jeudi 11 janvier 2018

Il préfère rester en prison que rentrer dans son pays

par Christian Humbert, publié le 10 janvier 2018

 Un Tunisien voulait purger entièrement sa peine avant de retourner chez lui. La justice a refusé et va le renvoyer, plus tôt que prévu.


La logique voudrait qu’un détenu soit pressé de sortir de sa cellule. Un Tunisien ne veut pourtant pas quitter la Croisée, à Orbe. Cet homme de 37 ans y purge des peines successives pour brigandages, vols, dommages à la propriété ainsi que des actes de violence et des menaces. Depuis le rejet de sa demande d’asile en 2014, une dizaine de condamnations lui ont été infligées. Sommé de quitter la Suisse, il est alors entré dans la clandestinité et la criminalité.
L'homme a tenté de s'opposer à sa libération anticipée. (Photo: iStock)
Une fois retrouvé, les autorités ont encore dû établir son identité exacte, confirmée par l’ambassade de son pays en février dernier. Son renvoi en Tunisie est donc devenu possible, sitôt sa peine purgée. Une libération conditionnelle était même envisageable, malgré les cinq sanctions disciplinaires infligées en prison.
Mais le détenu ne l’a pas entendu de cette oreille et s’est opposé à un départ anticipé. Ce qu’il aurait voulu, c’est être libéré au terme de ses peines et quitter volontairement la Suisse, avec son amie, au risque de disparaître à nouveau dans la nature. «J’avais acheté des billets d’avion pour un départ le 3 mars, avant ma dernière arrestation. Je refuse ma libération conditionnelle», a-t-il ainsi écrit au Tribunal cantonal.
Recours irrecevable, vient de trancher la justice vaudoise. Le détenu effectuera donc un aller simple direct prison-Tunisie. 

mercredi 10 janvier 2018

Tunisie : La Suisse finance les organismes qui font la police




Une enveloppe de 9 millions de francs suisse (plus de 22 millions de dinars tunisien) sera consacrée par le gouvernement suisse au financement d’un programme portant sur le soutien du principe de redevabilité et des instances de régulation et de contrôle en Tunisie, a annoncé un responsable à l’ambassade Suisse à Tunis.

Il a indiqué dans une déclaration à la TAP, que ce programme sera appliqué à partir du mois du septembre courant et s’étalera sur dix ans.

La suisse a également mobilisé la somme de 180 mille dollars (soit 440 mille dinars tunisiens) pour financer le nouveau projet de l’Unesco portant sur le droit d’accès à l’information en Tunisie, qui sera exécuté durant une année.

L’ambassadeur de Suisse à Tunis, Rita Adam, avait annoncé lundi, lors d’une conférence internationale sur la mise en œuvre du droit d’accès à l’information en Tunisie, que son pays s’est engagé à soutenir le programme national de renforcement du principe de redevabilité et des instances de régulation et de contrôle en Tunisie, sans citer le montant du financement.

Article paru le 26 septembre 2017 

mardi 9 janvier 2018

Huile d’olive: le concours «Zurich Olive Oil Awards» ouvert aux entreprises tunisiennes

 Par Imen Zine, publié le 9 janvier 2018



La Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis (CCI Tunis) organisera, le 18 janvier à Tunis, une journée d’information sous le thème: «Branding de l’huile d’olive Tunisienne en Suisse – participation au concours «Zurich Olive Oil Awards», et ce,  en collaboration avec le Programme suisse de promotion de l’importation (SIPPO Tunisie). 

Lors de cette rencontre, l’accent sera mis sur les modalités de participation des entreprises Tunisiennes au concours « Zurich Olive Oil Awards» (Prix de l’huile d’olive de Zurich).
La participation Tunisienne à ce concours constitue une occasion pour renforcer le positionnement et la visibilité de l’huile d’olive Tunisienne conditionnée et de faire rayonner son branding en Suisse.
Prix du concours «Zurich Olive Oil Awards» 



Le concours «Zurich Olive Oil Awards» est réparti en deux catégories de prix. Il s’agit de la catégorie «Évaluation d’expert» qui se déroulera durant les mois de mars et avril 2018.

Trois prix seront décernés, à savoir «Gold 2018», «Argent 2018» et «Bronze 2018». Il peut y avoir plusieurs gagnants dans chacun des trois catégories de prix.
Autres prix spéciaux pour l’huile d’olive extra vierge seront attribués, en plus d’avoir  mentionné les catégories gagnantes d’Or, d’Argent et de Bronze :
  • Le prix «Best Mono-Variety 2018» va être attribué à l’huile considérée comme meilleure huile monovariétale, c’est-à-dire produite à partir d’une seule variété d’olive génique.
  • Le prix «Best Organic 2018» sera attribué à l’huile considérée être meilleure huile biologique contrôlée.
  • Le prix «Best country 2018» sera attribué à l’huile d’olive extra vierge considérée comme la meilleure d’un pays particulier.
Il s’agit aussi de la catégorie «Évaluation des consommateurs» qui se déroulera du 13 au 16 septembre 2018.

Pour cette catégorie de prix, le prix du public «OLIO 2018» sera distribué, et ce, en se basant sur un test d’acceptation par un panel des consommateurs finaux.

Le prix spécial «Best Design 2018» sera, également, attribué au plus populaire ou plus attractif emballage (bouteille, canette, étiquette …).

Notons que tous les prix sont en francs suisses: pour 1 huile gagnant, le prix sera d’une valeur de 600 francs suisses (environ 1530 DT) et pour chaque huile supplémentaire gagnant, un prix d’un montant de 300 francs suisses (environ 760 DT).

Source

La Tunisie se maintient à la 95e place à Davos au WEF.

En 7 ans, la Tunisie perd 63 places dans le classement Davos: Quel est le bilan et quelles sont les principales recommandations du Forum économique mondial?

 

La Tunisie s'est maintenue, pour la deuxième année consécutive, au 95ème rang sur 138 pays dans le classement de la compétitivité globale établi par le Forum économique mondial (WEF) de Davos pour 2017-2018.
Avec un score de de 3,92 sur 7, la Tunisie a été devancée pour la première fois par son voisin l'Algérie (86ème). Elle a, d'ailleurs, été surpassée par la Grèce (87 ème), le Népal (88 ème) et le Kenya (91ème). 

Perte de 63 places en 7 ans
Une position reculée qui, en effet, reflète la fragilité de l'économie tunisienne et met en relief son incapacité à redresser la pente de la relance économique. La Tunisie a perdu en seulement 7 ans 63 place, précise l'IACE, partenaire officiel du World Economic Forum, dans un communiqué de presse publié à l’issue de la publication des résultats de Davos. Passant de la 32 ème place en 2010 à la 95 ème cette année, cette dégradation témoigne de la crise économique frappant le pays ces dernières années. 

Quel bilan pour la Tunisie?
Sur 137 pays, la Tunisie se classe 82 ème en terme d'éducation. Elle est 78 ème au niveau de la qualité d'éducation, 44ème pour la qualité d'éducation en mathématique et en sciences, 83ème pour les écoles de management, et 106 ème pour l'étendue de la formation du personnel.

Quant à l'efficience du marché des biens, la Tunisie occupe la 112 ème position alors qu'elle est 135 ème pour l'efficience du marché de l'emploi. Elle arrive à la 130 ème place pour les pratiques d'embauche et de licenciement, à la 126 ème place pour la rémunération et la productivité, et à la 123 ème position pour la coopération dans les relations employeur-employé.

Concernant la sophistication du marché financier, la Tunisie est 110ème. Elle est 117 ème en matière de solidité des banques, 76ème en matière de réglementation de sécurité des échanges, en106ème position pour la disponibilité des services financiers, et 103ème en matière d'abordabilité de services bancaires.  

Le rapport a présenté les principaux facteurs de dégradation du classement de la Tunisie, à l’instar du terrorisme, la législation du travail et la flexibilité de l'emploi ainsi que la stabilité macroéconomique.
Le rapport a montré, en effet, que le classement de la Tunisie a connu, cette année, 7 améliorations, 4 dégradations et une stagnation comme le présente le tableau ci-après.

Le Top 5 mondial
Au niveau international, le Top 5 n’a pas enregistré un changement significatif à l’exception de la permutation au classement des places entre les États-Unis d’Amérique et le Singapour comme l’indique le tableau ci-dessous.

Quelles sont les recommandations pour la Tunisie?
Les recommandations du Forum économique mondial se focalisent sur la nécessité d'améliorer la productivité, de favoriser une mondialisation inclusive, de lutter contre les inégalités et de mettre en évidence une meilleure communication et connectivité notamment via les réseaux sociaux ce qui permettra l’engagement de la population dans des politiques publiques efficaces.
L'IACE recommande, quant à lui, la mise en place d'un débat national pour la productivité et la flexi-sécurité, pour rattraper le retard pour les infrastructures et continuer l’assainissement des Finances publiques.



 |  Par Wafa Samoud paru le 28 septembre 2017

dimanche 7 janvier 2018

L'archéologie tunisienne vue d'un quotidien suisse

 

 
                                        En Tunisie, un patrimoine splendide mais délabré


Sous-exploité, quand il n’est pas tout simplement abandonné, le très riche patrimoine archéologique tunisien semble peu intéresser les autorités, qui cherchent pourtant à redynamiser le tourisme après des attentats meurtriers

En cette fin de juillet, Mahmoud, gardien du site de Bulla Regia, se désole: «J’ai passé toute une semaine sans avoir aucune visite. C’est malheureux.» Situé dans le nord-ouest de la Tunisie, Bulla Regia est l’un des sites archéologiques les plus importants du pays. Connue pour ses maisons semi-enterrées – conçues pour protéger leurs occupants de la chaleur –, la ville romaine ne voit pourtant que rarement passer les touristes étrangers.

Ce jour-là, un couple de visiteurs vient briser la solitude du gardien: Salah, un Tunisien de 29 ans, et son épouse Jessica, une Américaine de 22 ans. «C’est vraiment incroyable de voir ces immenses monuments, si anciens!, s’exclame la jeune femme. Mais je suis choquée de voir le manque d’entretien des sites archéologiques ici, le nombre de déchets, et aussi à quel point ils sont peu mis en avant.»
Fruit de multiples influences – berbère, phénicienne, punique, romaine –, le patrimoine archéologique tunisien est d’une richesse qui donne le tournis. «La Tunisie, c’est 3000 ans d’histoire», répète-t-on à l’envi aux visiteurs qui se rendent dans le pays.





Des mosaïques de Bulla Regia, un site unique mais que presque aucun touriste ne connaît.  Sebastian Castellier.
 

Pourtant, au-delà de l’emblématique Carthage – l’un des quatre sites archéologiques tunisiens inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco –, la majeure partie de cet héritage est sous-exploitée, quand elle n’est pas tout simplement abandonnée.
Des indélicats viennent déverser leurs déchets dans ce qui reste de l’amphithéâtre, des moutons broutent tranquillement sur les fragments de mosaïque
D’après le ministre de la Culture, Mohamed Zine el-Abdine, qui s’exprimait à ce sujet devant le parlement tunisien début juillet, le pays compte environ 30 000 sites archéologiques, parmi lesquels seuls 60 sont exploités et ouverts au public, soit 0,2%.

«Si un site comme Bulla Regia se trouvait en Grèce, on verrait des millions et des millions de visiteurs!» pointe Salah avec amertume. «Je pense que le gouvernement tunisien n’accorde pas au patrimoine l’importance qu’il mérite. Tandis qu’il y a énormément de publicité pour les plages, les hôtels en bord de mer…», renchérit son épouse, Jessica.

Acholla, l’oubliée

A 250 kilomètres au sud de Tunis, sur la côte, la ville romaine d’Acholla semble oubliée de tous. Seuls la présence épisodique d’un gardien et quelques fils métalliques fatigués en guise de clôtures protègent ce site de 107 hectares des pilleurs, des indélicats venus déverser leurs déchets dans ce qui reste de l’amphithéâtre et des bergers dont les moutons broutent tranquillement sur les fragments de mosaïques recouverts d’herbes folles. A sa découverte en 1948, Acholla était pourtant l’un des sites les plus importants d’Afrique.

«Le site n’est pas ouvert au public, explique Wided ben Abdallah, conservatrice à l’Inspection régionale de l’Institut national du patrimoine, à Sfax, à 45 kilomètres d’Acholla. Car pour cela il faudrait d’abord beaucoup de travail, de restauration. Et ce n’est pas à l’ordre du jour pour l’instant.»
Une fois, je passais devant l’aqueduc quand une grande pierre est tombée, ça aurait pu tuer quelqu’un


Hassanine Souissi, habitant du Bardo à Tunis
Seule tentative de restauration depuis les dernières fouilles, dans les années 1980: celle du gardien qui, croyant bien faire, a reconstruit comme il a pu le muret d’une maison antique en y ajoutant du ciment.

Aqueduc écroulé

Mais nul besoin d’aller si loin de la capitale pour trouver des sites en détresse. A Tunis même, l’aqueduc majestueux, construit au IIe siècle ap. J.-C., dont les arches atteignent 20 mètres de haut et qui reliait les sources de Zaghouan à Tunis sur une longueur de 132 kilomètres, est chaque jour davantage englouti par la ville.
Hassanine Souissi, 48 ans, habite tout près de l’aqueduc, dans le quartier résidentiel du Bardo. Chaque jour, il ramasse les ordures jetées aux pieds des arches «parce qu’il le faut bien». «Une fois, je passais devant l’aqueduc quand une grande pierre est tombée, juste à côté de nous, ça aurait pu tuer quelqu’un. Ce n’est pas bien protégé», raconte-t-il, en montrant tout un pan écroulé de l’aqueduc.
Cette situation désole Fakher Kharrat, architecte et spécialiste de la protection du patrimoine: «Ce n’est pas normal, soupire-t-il. Et encore, s’il n’y avait que ça: il y a aussi des fouilles clandestines, un trafic de pièces archéologiques volées. Pour lutter contre cela nous avons un Code du patrimoine, qui date de 1994, et qui est un très beau texte. Le problème est qu’il n’est pas appliqué. L’Etat n’est pas suffisamment présent.»

Sbeïtla, la privilégiée

«On ne peut pas tout prendre en charge, se défend calmement Faouzi Mahfoudh, le directeur de l’Institut national du patrimoine (INP), dont la mission est de protéger, sauvegarder et mettre en valeur le patrimoine, sous la tutelle du Ministère de la culture. Quand on pense que l’institut couvre la totalité du pays, la tâche est immense. Et nos moyens sont ceux d’un pays en développement.» Le haut fonctionnaire admet que nombre de sites sont en mauvais état, mais assume sa politique: «Il faut avoir des priorités, choisir quelques sites pour les mettre en valeur.»
Sbeïtla, dans le centre du pays, fait partie de ces sites privilégiés, ouverts au public et relativement entretenus. Avec ses thermes et son imposant capitole, c’est même l’un des mieux préservés de Tunisie. Cela ne l’empêche pas d’être désespérément vide. Epicier, vendeur de souvenirs et guide autodidacte, Mohamed Rachdi, 67 ans, travaille sur le site depuis les années 1970. Il montre avec fierté et nostalgie son livre d’or, où se succèdent mots d’amitié et louanges à la splendeur de Sbeïtla patiemment récoltés au fil des années.




Mohammed Rachdi rêve de voir des cars de touristes venir visiter les ruines romaines de Sbeïtla.  Sebastian Castelier

Aujourd’hui, Mohamed Rachdi rêve de voir arriver des cars entiers de touristes. «Peut-être que les touristes qui se trouvent maintenant au bord de la mer viendront après la saison des plages», espère-t-il.

Pour Ali Khiri, président de l’Association des amis du patrimoine, ce déséquilibre entre un tourisme balnéaire de masse, qu’il juge «dépassé et sans valeur ajoutée», et un tourisme culturel relégué à l’arrière-plan, est un non-sens économique. «Le patrimoine est rentable!» insiste-t-il. «En France, en Italie, le tourisme culturel représente un apport financier important. Nous avons les moyens de faire la même chose ici. Mais il y a un manque de volonté politique.»




Sbeïtla est l'un des sites les mieux restaurés du pays. Le gouvernement privilégie quelques sites sur les quelque 30'000 monuments archéologiques identifiés dans le pays.  Sebastian Castelier

«Notre pétrole, c’est le patrimoine»

Ces reproches sont balayés par la ministre du Tourisme, Salma Elloumi Rekik: «Il est vrai que l’investissement a été fait essentiellement sur le balnéaire. Mais notre stratégie est d’aller vers la diversification.»
Reste pourtant à investir. Les professionnels du tourisme s’en plaignent régulièrement: au-delà du manque de publicité, le tourisme culturel, manne potentielle de devises dont les recettes pourraient servir à sauvegarder le patrimoine, est freiné dans son développement par le manque d’infrastructures. Il est en effet difficile d’attirer les touristes dans des lieux mal desservis et ne disposant pas d’hébergement.
En attendant, le directeur de l’INP, Faouzi Mahfoudh, reste optimiste. Lui veut croire que le patrimoine deviendra bientôt «un levier de développement» pour le pays: «On n’a pas de pétrole en Tunisie. Notre pétrole, c’est le patrimoine.»

Article publié le 21 septembre 2017 par Perrine Massy et Timothée Vinchon. Photographies : Sebastian Castelier

Source

 

samedi 6 janvier 2018

Tunisie : L’UNESCO met son grain de sel dans le droit à l’information avec l'appui de la Suisse




Tunisie : L’UNESCO met son grain de sel dans le droit à l’information

 


Un projet sur le droit d’accès universel à l’information (DAI) sera lancé lundi prochain en Tunisie, à l’initiative de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) et avec l’appui de la Suisse.

Le kick-off de ce projet sera donné lors d’une conférence internationale organisée lundi prochain à l’occasion de la journée internationale du Droit d’accès universel à l’information, selon un communiqué rendu public samedi par l’UNESCO.

Le lancement de ce projet interviendra quelques jours après la prestation de serment des membres du Conseil de l’Instance d’accès à l’information devant le président de la République, Béji Caïd Essebsi.
Organisée en partenariat avec l’Instance nationale d’accès à l’information, le Haut-Commissariat des droits de l’Homme, le Syndicat national des journalistes tunisiens et l’Association ARTICLE 19, cette conférence se veut une plateforme de dialogue pour renforcer les efforts des instances publiques, de la société civile et des médias en vue d’un accès libre et effectif à l’information en Tunisie et proposer un plan d’action national pour la consécration de ce droit.

Article paru le 23 septembre 2017

Immigrés maghrébins en Suisse: faits et chiffres

Histoire d’une intégration réussie  

Immigrés maghrébins en Suisse: faits et chiffres




Bien moins nombreux qu'en France, pays auquel les lie un passé colonial, les Maghrébins de Suisse sont généralement bien intégrés, bien formés et actifs dans la vie associative.
(Diasporastudie Maghreb)




Evolution de la population résidente permanente maghrébine en Suisse, selon le pays d’origine 1981– 2010 (Office fédéral de la statistique)
Evolution de la population résidente permanente maghrébine en Suisse, selon le pays d’origine 1981– 2010 (Office fédéral de la statistique)
(swissinfo.ch)

Structure démographique et état civil

S’agissant de la proportion entre les sexes, on remarque que les femmes sont plus nombreuses chez les immigrés originaires du Maroc (10 pour 7 hommes). En revanche, les immigrés d’Algérie et de Tunisie sont plus nombreux que les immigrées (107 hommes pour 100 femmes).
Si on regarde la pyramide des âges, on voit qu’une grande partie des Tunisiens et des Algériens résidant en Suisse ont entre 25 et 39 ans. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement peu nombreux, comme souvent dans les populations immigrées, qui recherchent avant tout un emploi et veulent améliorer leurs conditions de vie.
Quant aux immigrés marocains, 35% ont entre 30 et 39 ans. Parmi eux, on trouve de nombreuses femmes actives sur le marché du travail. On constate par ailleurs que les actifs sont les plus nombreux chez les Marocains, que c’est chez les Algériens qu’on trouve le plus de personnes âgées et chez les Tunisiens le plus de jeunes.
La plupart des ressortissants des trois pays du Maghreb sont mariés (deux tiers pour les Algériens et les Marocains contre 59% pour les Tunisiens). Ce qui signifie que la majorité de ces immigrés vit de façon stable au sein d’une famille. La proportion de célibataires est de 24% chez les Marocains et de 32% chez les Tunisiens.
Plus de la moitié des Marocains, Tunisiens et Algériens établis en Suisse sont mariés à des Suissesses. Et plus de la moitié des femmes marocaines sont mariées à des Suisses, contre un tiers seulement pour les Tunisiennes et les Algériennes. 



Etat civil des étrangers résidents permanents en Suisse selon l’origine, 2009 (Statistique de la population résidente de nationalité étrangère, état au 31.12.2009)
Etat civil des étrangers résidents permanents en Suisse selon l’origine, 2009 (Statistique de la population résidente de nationalité étrangère, état au 31.12.2009)
(swissinfo.ch)

Les permis de séjour

Il existe en Suisse plusieurs types de permis de séjour pour étrangers. Le permis B autorise un séjour d’une durée limitée, et le C, un établissement de longue durée. Il y a aussi les permis provisoires ou saisonniers: G, L, N et F. La distribution des différents permis dans la population maghrébine montre une progression des personnes passant d’un statut provisoire à un statut permanent depuis 1994. En 2009, 90% des Marocains et des Tunisiens, ainsi que 87% des Algériens en Suisse ont un statut consolidé (permis B ou C).
La migration des Maghrébins a ses motifs: le regroupement familial, la recherche d’un emploi, l’éducation, l’asile politique. En 2002, plus de deux tiers des Marocains présents en Suisse y étaient venus pour rejoindre leur famille. En 2005, ils avaient atteint la proportion de 80%. Quant aux Marocains entrés en Suisse en 2002 pour des raisons d’études et de formation, leur proportion ne dépassait pas 20%.
Concernant la naturalisation, en quelques années, le nombre d’immigrés des trois pays du Maghreb ayant obtenu la nationalité suisse a augmenté. Entre 1992 et 2010, quelque 200 à 280 Tunisiens ont été naturalisés chaque année, alors que ce nombre se situe entre 150 et 200 pour les Algériens. Le tableau ci-dessous illustre le processus de naturalisation entre 1992 et 2010. 



Naturalisation des personnes d’origine maghrébine en Suisse, 1992–2010 (Wanner et Steiner 2012)
Naturalisation des personnes d’origine maghrébine en Suisse, 1992–2010 (Wanner et Steiner 2012)
(swissinfo.ch)

Répartition géographique

La majorité des immigrés des pays du Maghreb sont installés en Suisse romande. 64% des Algériens, 67% des Marocains et 56% des Tunisiens vivent dans les cantons francophones. Genève et Vaud accueillent plus de la moitié des Marocains et des Algériens. Il n’en va pas de même pour les Tunisiens, dont 30% vivent dans les cantons alémaniques, surtout dans les grandes villes.



Nombre de personnes originaires du Maghreb par canton (SFM)
Nombre de personnes originaires du Maghreb par canton (SFM)
(swissinfo.ch)

Marché du travail

Le Maghreb n’est pas traditionnellement une région de recrutement de main-d’œuvre pour la Suisse. Néanmoins, la participation des Maghrébins à la vie active en Suisse et leur présence sur le marché du travail atteint un pourcentage relativement élevé (trois quarts des Maghrébins travaillent, contre cinq sixièmes des Suisses).
Enfin, la proportion d’hommes maghrébins actifs sur le marché du travail en Suisse est plus élevée que celle des autres étrangers des pays hors UE / AELE.



Participation au marché du travail des personnes âgées de 18 à 64 ans, selon le sexe et l’origine, 2010 (Relevé structurel 2010)
Participation au marché du travail des personnes âgées de 18 à 64 ans, selon le sexe et l’origine, 2010 (Relevé structurel 2010)
(swissinfo.ch)
Cet ensemble de données, et les commentaires qui les accompagnent tout au long de l’étude du SFM dressent un tableau qui bouscule les idées reçues sur les immigrés maghrébins. Généralement bien formés et intégrés, actifs dans le monde du travail comme dans la vie sociale, ils ne sont ni excessivement conservateurs, ni fermés aux droits des femmes.

(Traduction de l'arabe: Ghania Adamo), swissinfo.ch



vendredi 5 janvier 2018

Mondial 2018: l’équipe de foot la plus chère est désormais connue

À l’approche du Mondial de football qui se déroulera en Russie en 2018, l’équipe du Brésil a été considérée comme la plus chère, selon le classement réalisé par le portail Transfermarkt.
Les résultats du classement, visant à évaluer l'équipe de football la plus chère, ont démontré que c'est l'équipe du Brésil qui avait remporté le premier prix, a rapporté le portail Transfermarkt à l'approche du Mondial de football qui se déroulera en Russie en 2018.

Mondial 2018
© Sputnik. Alexey Malgavko
Les 32 participants au Mondial 2018 désormais au complet
Selon les informations du portail, les joueurs de cette équipe coûtent au total 671,5 millions d'euros. L'équipe du Brésil est talonné par les joueurs espagnols, totalisant 643,5 millions d'euros. La troisième position est partagée entre les équipes française et allemande pour 636,5 millions d'euros chacune.
De son côté, la Russie est à la 17e position pour un total de 138,6 millions d'euros.
Le Panama clôt le classement, précédé par l'Arabie saoudite avec 5,25 millions d'euros et 18,83 millions d'euros respectivement.

Les 31 équipes qualifiées, outre la Russie, qualifiée d'office en tant que pays organisateur, sont le Brésil, l'Iran, le Japon, le Mexique, la Belgique, la Corée du Sud, l'Arabie saoudite, l'Allemagne, l'Angleterre, l'Espagne, le Nigeria, le Costa Rica, la Pologne, l'Égypte, l'Islande, la Serbie, le Portugal, la France, l'Uruguay, l'Argentine, la Colombie, le Panama, le Sénégal, le Maroc, la Tunisie, la Suisse, la Croatie, la Suède, le Danemark, l'Australie et le Pérou.

Mondial 2018
© Sputnik. Anton Denisov
Mondial 2018: presque tous les billets de la deuxième phase vendus en 24 heures
Le Mondial 2018 réunira tous les détenteurs du trophée des compétitions précédentes sauf l'Italie, à savoir le Brésil, l'Allemagne, l'Argentine, l'Uruguay, la France, l'Angleterre et l'Espagne.
 Le Mondial 2018 se déroulera du 14 juin au 15 juillet dans 12 stades de 11 villes russes: Moscou, Kaliningrad, Saint-Pétersbourg, Volgograd, Kazan, Nijni Novgorod, Samara, Saransk, Rostov-sur-le-Don, Sotchi et Iekaterinbourg.

La Source

Publié le 18 novembre

Quand l'argent tunisien dort dans les banques suisses...





Le rapport Ziegler étrille les banques suisses








Crédit photo : TDG

Selon le sociologue, la non-restitution des fonds illicites pénalise l'Afrique

Le sociologue suisse Jean Ziegler doit présenter mercredi devant le Conseil des droits de l'homme, actuellement réuni en session plénière à Genève, un rapport sur les fonds illicites. Un groupe de travail a été chargé d'évaluer les conséquences de la non-restitution de l'argent capté par les dictateurs pour les pays concernés. Le document de 20 pages étrille les banques suisses. 


Vos détracteurs ne vont-ils pas voir dans ce rapport un nouveau brûlot antisuisse? 


Je n'attaque pas la Suisse mais les banques suisses. C'est totalement différent. Les diplomates comme Valentin Zellweger à Genève et la Division droit international à Berne font tout leur possible pour accélérer le rapatriement des fonds illicites séquestrés. Cet argent, les gouvernements et leurs populations en ont besoin. Selon la Commission économique pour l'Afrique, les fonds volés au continent dépassent les 50 milliards de dollars. Aujourd'hui, l'argent de Ben Ali et de Moubarak dort dans des coffres en Suisse alors que la Tunisie et l'Egypte en ont cruellement besoin. 


Mais la Suisse s'est engagée à restituer ces fonds 


Cela prend beaucoup trop de temps. Des cabinets d'avocats de la place s'enrichissent en multipliant les recours pour bloquer les procédures. Et pendant ce temps, les banques font fructifier leur pactole. C'est tout bénéfice pour elles puisqu'elles n'ont même plus de comptes à rendre à leurs clients. En outre, la loi n'a rien prévu pour l'argent déposé sur des comptes offshore et qui représente la plus grosse partie de l'argent détourné. 


Que reprochez-vous à l'Autorité de surveillance des marchés financiers (FINMA)?


Son inaction. Elle assure juste l'impunité aux banques. C'est un scandale absolu. Le parlement a adopté l'une des législations les plus avancées d'Europe avec la loi de diligence, mais elle est contournée par les banquiers. Ils sont censés être vigilants lorsqu'ils ont affaire à des personnes exposées politiquement (PEP). Mais on voit bien que toutes les grandes affaires de détournement d'argent à travers le monde passent par la Suisse. On l'a vu avec le Brésil et la Malaisie dernièrement. Donc je m'interroge sur l'interprétation du terme PEP. 


Qu'attendez-vous du Conseil des droits de l'homme? 


Qu'il condamne l'action des banques suisses mais aussi américaines qui jouent un rôle clef dans le transfert de l'argent illicite. Mais surtout qu'il qualifie de crime contre l'humanité le prélèvement et l'accueil des sommes détournées pour les rendre imprescriptibles. Alain Jourdan

Source
Article par Alain Jourdan paru dans 24heures, REGION, mardi 19 septembre 2017, p. 9



jeudi 4 janvier 2018

Basler Sozialstaat umsorgt tunesische Familie

Sie häuften Schulden von 135'000 Franken an und leben seit Jahren von der Fürsorge. Nun winkt eine IV-Rente.

Von Christian Keller,  12.09.2017

Die Sozialausgaben stiegen in den letzten fünf Jahren um satte 20 Prozent auf 697 Millionen Franken (Budget 2018) hoch.

Als X.*, dem im Kleinbasel ein Mehrfamilienhaus gehört, im Oktober 2016 eine Vierzimmerwohnung für 1600 Franken im Monat zur Vermietung ausschrieb, da bewarb sich auf das Immobilieninserat auch die Famillie Y.* aus Tunesien. An der Feldbergstrasse, wo sie aktuell leben würden, sei es «nicht gut dort», habe der Ehemann während der Besichtigung der 88 Quadratmeter grossen Unterkunft mit Parkettboden und Balkon erklärt. «Grössere Wohnung gesucht», gaben die Y.s in den Unterlagen an, die sie X. überreichten. Daraus ging auch hervor, dass die ausländische Familie mit zwei Kindern im Alter von zehn und vier Jahren von der Sozialhilfe abhängig ist.
Den Basler Kaufmann und Liegenschaftsbesitzer traf der Schlag, wie er sagt, als er die beigefügten Betreibungsregisterauszüge der Y.s gesichtet habe. Die ausstehendenen Zahlungen und offenen Verlustscheine füllten mehrere Seiten. Wie aus den amtlichen Dokumenten hervorgeht, die der BaZ vorliegen, beträgt die von den Gläubigern eingeforderte Summe insgesamt 135'695.95 Franken.
Im August dieses Jahres, als der Fall des Bieler Hasspredigers Abu Ramadan für eine Welle der Empörung sorgte – der Asylsuchende aus Libyen soll während 13 Jahren rund 600'000 Franken Sozialhilfe bezogen haben –, mochte X. nicht mehr schweigen. Er wandte sich an die Zeitung. «Dass Leute Sozialhilfe beziehen, die in der Schweiz eigentlich nichts verloren haben, ist nicht die Ausnahme, sondern die Regel. Als Wohnungsvermieter erhalte ich immer wieder Anfragen von der Basler Sozialhilfe, die bei mir Migranten mit hohem Schuldenberg unterbringen will. Es darf doch nicht sein, dass wir Steuerzahler für Zuwanderer aufkommen müssen, die sich um ihre Zahlungsverpflichtungen foutieren», ärgert sich X. Die Öffentlichkeit müsse über diese Missstände informiert werden, die von den Politikern und Behörden systematisch unter den Tisch gekehrt würden.
Die im Kanton Basel-Stadt steigenden Sozialausgaben würden das Problem eindrücklich belegen. Tatsächlich schossen die entsprechenden Kosten in den letzten fünf Jahren um satte 20 Prozent auf 697 Millionen Franken (Budget 2018) hoch. Für X. darf sich diese Entwicklung nicht fortsetzen: «Statt endlich die Steuern zu senken und den Mittelstand zu entlasten, pumpt die Regierung immer mehr Geld in den Sozialbereich. Eine schlechte Politik.»

Hohe Steuerausstände

Zurück zum Ehepaar Y.: Wie den Akten zu entnehmen ist, kam der 44-jährige Ehemann 1994 in die Schweiz. Inzwischen verfügt er über die Niederlassungsbewilligung C. Obwohl der Tunesier während einigen Jahren ein Einkommen von geschätzten 40'000 Franken erzielte, blieb er regelmässig Steuerbeträge schuldig, die Kanton und Bund einforderten. Für die Steuerjahre 2005–2009 sowie 2012–2013 werden im Betreibungsregisterauszug Verlustscheine von total 29'917.25 Franken aufgeführt. Hinzu kommen happige Forderungen von Krankenkassen, diversen Inkassofirmen, Telefonanbietern, den SBB oder Elektronikfachmarkt-Ketten.
Als die BaZ den Ehemann telefonisch erreicht, gibt er an, seit 2010 Sozialhilfebezüger zu sein. Er sei damals krank geworden: «Ich habe Angst von Leuten und Polizei. Und von Hund.» Mehr ist von ihm nicht zu erfahren, denn nun hat die BaZ seine Schwester am Telefonhörer. «Mein Bruder hat nicht gerne Kontakt mit Menschen, das hat der Psychiater herausgefunden», sagt sie. Und betont, was nachweislich falsch ist: «Als er noch bei Coop oder den SBB gearbeitet hat, zahlte er seine Steuern immer.» Wie sie erzählt, habe ihr Bruder nach medizinischen Abklärungen einen Antrag auf eine 100-prozentige IV-Rente gestellt. «Der Anwalt hat ihn kürzlich angerufen und gesagt, es sehe gut aus.»
Die 33-jährige Ehefrau der Y.s kam 2006 in die Schweiz. «Familiennachzug mit Erwerbstätigkeit», liest sich im Ausweis der Tunesierin. Rasch wuchs auch bei ihr, die keiner Arbeit nachging, der Stapel unbeglichener Rechnungen. So musste sich beispielsweise die Frauenärztin, welche sie 2008 im Rahmen der Geburt ihres ersten Kindes behandelte, Beträge von zusammengezählt mehreren Tausend Franken ans Bein streichen. Unter dem Strich resultieren Ausstände von 24'829.85 Franken.
Es ist klar, dass die Y.s mit solch verheerenden Betreibungsregisterauszügen bei der Suche nach einer neuen Bleibe so gut wie chancenlos sind. Doch die Tunesier erhalten Hilfe: Der Basler Verein «IG Wohnen – die Lobby für sozial Benachteiligte auf dem Wohnungsmarkt» setzt sich für sie ein.
Im Namen der Y.s schrieb eine Mitarbeiterin von IG Wohnen eine E-Mail an Wohnungsvermieter X. Das Ehepaar suche «mit ihren beiden Kindern eine Wohnung in kinderfreundlicher Umgebung. Frau Y. besucht Deutschkurse. Die Familie wird von der Sozialhilfe unterstützt, die Miete wird direkt überwiesen», heisst es in der Anfrage. Es folgt der Hinweis, dass bei einem Vertragsabschluss die IG Wohnen für zwei Jahre der «verbindliche Ansprechpartner» bleibe und auch eine Wohnbegleitung einrichte, «die der Familie Y. und der Verwaltung für alle Fragen oder Probleme zur Verfügung» stehe. «Für die Prüfung der Bewerbung danken wir Ihnen im Voraus.»
X. lehnte ab. «Ich habe nichts gegen Ausländer oder Flüchtlinge, aber wer unsere Sozialwerke so ausnützt, kommt mir nicht ins Haus.»
Für ihre gemeinnützige Tätigkeit wie bei den Y.s erhält die IG Wohnen vom Kanton Basel-Stadt jährlich Subventionen von bis zu 70'000 Franken. Auf die Frage, ob eine Selektion erfolge und beispielsweise abgelehnt werde, wer sich mutwillig verschuldet habe, verneint Präsidentin Pia Diezig: «Die Personen werden uns von der Basler Sozialhilfe oder unseren Mitgliedervereinen zugewiesen. Sie haben meistens keine tollen Betreibungsregisterauszüge. Aber wohnen müssen sie trotzdem irgendwo. Oder sollen wir sie unter einer Brücke leben lassen?»
Diezig hat Verständnis für die Empörung von X. Als langjährige Sozialarbeiterin wisse sie, dass die Bevölkerung teilweise Mühe mit dem Sozialsystem bekunde, weil es als ungerecht wahrgenommen werde. «Ich zahle meine Steuern pünktlich und ärgere mich auch, wenn ich sehe, wie andere ihren steuerlichen Pflichten nicht nachkommen», sagt sie zur BaZ.
Trotzdem dürften solche Überlegungen für die IG Wohnen keine Rolle spielen: «Unsere Aufgabe ist es, für diese Menschen eine geeignete Unterkunft zu finden. Dies nicht zu tun, und da bin ich mir sicher, würde die Gesellschaft letztendlich teurer zu stehen kommen.»
Doch ist es im Interesse der Schweiz, Fremden Gastrecht zu gewähren, die einerseits jahrelang fortwährend Schulden anhäufen und andererseits, ebenfalls während Jahren, am Tropf der Sozialhilfe hängen? Sinnvoll scheint dies jedenfalls nicht. Das Ausländergesetz lässt den Entzug der Aufenthaltsbewilligung bei Verschuldung denn auch unter gewissen Umständen zu.
Doch bis eine solche Verfügung durchgesetzt werden kann, dauert es oft Jahre. Im Juli 2014 gewann das Basler Migrationsamt vor Bundesgericht gegen eine serbische Staatsangehörige – sie hatte Betreibungen und Verlustscheine in Höhe von 172'543 Franken –, die den Widerruf der Niederlassungsbewilligung zuvor durch alle Instanzen hindurch angefochten hatte. In vergleichbaren Fällen liessen die Richter in Lausanne die kantonalen Behörden aber auch schon abblitzen.

Landesverweis kaum möglich

Ob es bei den Y.s je eine Intervention oder Verwarnung gegeben hat, ist nicht bekannt. Aufgrund des Datenschutzes gibt das Migrationsamt zu Einzelfällen keine Auskunft. Yerguz Toprak, Sprecher des Basler Justiz- und Sicherheitsdepartements, sagt, jeder Fall müsse individuell betrachtet werden. «Bei der Frage, wie diese Abwägung im Einzelnen vorzunehmen ist, richten wir uns nach den zahlreichen Gerichtsentscheiden auf diesem Gebiet.» Mit ihren beiden Kindern dürften die Tunesier aber ruhig schlafen können: Ein Landesverweis ist so gut wie ausgeschlossen. Das Ehepaar Y. lebt indes nicht mehr zusammen. Sie hätten sich getrennt und würden jetzt, unterstützt von der Sozialhilfe, an verschiedenen Orten wohnen, sagt die Schwester des Ehemanns. Die Recherche der BaZ stört sie: «Rufen Sie auch allen Schweizern an, die Geldprobleme haben?»

* richtige Namen der Redaktion bekannt

In Tunesien entstehen Schweizer Krypto-Millionäre

Auf der Jagd nach dem schnellen Geld: Eine Schweizer Firma schürft günstig Bitcoins in einem nordafrikanischen Zollfreilager.

Von Bernhard Fischer
15.12.2017
 
Mining-Rigs im Keller: So werden die boomenden Kryptowährungen im grossen Stil produziert.Quelle: Vyacheslav Prokofyev/Getty Images
 
 
Es ist eine Kryptowährungsstory der kuriosen Art. Nach der Vervielfachung der Kurse von Bitcoin und Ether und jüngst der Gründung einer Terminbörse für Kryptowährungen in Chicago wittern jetzt ein paar Schweizer Jungunternehmer Morgenluft. Sie errichten in Tunesien eine selbst im globalen Massstab grosse Kryptowährungsproduktion.

Die Ostschweizer Krypto-Schürfer nehmen für sich in Anspruch, «das etablierteste Unternehmen im Markt» zu sein, das sich «from a business point of view» auf das Kryptomininggeschäft einlässt. Mymultiminer heisst die Firma, Geschäftsleiter Alexandre Touihri ist dafür seit November operativ tätig.

Bis zu 150 Millionen Franken Umsatz

Ende 2018 will er damit bereits 100 bis 150 Millionen Franken Umsatz gemacht haben. Mymultiminer ist eine Bewirtschaftungsfirma für Mining-Rechner mit Sitz in Wallisellen, eine Tochter von Cryptec und Teil der Firmengruppe Auf der Mauer ( ADM) mit Sitz in Baar.
Im Endausbau sollen 35 000 handtaschengrosse Computersysteme mit jeweils neun Hochleistungsgrafikkarten in eigens errichteten Hallen auf der Fläche von zwei Fussballfeldern in Tunesien stehen und Coins schürfen. Die Rechner sollen nicht im Besitz der ADM sein, sondern den Investoren gehören. Ein Rechner kostet den Anleger im Minimum 4000 Euro – multipliziert mit 35 000 sind das in Franken umgerechnet die besagten 150 Millionen Franken Umsatz. Der Kunde erwirbt physisches Eigentum.

Ihm gehört der Rechner und was dieser an Kryptowährungen generiert, abzüglich Betriebsgebühren von 28 Prozent in Coins. «Daher haben wir den Anreiz, mit hoher Leistung möglichst viel zu minen, weil auch unser Erfolg davon abhängt», sagt Touihri.

Für Stromversorgung, Wartung, Bewachung und Softwareupdates ist das Unternehmen zuständig. Die Investoren sind von der Wertentwicklung der Kryptowährung abhängig: Geht diese auf null zu, bleiben ihnen die Grafikkarten.

Tiefe Stromkosten in Tunesien

Aus Unternehmenssicht liegt der Clou vor allem bei den tiefen Stromkosten in Tunesien. Strom ist der grösste Kostentreiber bei den hochtourigen Rechnern. Da die Maschinen in Tunesien stehen, sind die Kosten tief: Die Sociéte Tunisienne d’Életricité et du Gaz liefert die Kilowattstunde für umgerechnet 4 Rappen, das ist ein Viertel der Kosten, die in der Schweiz anfallen würden. Zudem stellt die tunesische Tochter von Cryptec die Systeme in einer zollfreien Freihandelszone auf, das spart die Einfuhrgebühren für die Rechner. Was gemint wird, geht zu 100 Prozent ins Ausland – eine Steuerpflicht am Standort entfällt.

Hinter dieser Operation steckt die weitgehend unbekannte Gruppe Auf der Mauer. Die Gruppe ist wenige Jahre alt, firmiert an einer Topadresse im Zürcher Kreis 1 und wirbt wie ein traditioneller, wertebewusster Vermögensverwalter mit Schweizer Prägung. Die Firmengründer sehen sich als Unternehmensberater und Startup-Inkubatoren.

Vor der Gründung der Tochter Cryptec setzte ADM 2016 3 Millionen Franken um. Touihri hält mit dem neuen Mining-Business eine bis zu Verfünfzigfachung in zwölf Monaten für realistisch. Bedenken wegen allfälliger Bauernfängerei oder potenziell illegaler Tätigkeiten hat er nicht. Denn: Mymultiminer brauche keine Finma-Regulierung, da sie nur den Warenhandel mit Rechensystemen betreibe. Und: «Unser Bewirtschaftungskonzept ist derzeit eine der wenigen konformen Investmöglichkeiten für Privatanleger im Kryptominingbereich.»

Wo kein Kläger, da kein Richter

Tatsächlich verfügt Mymultiminer über keine Finma-Bewilligung. Diese äussert sich auch nicht «zu allfälligen Bewilligungspflichten dieser Firmen oder bestimmter Geschäftsmodelle». So lange gilt die Devise, wo kein Kläger, da kein Richter: «Hat die Finma Hinweise auf mögliche Verletzungen von Aufsichtsrecht, geht sie diesen nach und ergreift bei Bedarf Massnahmen. Die Beurteilung von Bewilligungspflichten basiert auf dem konkreten Einzelfall», sagt Sprecher Vinzenz Mathys.

Referenz

Exploit tunisien en Suisse : la meilleure moyenne jamais réalisée dans son lycée à la maturité fédérale


Nouvel exploit tunisien en Suisse : la meilleure moyenne jamais réalisée dans son lycée au bac

 

Encore un Tunisien qui fait la fierté de son pays d’origine. Cette fois ci c’est un Suisse d’origine tunisienne qui vient de réaliser un exploit que peu de jeunes Suisses ont pu accomplir.

En effet Selim Gatti, né en 1999 à Berne, a créé l’événement à Neuchâtel, en Suisse, en obtenant sa maturité (correspondant au diplôme de baccalauréat) avec 5.86 de moyenne sur 6, la meilleure jamais enregistrée au sein de son lycée, Denis-de-Rougemont.

Humble, le jeune homme a l’œil qui pétille quand il évoqué sa brillante scolarité, écrit à son propos de site arcinfo.ch. Selon lui il vient de conclure sa maturité en physique appliquée aux mathématiques (Pyam) avec une moyenne exceptionnelle.

Selim compte poursuivre ses études supérieures à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, université où Albert Einstein avait fait ses études.
Article paru le 6 juillet 2017

 

mercredi 3 janvier 2018

L’émigration, subie ou choisie, de près d’un millier de cerveaux tunisiens, rien qu’en 2017, en France, en Suisse, en Belgique, au Canada et dans des pays de l’Afrique subsaharienne

Taoufik Habaieb: Le génie tunisien comme unique salut


La politique, exécrable dans ses basses pratiques, comme en ces derniers temps, ne saurait nous détourner de l’essentiel. Qu’avons-nous fait pour préparer l’avenir des générations montantes ? Quelles politiques publiques avons-nous déployées pour transformer l’école et embrasser les métiers de demain ? A-t-on suffisamment encouragé la recherche scientifique pour rattraper le gap et prendre pied dans le concert de la science et du savoir ? Où en sommes-nous dans le numérique, l’intelligence artificielle et toute cette nouvelle déferlante qui est en train de bouleverser le monde ? Quels projets d’envergure avons-nous initiés pour favoriser les sources renouvelables dans notre bilan énergétique et la préservation du climat ?

Sur l’avenir, nous manquons de vision et prenons du retard ! Sur le stratégique, nous risquons d’être défaillants. Les pénalités seront lourdes à assumer. La jeunesse de demain ne le pardonnera pas aux dirigeants d’aujourd’hui.

L’émigration, subie ou choisie, de près d’un millier de jeunes médecins tunisiens, rien qu’en 2017, en France, en Suisse, en Belgique, au Canada et dans des pays de l’Afrique subsaharienne, nous interpelle doublement. Elle apporte la preuve que la qualité de l’enseignement et de la formation scientifique en Tunisie est prisée par des pays qui savent l’apprécier.  Le revers de la médaille, c’est que nous n’avons pas pu ou su les garder. Désenchantés, déçus, sans perspectives d’avenir, confrontés à la violence, la précarité et la déliquescence des soins dans les établissements publics et à la taxation dans les cabinets privés, les meilleurs n’ont d’autre choix que de partir.

Les médecins ne sont pas les seuls dans cet exode. Ingénieurs, financiers, universitaires, chercheurs, juristes et autres managers de haut niveau prennent eux aussi le chemin de l’expatriation, dans un flux migratoire jamais observé auparavant. Ambition, désir de mobilité et de changement d’horizon ? Aucun Tunisien n’est convaincu qu’il pourra trouver ailleurs dans le monde un pays meilleur que sa terre natale. Mais ceux qui partent, s’ils regrettent la douce Tunisie, ne peuvent plus supporter y travailler.

Incapables de les retenir, qu’allons-nous faire pour entretenir avec eux ce grand lien affectif, patriotique ? Comme pourrions-nous faire bénéficier le pays des dividendes de leur nouvelle situation ? L’unique discours officiel prononcé à leur adresse est celui d’envoyer de l’argent au pays et d’y investir. Aucun réceptacle n’est ouvert pour tirer de toute la valeur ajoutée que ces Tunisiens de l’étranger peuvent faire profiter la patrie. Chefs de service dans de grands hôpitaux et de prestigieux laboratoires de recherche, analystes et décisionnaires dans des banques et fonds d’investissement, ingénieurs aux commandes d’éminents centres de développement, dirigeants dans des multinationales et autres constituent pourtant un capital précieux. Ne sont-ils pas en mesure d’accueillir des stagiaires, de faire embaucher des compatriotes, d’établir des ponts entre leurs institutions et celles de leur pays, de prodiguer des conseils aux décisionnaires tunisiens, de souffler des idées, de signaler des opportunités... Qui, en Tunisie, s’en soucie ? Qui s’en occupe ?

Dans cette insouciance générale, le grand virage de l’intelligence artificielle n’est pas pris à bras-le- corps par les décisionnaires tunisiens. Le numérique, sa culture, son enseignement, sa recherche et développement, son économie et son essor se dispersent entre l’Education nationale, l’Enseignement supérieur, le Commerce (électronique) et le ministère des TIC. Sans coordination, sans synergie, chacun est sur sa planète.

Tout favorise pourtant la Tunisie dans cette voie de l’intelligence artificielle. L’engouement quasi-intuitif des jeunes, la multiplication des institutions d’enseignement et des laboratoires de recherche, la qualité de l’enseignement et de l’encadrement font de notre pays et de notre jeunesse des atouts majeurs dans cette conquête du futur.

Que manque-t-il alors ? La volonté politique ! Au-delà des discours, point de détermination affirmée, de plans d’action avec des dates précises, de moyens conséquents et de financements garantis. Les quarante « grandes options » issues des récentes assises nationales de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (regrettablement boycottées par l’Ugtt), sans programmation fixe, risquent d’être renvoyées aux calendes grecques. Et nous voilà retomber dans la politique politicienne.

Au lieu de s’agacer de ce qui se dit ou s’écrit, de s’étaler sur les commentaires au détriment de la conceptualisation de sa politique et de son explication pour convaincre les Tunisiens, le gouvernement n’a d’autre devoir que de privilégier dans ses politiques publiques les grands choix d’avenir. Le génie tunisien - scientifique, technologique, managérial, culturel et artistique - est notre précieux capital. Sachons-le cultiver et en faire le pilier de notre futur.

Bonne et heureuse année.
Taoufik Habaieb

paru le 27 décembre 2017

La Tunisie est un exemple pour la Suisse en matière d'énergie éolienne, selon le classement de la SolarSuperState Association

Par Taieb Khouni
Publication:

Dans son classement des pays les plus engagés en matière d'énergies renouvelables, SolarSuperState classe la Tunisie dans le top 3 des pays africains, aux côtés du Cap-vert et du Maroc. Un classement basé sur la puissance éolienne cumulée par population.

Le classement se base donc sur l'électricité générée à partir de deux sources, à savoir, l'énergie solaire et l'énergie éolienne, en calculant la puissance cumulée par population (W/c, ou Watt per Capita)
Sur le plan continental, la Tunisie, le Cap-Vert, et le Maroc sont en tête de liste des pays africains. Ces pays font même mieux que la Suisse qui, selon le rapport, n'a pas augmenté sa puissance éolienne entre 2014 et 2015. "Le Maroc et la Tunisie sont des exemples pour la Suisse concernant la puissance éolienne cumulée et l'augmentation annuelle de la capacité éolienne", lit-on dans le rapport, selon une déclaration d'un membre du comité de la SolarSuperState Assocation, Fritz Wassmann-Takigawa.

Du côté de l'énergie solaire, la Tunisie se classe 9e en Afrique avec le Dijibouti et le Botswana, faisant mieux que le Maroc, tandis que l'Algérie se classe 6e, et l'Afrique du Sud occupe la première place parmi les pays africains.

Classement des pays africains, avec la puissance cumulée par population (W/c)
 
ranking

Sur le plan mondial, la Tunisie arrive 46e en matière d'énergie éolienne, précédée par le Maroc, et suivie par le Honduras. Le Danemark occupe quant à lui la première place mondiale, suivi de la Suède et de l'Allemagne. Le Bangladesh, le Nigéria, et l'Indonésie arrivent en dernier.

La Tunisie se classe par contre 94e en matière d'énergie solaire, suivie par le Djibouti et devancée par la Jamaïque. Le Liechtenstein arrive premier sur le plan mondial, suivi de l'Allemagne et de l'Italie.
Toujours au niveau de l'énergie solaire, aucun pays arabe ne fait partie du Top 20. Ainsi, on trouve les Emirats Arabes Unis à la 42e place, suivis de la Jordanie (49e), du Qatar (50e), et du Koweit (68e).
Le Nigeria, le Brésil et l'Indonésie arrivent en dernier, en matière d'énergie solaire.

Le Danemark doit sa première place mondiale en matière d'énergie éolienne au fait qu'il avait été pionnier dans le domaine, et ce depuis 125 ans. Quant au Liechtenstein, il avait fait de l'énergie solaire une priorité politique depuis 2008, encourageant ses citoyens à installer des panneaux photovoltaïques et favorisant un climat d'investissement et une imposition relativement basse dans le secteur.

mardi 2 janvier 2018

Liberté économique : La Tunisie 117e place et la Suisse 4e place à l'échelle mondiale

Liberté économique : La Tunisie occupe la 117e place à l'échelle mondiale

 

Le dernier rapport du groupe de réflexion canadien, Fraser Institute, classe la Tunisie au 117 rang en matière de liberté économique sur 159 pays concernés par une enquête mesurant un ensemble de critères économiques en rapport avec le libre marché, le libre-échange et la liberté d’entreprendre.

Au Maghreb, la Tunisie devance le Maroc qui occupe la 120e place et dépasse largement l’Algérie qui demeure très en retard à la 156e place. Notre voisin ne surclasse que trois pays dont la situation économique n’est pas à envier, à savoir le Congo, la Centrafrique et le Venezuela.

L’Institut Fraser, qui considère la liberté économique comme étant l’une des principales conditions pour la prospérité, la création de l’emploi et la lutte contre la pauvreté, distingue dans son rapport 10 pays champions en matière de liberté économique.

Il s’agit de Hong Kong qui arrive encore en première position, avec un score de 8,97 points, suivie de Singapour (8,81 points), de la Nouvelle-Zélande (8,48 points), la Suisse (8,44), l’Irlande (8,19), le Royaume-Uni (8,05), l’île Maurice (8,04), la Géorgie (8,01), l’Australie (7,99) et l’Estonie (7,95).
Le rapport se base sur des données statistiques collectées en 2015 à partir d’un certain nombre de sources différentes (y compris la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et autres).

Publié le 16/10/17 07:56

 

lundi 1 janvier 2018

Un tunisien à la tête de la police neuchâteloise

Sami Hafsi prend la tête de la police judiciaire

La police judiciaire neuchâteloise tient son nouveau chef. Sami Hafsi succède à Olivier Guéniat, mort subitement au mois de mai. Sami Hafsi est entré à la police neuchâteloise en octobre 2003. Il occupe actuellement la fonction de chef du service forensique

 

 Sami Hafsi succède à Olivier Guéniat à la tête de la police judiciaire neuchâteloise.

Le successeur d'Olivier Guéniat à la tête de la police judiciaire neuchâteloise est connu. Il s'agit du commissaire Sami Hafsi, entré à la police neuchâteloise en 2003 et actuel chef du service forensique. Sa nomination a été annoncée vendredi matin par le chef du Département de la justice, de la sécurité et de la culture, Alain Ribaux, ainsi que par le commandant de la police neuchâteloise, Pascal Lüthi.
Agé de 36 ans, Sami Hafsi est marié et père de deux enfants. Il est titulaire d'un doctorat en sciences forensiques de l'Ecole des sciences criminelles de l'Université de Lausanne avec une thèse qui portait dans le domaine de l'accidentologie. Il a complété sa formation par un CAS en Gestion publique, option pilotage d'équipes, de la Haute école de gestion ARC à Neuchâtel.
Sami Hafsi est également un ancien sportif d'élite (1er dan de judo). Il prendra ses fonctions le 1er octobre.

Nommé à l 'unanimité

Le Conseiller d’Etat Alain Ribaux a précisé que les candidatures présentées pour le poste « étaient de très haut niveau », mais que le choix de nommer Sami Hafsi s’est fait à l’unanimité.
Le commandant de la police neuchâteloise, Pascal Lüthi, a ajouté que son travail a convaincu et que sa désignation a été « très bien accueillie au sein de la police cantonale ». Il est attendu « qu’il prépare et contribue à la police de demain avec un accent tout particulier sur l’aspect de la cybercriminalité ».
Sami Hafsi soulève que des challenges à plusieurs niveaux seront à relever. « Il faut une PJ performante, ouverte, dynamique et innovante. Je souhaite m’inscrire dans la continuité du travail effectué par Olivier Guéniat mais avec mes propres baskets ».
Sami Hafsi a la triple nationalité suisse, française et tunisienne. Il a grandi dans le canton de Vaud et habite à Yverdon, son épouse travaillant à Lausanne. 

Article paru le 08 septembre 2017

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