
richten wir uns nach den zahlreichen Gerichtsentscheiden auf diesem
Gebiet.» Mit ihren beiden Kindern dürften die Tunesier aber ruhig
schlafen können: Ein Landesverweis ist so gut wie ausgeschlossen. Das
Ehepaar Y. lebt indes nicht mehr zusammen. Sie hätten sich getrennt und
würden jetzt, unterstützt von der Sozialhilfe, an verschiedenen Orten
wohnen, sagt die Schwester des Ehemanns. Die Recherche der BaZ stört
sie: «Rufen Sie auch allen Schweizern an, die Geldprobleme haben?»
Auf der Jagd nach dem schnellen Geld: Eine Schweizer Firma schürft günstig Bitcoins in einem nordafrikanischen Zollfreilager.
Von Bernhard Fischer
15.12.2017
Mining-Rigs im Keller: So werden die boomenden Kryptowährungen im grossen Stil produziert.Quelle: Vyacheslav Prokofyev/Getty Images
Es ist eine Kryptowährungsstory der kuriosen Art. Nach der Vervielfachung der Kurse von Bitcoin und Ether und jüngst der Gründung einer Terminbörse für Kryptowährungen in Chicago wittern jetzt ein paar Schweizer Jungunternehmer Morgenluft. Sie errichten in
Tunesien eine selbst im globalen Massstab grosse Kryptowährungsproduktion.
Die Ostschweizer Krypto-Schürfer nehmen für sich in Anspruch, «das
etablierteste Unternehmen im Markt» zu sein, das sich «from a business
point of view» auf das Kryptomininggeschäft einlässt. Mymultiminer
heisst die Firma, Geschäftsleiter
Alexandre Touihri ist dafür seit November operativ tätig.
Bis zu 150 Millionen
Franken Umsatz
Ende 2018 will er damit bereits 100 bis 150 Millionen Franken Umsatz gemacht haben. Mymultiminer ist eine Bewirtschaftungsfirma für Mining-Rechner mit Sitz in Wallisellen, eine Tochter von Cryptec und Teil der Firmengruppe Auf der Mauer (
ADM) mit Sitz in Baar.
Im Endausbau sollen 35 000 handtaschengrosse Computersysteme mit
jeweils neun Hochleistungsgrafikkarten in eigens errichteten Hallen auf
der Fläche von zwei Fussballfeldern in Tunesien stehen und Coins schürfen. Die Rechner sollen nicht im Besitz der ADM
sein, sondern den Investoren gehören. Ein Rechner kostet den Anleger im
Minimum 4000 Euro – multipliziert mit 35 000 sind das in Franken umgerechnet die besagten 150 Millionen Franken Umsatz. Der Kunde erwirbt physisches Eigentum.
Ihm gehört der Rechner und was dieser an Kryptowährungen generiert, abzüglich Betriebsgebühren von 28 Prozent in Coins. «Daher haben wir den Anreiz, mit hoher Leistung möglichst viel zu minen, weil auch unser Erfolg davon abhängt», sagt Touihri.
Für Stromversorgung, Wartung, Bewachung und Softwareupdates ist das
Unternehmen zuständig. Die Investoren sind von der Wertentwicklung der
Kryptowährung abhängig: Geht diese auf null zu, bleiben ihnen die
Grafikkarten.
Tiefe Stromkosten in Tunesien
Aus Unternehmenssicht liegt der Clou vor allem bei den tiefen Stromkosten in Tunesien. Strom ist der grösste Kostentreiber bei den hochtourigen Rechnern. Da die Maschinen in Tunesien
stehen, sind die Kosten tief: Die Sociéte Tunisienne d’Életricité et du
Gaz liefert die Kilowattstunde für umgerechnet 4 Rappen, das ist ein
Viertel der Kosten, die in der Schweiz anfallen würden. Zudem stellt die tunesische Tochter von Cryptec die Systeme in einer zollfreien
Freihandelszone
auf, das spart die Einfuhrgebühren für die Rechner. Was gemint wird,
geht zu 100 Prozent ins Ausland – eine Steuerpflicht am Standort
entfällt.
Hinter dieser Operation steckt die weitgehend unbekannte Gruppe Auf
der Mauer. Die Gruppe ist wenige Jahre alt, firmiert an einer Topadresse
im Zürcher Kreis 1 und wirbt wie ein traditioneller, wertebewusster
Vermögensverwalter mit Schweizer Prägung. Die Firmengründer sehen sich
als Unternehmensberater und Startup-Inkubatoren.
Vor der Gründung der Tochter Cryptec setzte ADM 2016 3 Millionen Franken um. Touihri
hält mit dem neuen Mining-Business eine bis zu Verfünfzigfachung in
zwölf Monaten für realistisch. Bedenken wegen allfälliger Bauernfängerei
oder potenziell illegaler Tätigkeiten hat er nicht. Denn: Mymultiminer
brauche keine Finma-Regulierung, da sie nur den Warenhandel mit
Rechensystemen betreibe. Und: «Unser Bewirtschaftungskonzept ist derzeit
eine der wenigen konformen Investmöglichkeiten für Privatanleger im
Kryptominingbereich.»
Wo kein Kläger, da kein Richter
Tatsächlich verfügt Mymultiminer über keine Finma-Bewilligung. Diese
äussert sich auch nicht «zu allfälligen Bewilligungspflichten dieser
Firmen oder bestimmter Geschäftsmodelle». So lange gilt die Devise, wo
kein Kläger, da kein Richter: «Hat die Finma Hinweise auf mögliche
Verletzungen von Aufsichtsrecht, geht sie diesen nach und ergreift bei
Bedarf Massnahmen. Die Beurteilung von Bewilligungspflichten basiert auf
dem konkreten Einzelfall», sagt Sprecher Vinzenz Mathys.
Nouvel exploit tunisien en Suisse : la meilleure moyenne jamais réalisée dans son lycée au bac
Encore un Tunisien qui fait la fierté de son pays
d’origine. Cette fois ci c’est un Suisse d’origine tunisienne qui vient
de réaliser un exploit que peu de jeunes Suisses ont pu accomplir.
En effet Selim Gatti, né en 1999 à Berne, a créé
l’événement à Neuchâtel, en Suisse, en obtenant sa maturité
(correspondant au diplôme de baccalauréat) avec 5.86 de moyenne sur 6,
la meilleure jamais enregistrée au sein de son lycée,
Denis-de-Rougemont.
Humble, le jeune homme a l’œil qui pétille quand
il évoqué sa brillante scolarité, écrit à son propos de site arcinfo.ch.
Selon lui il vient de conclure sa maturité en physique appliquée aux
mathématiques (Pyam) avec une moyenne exceptionnelle.
Selim compte poursuivre ses études supérieures à
l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, université où Albert Einstein
avait fait ses études.
Taoufik Habaieb: Le génie tunisien comme unique salut
La politique, exécrable dans ses basses pratiques, comme en ces
derniers temps, ne saurait nous détourner de l’essentiel. Qu’avons-nous
fait pour préparer l’avenir des générations montantes ? Quelles
politiques publiques avons-nous déployées pour transformer l’école et
embrasser les métiers de demain ? A-t-on suffisamment encouragé la
recherche scientifique pour rattraper le gap et prendre pied dans le
concert de la science et du savoir ? Où en sommes-nous dans le
numérique, l’intelligence artificielle et toute cette nouvelle
déferlante qui est en train de bouleverser le monde ? Quels projets
d’envergure avons-nous initiés pour favoriser les sources renouvelables
dans notre bilan énergétique et la préservation du climat ?
Sur l’avenir, nous manquons de vision et prenons du retard !
Sur le stratégique, nous risquons d’être défaillants. Les pénalités
seront lourdes à assumer. La jeunesse de demain ne le pardonnera pas aux
dirigeants d’aujourd’hui.
L’émigration, subie ou choisie, de près d’un millier de jeunes médecins tunisiens,
rien qu’en 2017, en France, en Suisse, en Belgique, au Canada et dans
des pays de l’Afrique subsaharienne, nous interpelle doublement. Elle
apporte la preuve que la qualité de l’enseignement et de la formation
scientifique en Tunisie est prisée par des pays qui savent l’apprécier.
Le revers de la médaille, c’est que nous n’avons pas pu ou su les
garder. Désenchantés, déçus, sans perspectives d’avenir, confrontés à la
violence, la précarité et la déliquescence des soins dans les
établissements publics et à la taxation dans les cabinets privés, les
meilleurs n’ont d’autre choix que de partir.
Les médecins ne sont pas les seuls dans cet exode.
Ingénieurs, financiers, universitaires, chercheurs, juristes et autres
managers de haut niveau prennent eux aussi le chemin de l’expatriation,
dans un flux migratoire jamais observé auparavant. Ambition, désir de
mobilité et de changement d’horizon ? Aucun Tunisien n’est convaincu
qu’il pourra trouver ailleurs dans le monde un pays meilleur que sa
terre natale. Mais ceux qui partent, s’ils regrettent la douce Tunisie,
ne peuvent plus supporter y travailler.
Incapables de les retenir, qu’allons-nous faire pour entretenir avec eux ce grand lien affectif, patriotique ?
Comme pourrions-nous faire bénéficier le pays des dividendes de leur
nouvelle situation ? L’unique discours officiel prononcé à leur adresse
est celui d’envoyer de l’argent au pays et d’y investir. Aucun
réceptacle n’est ouvert pour tirer de toute la valeur ajoutée que ces
Tunisiens de l’étranger peuvent faire profiter la patrie. Chefs de
service dans de grands hôpitaux et de prestigieux laboratoires de
recherche, analystes et décisionnaires dans des banques et fonds
d’investissement, ingénieurs aux commandes d’éminents centres de
développement, dirigeants dans des multinationales et autres constituent
pourtant un capital précieux. Ne sont-ils pas en mesure d’accueillir
des stagiaires, de faire embaucher des compatriotes, d’établir des ponts
entre leurs institutions et celles de leur pays, de prodiguer des
conseils aux décisionnaires tunisiens, de souffler des idées, de
signaler des opportunités... Qui, en Tunisie, s’en soucie ? Qui s’en
occupe ?
Dans cette insouciance générale,
le grand virage de l’intelligence artificielle n’est pas pris à
bras-le- corps par les décisionnaires tunisiens. Le numérique, sa
culture, son enseignement, sa recherche et développement, son économie
et son essor se dispersent entre l’Education nationale, l’Enseignement
supérieur, le Commerce (électronique) et le ministère des TIC. Sans
coordination, sans synergie, chacun est sur sa planète.
Tout favorise pourtant la Tunisie dans cette voie de l’intelligence artificielle.
L’engouement quasi-intuitif des jeunes, la multiplication des
institutions d’enseignement et des laboratoires de recherche, la qualité
de l’enseignement et de l’encadrement font de notre pays et de notre
jeunesse des atouts majeurs dans cette conquête du futur.
Que manque-t-il alors ? La volonté politique !
Au-delà des discours, point de détermination affirmée, de plans
d’action avec des dates précises, de moyens conséquents et de
financements garantis. Les quarante « grandes options » issues des
récentes assises nationales de l’enseignement supérieur et de la
recherche scientifique (regrettablement boycottées par l’Ugtt), sans
programmation fixe, risquent d’être renvoyées aux calendes grecques. Et
nous voilà retomber dans la politique politicienne.
Au lieu de s’agacer de ce qui se dit ou s’écrit, de
s’étaler sur les commentaires au détriment de la conceptualisation de
sa politique et de son explication pour convaincre les Tunisiens, le
gouvernement n’a d’autre devoir que de privilégier dans ses politiques
publiques les grands choix d’avenir. Le génie tunisien - scientifique,
technologique, managérial, culturel et artistique - est notre précieux
capital. Sachons-le cultiver et en faire le pilier de notre futur.
Dans son classement des pays les plus engagés en matière d'énergies renouvelables, SolarSuperState
classe la Tunisie dans le top 3 des pays africains, aux côtés du
Cap-vert et du Maroc. Un classement basé sur la puissance éolienne
cumulée par population.
Le classement se base donc sur
l'électricité générée à partir de deux sources, à savoir, l'énergie
solaire et l'énergie éolienne, en calculant la puissance cumulée par
population (W/c, ou Watt per Capita)
Sur le plan
continental, la Tunisie, le Cap-Vert, et le Maroc sont en tête de liste
des pays africains. Ces pays font même mieux que la Suisse qui, selon le
rapport, n'a pas augmenté sa puissance éolienne entre 2014 et 2015. "Le
Maroc et la Tunisie sont des exemples pour la Suisse concernant la
puissance éolienne cumulée et l'augmentation annuelle de la capacité
éolienne", lit-on dans le rapport, selon une déclaration d'un membre du
comité de la SolarSuperState Assocation, Fritz Wassmann-Takigawa.
Du
côté de l'énergie solaire, la Tunisie se classe 9e en Afrique avec le
Dijibouti et le Botswana, faisant mieux que le Maroc, tandis que
l'Algérie se classe 6e, et l'Afrique du Sud occupe la première place
parmi les pays africains.
Classement des pays africains, avec la puissance cumulée par population (W/c)
Sur
le plan mondial, la Tunisie arrive 46e en matière d'énergie éolienne,
précédée par le Maroc, et suivie par le Honduras. Le Danemark occupe
quant à lui la première place mondiale, suivi de la Suède et de
l'Allemagne. Le Bangladesh, le Nigéria, et l'Indonésie arrivent en
dernier.
La Tunisie se classe par contre 94e en matière d'énergie
solaire, suivie par le Djibouti et devancée par la Jamaïque. Le
Liechtenstein arrive premier sur le plan mondial, suivi de l'Allemagne
et de l'Italie.
Toujours au niveau de l'énergie solaire, aucun
pays arabe ne fait partie du Top 20. Ainsi, on trouve les Emirats Arabes
Unis à la 42e place, suivis de la Jordanie (49e), du Qatar (50e), et du
Koweit (68e).
Le Nigeria, le Brésil et l'Indonésie arrivent en dernier, en matière d'énergie solaire.
Le
Danemark doit sa première place mondiale en matière d'énergie éolienne
au fait qu'il avait été pionnier dans le domaine, et ce depuis 125 ans.
Quant au Liechtenstein, il avait fait de l'énergie solaire une priorité
politique depuis 2008, encourageant ses citoyens à installer des
panneaux photovoltaïques et favorisant un climat d'investissement et une
imposition relativement basse dans le secteur.
Liberté économique : La Tunisie occupe la 117e place à l'échelle mondiale
Le dernier rapport du groupe de
réflexion canadien, Fraser Institute, classe la Tunisie au 117 rang en
matière de liberté économique sur 159 pays concernés par une enquête
mesurant un ensemble de critères économiques en rapport avec le libre
marché, le libre-échange et la liberté d’entreprendre.
Au Maghreb, la Tunisie devance le Maroc
qui occupe la 120e place et dépasse largement l’Algérie qui demeure très
en retard à la 156e place. Notre voisin ne surclasse que trois pays
dont la situation économique n’est pas à envier, à savoir le Congo, la
Centrafrique et le Venezuela.
L’Institut Fraser, qui considère la
liberté économique comme étant l’une des principales conditions pour la
prospérité, la création de l’emploi et la lutte contre la pauvreté,
distingue dans son rapport 10 pays champions en matière de liberté
économique.
Il s’agit de Hong Kong qui arrive encore
en première position, avec un score de 8,97 points, suivie de Singapour
(8,81 points), de la Nouvelle-Zélande (8,48 points), la Suisse (8,44),
l’Irlande (8,19), le Royaume-Uni (8,05), l’île Maurice (8,04), la
Géorgie (8,01), l’Australie (7,99) et l’Estonie (7,95).
Le rapport se base sur des données
statistiques collectées en 2015 à partir d’un certain nombre de sources
différentes (y compris la Banque mondiale, le Fonds monétaire
international et autres).
La police judiciaire neuchâteloise tient
son nouveau chef. Sami Hafsi succède à Olivier Guéniat, mort subitement
au mois de mai. Sami Hafsi est entré à la police neuchâteloise en
octobre 2003. Il occupe actuellement la fonction de chef du service
forensique
Sami Hafsi succède à Olivier Guéniat à la tête de la police judiciaire neuchâteloise.
Le successeur d'Olivier Guéniat à la tête de la police judiciaire
neuchâteloise est connu. Il s'agit du commissaire Sami Hafsi, entré à la
police neuchâteloise en 2003 et actuel chef du service forensique. Sa
nomination a été annoncée vendredi matin par le chef du Département de
la justice, de la sécurité et de la culture, Alain Ribaux, ainsi que par
le commandant de la police neuchâteloise, Pascal Lüthi.
Agé de 36 ans, Sami Hafsi est marié et père de deux enfants. Il est
titulaire d'un doctorat en sciences forensiques de l'Ecole des sciences
criminelles de l'Université de Lausanne avec une thèse qui portait dans
le domaine de l'accidentologie. Il a complété sa formation par un CAS en
Gestion publique, option pilotage d'équipes, de la Haute école de
gestion ARC à Neuchâtel.
Sami Hafsi est également un ancien sportif d'élite (1er dan de judo). Il prendra ses fonctions le 1er octobre.
Nommé à l 'unanimité
Le Conseiller d’Etat Alain Ribaux a précisé que les candidatures
présentées pour le poste « étaient de très haut niveau », mais que le
choix de nommer Sami Hafsi s’est fait à l’unanimité.
Le commandant de la police neuchâteloise, Pascal Lüthi, a ajouté que
son travail a convaincu et que sa désignation a été « très bien
accueillie au sein de la police cantonale ». Il est attendu « qu’il
prépare et contribue à la police de demain avec un accent tout
particulier sur l’aspect de la cybercriminalité ».
Sami Hafsi soulève que des challenges à plusieurs niveaux seront à
relever. « Il faut une PJ performante, ouverte, dynamique et innovante.
Je souhaite m’inscrire dans la continuité du travail effectué par
Olivier Guéniat mais avec mes propres baskets ».
Sami Hafsi a la triple nationalité suisse, française et tunisienne.
Il a grandi dans le canton de Vaud et habite à Yverdon, son épouse
travaillant à Lausanne.