samedi 27 octobre 2018

Pour ses 820 dinars perdu, elle a touché 311,60 francs

Récupérer son argent oublié dans un train, combien ça coûte?




Oublier son sac dans un train et le retrouver, une chance! Mais s'il contient de l'argent, l'usager distrait va passer à la caisse. On en parle dévoile le témoignage d'une voyageuse qui a déboursé 120 francs pour en récupérer 310.
Une femme oublie son bagage contenant de l'argent dans un train, une mésaventure apparemment banale, mais les efforts entrepris pour récupérer son bien n'ont de loin pas été gratuits, rapporte lundi l'émission de la RTS On en parle.

La voyageuse a tout d'abord activé le service de recherche d'urgence des CFF pour localiser le sac, ce qui lui a coûté 50 francs. Bonne nouvelle, le bagage est retrouvé et elle pourra le récupérer deux jours plus tard dans la gare de son choix, après un passage par la centrale des objets trouvés à Berne.

Une conversion automatique en francs suisses

Au guichet des CFF, la voyageuse doit tout d'abord payer les 10 francs requis (avec demi-tarif, sinon ce serait 20 francs). Et là surprise, les 820 dinars tunisiens qu'il contenait ont été convertis en francs suisses. La cliente se dit fâchée de ne pas avoir été consultée avant cette démarche.

Selon Donatella Del Vecchio, porte-parole des CFF, interrogée par On en parle, l'ex-régie fédérale a mis en place cette pratique par mesure de sécurité. Lorsque des objets sont retrouvés, ils passent en divers mains et lieux (centrale, gare choisie par l'utilisateur pour récupérer le bien) et il existe un risque de vol. D'où la mise en place d'une politique de la quittance: l'argent est ainsi automatiquement changé en francs suisses et transféré sur le compte des CFF. L'usager reçoit une quittance et il la présente au guichet. Son argent lui est alors rendu en liquide et en francs suisses.

Un taux de change peu avantageux

Reste la question du taux de change appliqué, qui fait aussi bondir la voyageuse. Le taux proposé par les CFF était de 0,388. Pour ses 820 dinars, elle a touché 311,60 francs. Au même moment, sa banque proposait un taux de change de 0,45 et lui aurait rendu 369 francs. Une différence de presque 60 francs.

Donatella Del Vecchio assure qu'il ne s'agit pas de réaliser un bénéfice sur le dos des clients et explique que le taux de change des CFF n'est pas le même que celui des banques pour plusieurs raisons liées aux services supplémentaires proposés par l'ex-régie: important stock de devises à disposition, envoi d'argent à domicile, services en gare 7 jours sur 7 et le soir, possibilité d'obtenir des petites coupures.

Si les CFF disent qu'environ 50% des objets perdus par les clients sont retrouvés, la passagère ne décolère pas, car au final il lui en aura coûté 120 francs (50+10+60) pour récupérer 311 francs.

Quentin Bohlen/boi, publié le 29 mars 2016

samedi 20 octobre 2018

5 questions sur la Tunisie au blogueur globetrotteur "Suisse moi"

Publié le 02 avril 2018 par Anissa Mahdaoui

Vous avez certainement entendu parler de lui... Véritable globetrotter 2.0, Sylvain Nicolier est celui qui se cache derrière le concept Suisse moi.
Le principe? Le jeune homme suggère à ses abonnés de proposer le contenu de ses reportages vidéo et de voyager avec lui en direct!
Sylvain voyage au fil de ses rencontres, il a visité 15 pays en quatre ans!
Un séduisant projet qui jusqu’ici bien porté ses fruits. La chaîne Youtube de ce blogueur lausannois compte, en effet, plus de 3 600 abonnés et ses pages Facebook et Instagram pas moins de 20 600.

Le HuffPost Tunisie est allé à sa rencontre suite à son aventure tunisienne à Dahar au sud-est de la Tunisie, et lui a posé cinq questions flash. Voici ses réponses:



1. Le point de départ de ton voyage à Dahar 

Sylvain Nicolier: En avril 2017, à la suite de ma visite du Salon des blogueurs de voyage, on m’a invité à me rendre direction Dahar.
J’y suis resté une semaine puis deux jours dans le désert avant Djerba


2. Ton premier contact avec la Tunisie

Plus jeune, je suis parti à Djerba avec mes parents, on a connu les plages, etc. mais ce n’était pa vraiment la Tunisie authentique que je recherche.
Alors qu’en me rendant ensuite à Dahar, j’ai découvert une région authentique pleine de richesse.

3. Ce qui t’a marqué à Dahar

Mes rencontres, les Amazighs, les Berbères, les traditions et la manière de vivre dans les régions arides.
Je me rappelle avoir vraiment très bien mangé, agneau, soupe, etc.
J’ai adoré vivre dans une maison troglodyte, c’était une vraie expérience. Les courses de chevaux aussi m’ont marquées.

4. La particularité de la Tunisie

Les paysages sont vraiment particuliers, le contexte de mon séjour aussi, j’ai vécu une expérience inoubliable!
Le contact avec les Berbères, qui sont simples et authentiques. Je trouve les gens tellement beaux avec leurs yeux clairs... J’ai été frappé par cette beauté!
Cela m’a donné envie de revenir mais dans une autre région, l’idée pour moi reste de se rapprocher de la vie locale, surtout pas touristique.
J’ai vraiment vécu une expérience qui vaut la peine et que je recommande!

5. Les premiers échos suite à la publication de ta vidéo

Les gens m’ont principalement demandé comment partir en voyage là-bas et m’ont remercié de leur avoir fait découvrir cet endroit.
Ce que j’adore et que j’ai trouvé drôle, c’est que même les Tunisiens eux-même ont fait une découverte car la région reste peu connue même des habitants tunisiens.

Photos sur Instagram

Source

samedi 13 octobre 2018

Mona Chouk: Peindre en s'amusant

Publié le 24 août 2013

Elle ne peint pas, elle s’amuse en fait, comme elle le confesse à Leaders.  Ses personnages deviennent ses complices dans un jeu ininterrompu. Mona Chouk est beaucoup plus connue en Suisse où elle est née et expose régulièrement aussi bien à Dubaï, où ses toiles sont prisées, qu’à Tunis. Pourtant, c’est ici qu’elle s’est établie depuis son retour avec ses parents à l’âge de huit ans et c’est ici qu’elle puise son inspiration. Son atelier, chez elle à La Marsa, vous introduit dans un univers de formes et de couleurs qui prennent vie et vous donnent envie d’aimer la vie.




Si elle a toujours dessiné depuis son jeune âge, Mona Chouk est venue à la peinture un peu par curiosité, pour ne pas dire oisivité. Jeune maman, elle découvre en 2003 le centre culturel d’El Menzah et ses différentes activités artistiques, s’inscrit au club de peinture et se prend au jeu. Tout va alors s’accélérer : la vocation se révèle, la passion croît et le pinceau s’affine. Ses premiers pas, elle les fera dans le figuratif pour bien maîtriser la technique et l’expression. Mais son véritable élan, elle le prendra avec le contemporain.
 
Un lancement suisse

Mona n’y avait pas cru lorsque des amis suisses qui ont vu son œuvre lui proposent en 2009 d’exposer ses toiles lors du Montreux Art Gallery, exposition d’art contemporain, la deuxième en importance en Suisse. «Le succès est tout de suite au rendez-vous, écrit le prestigieux magazine suisse des arts, Accrochages. Succès commercial, puisqu’elle vend  au-delà de ses espérances, mais aussi succès d’estime, son apparition sur la scène montreusienne lui valant plusieurs invitations à exposer dans d’autres espaces d’art». Les grands galeristes suisses ne vont plus la lâcher et voilà ses toiles sur les cimaises de la Plexus Art Gallery (Villa Murillo) Willy Grange Gallery, Galerie Bernard Chassot et autres. «C’est une découverte pour les Suisses qui ont misé sur moi, ce qui m’a beaucoup stimulée», dit-elle.
Sollicitée pour soutenir des œuvres caritatives en faveur des enfants défavorisés, Mona n’hésite pas à offrir des œuvres. Cela lui vaudra, en plus de son engagement sincère, d’être nommée à l’unanimité comme ambassadrice de la Fédération mondiale de volleyball et beach-volleyball, lors de son congrès mondial en 2011, pour les enfants dans le monde. Commencera alors pour elle une tournée en Amérique latine la conduisant au Mexique, en Bolivie, en Argentine, etc. mais aussi en Afrique, notamment au Bénin. De retour à Tunis, elle reprend ses pinceaux et peint, en réfléchissant toujours à sa prochaine exposition.

Avec application et talent

Cette fois-ci, son objectif c’est Dubaï. Mona n’hésite pas à y aller en prospection. Pas facile de décrocher un accord. Mais, juste à la veille de son retour, elle reçoit un coup de fil qui lui ouvrira les portes d’une grande galerie. Là aussi, le succès est au rendez-vous. Toujours mécène, elle offre aux œuvres de la Fondation Nour deux toiles qui seront mises aux enchères chez Christie’s à Dubaï. Vous pouvez alors imaginer la suite : elle sera invitée à d’autres expositions.
Ces succès ne lui tournent pas la tête. Mona se considère toujours encore à ses débuts. Passionnée, assidue, elle peint et s’amuse, révélant un talent encore plus prometteur. Déjà, elle a bouclé l’exposition qu’elle montera en novembre prochain à Fribourg en Suisse, mais il lui reste à terminer celle d’Abu Dhabi, en novembre également. «J’aime la vie, je vois grand et je m’amuse beaucoup avec ma peinture», dit-elle.


Née à Lausanne le 16 octobre 1972, d'une mère suisse et d'un père tunisien, Mona Chouk après une enfance passée dans sa ville natale part pour la Tunisie où elle poursuivra plus tard des études de commerce.
Attirée par la couleur, elle s'adonne à la peinture dans un club d'arts plastiques. En 2007, elle intègre l'atelier du peintre Sylvain Montélione, avec qui elle travaille la composition et ses effets chromatiques. Participant à plusieurs expositions de groupe, Mona Chouk rejoint d'un pas sûr le monde des plasticiens professionnels.
Riche de sa double culture, sa peinture nous dévoile une coloriste sensible qui est à l'écoute de "la mélodie du monde"comme disait Claudel. Ses Compositions tantôt allégoriques tantôt suggestives sont des "close up" qui nous mettent en présence d'une plasticienne à son éveil.


Sylvain Montéléone


samedi 6 octobre 2018

Deux films tunisiens primés au Festival de Genève, FIFOG 2018

Publié le 29 avril 2018

Le Palmarès a été annoncé samedi soir, au cours d’une cérémonie de la clôture organisée à la Maison des Arts du Grütli à Genève.

La Tunisie a remporté un Fifog d’Or et une Mention spéciale du Jury, à la 13ème édition du Festival international du film Oriental de Genève.
Le Palmarès a été annoncé samedi soir, au cours d’une cérémonie de la clôture organisée à la Maison des Arts du Grütli à Genève.

Le film “Aya” de Moufida Fedhila a décroché le prix du FIFOG d’Or de la Compétition Pénitentiaire, des films de fiction organisée dans les établissements de Champ-Dollon et La Brenaz à Genève.
Le prix a été remis au réalisateur Ferid Boughedir au nom de la réalisatrice du film qui a été absente de la cérémonie de clôture.

“Le Convive ”, une coproduction tuniso-suisse du réalisateur Hakim Mastour, a remporté la Mention spéciale du jury dans la compétition scolaire des films de fiction organisée à l’Ecole de Culture Générale (ECG) Henry-Dunant (Films de fiction).

L’Iran, invité d’honneur de cette édition, a eu la part du Lion au Palmarès de cette édition 2018, en remportant quatre prix dont 2 Fifog d’Or, 2 Fifog d’Argent.

Les films “No 17. Soheila” de Mahmoud Ghaffari (Iran) et “Israfil”, d’Ida Panahendeh (Iran) ont respectivement remporté le Fifog d’Or et le Fifog d’argent de la compétition Internationale des longs-métrages de Fiction.

Dans la compétition documentaire internationale, le Fifog d’Or a été attribué au film “Des Rêves Sans Etoiles” du réalisateur Mehrdad Oskouei. Dans la compétition internationale des courts-métrages, le film “Gaze” de Farnoosh Samadi a décroché le FIFOG d’Argent.

Voici le Palmarès complet des différentes compétitions du FIFOG avec mention du film, réalisateur, pays et prix remporté :

1. Prix de la Compétition Internationale (Longs-métrages) - “No 17. Soheila” de Mahmoud Ghaffari (Iran): FIFOG d’Or- “Israfil”, d’Ida Panahendeh (Iran): FIFOG d’Argent
2. Prix de la Critique (Longs-Métrages) :- “En Attendant les Hirondelles” de Karim Moussaoui (Algérie): FIFOG d’Or de la Critique - “Iperita” de Mohamed Bouzaggou (Maroc): Mention spéciale
3. Prix de la Compétition Internationale (Documentaire) - “Des Rêves Sans Etoiles” de Mehrdad Oskouei (Iran): FIFOG d’Or- “Ya Omri” (104 Wrinkles) de Hady Zaccak(Liban): FIFOG d’Argent - “H’na Barra” (Nous Dehors) de Bahia Bencheik El Fegoun & Meriem Achour Bouakkaz (Algérie): Mention spéciale
4. Prix de la compétition Internationale (Courts-Métrages) - “Toprak” de Onur Yagiz (Turquie): FIFOG d’or- “Gaze” de Farnoosh Samadi (Iran) : FIFOG d’Argent
5. Compétition Pénitentiaire (établissements de Champ-Dollon et La Brenaz) :- “Aya” de Moufida Fedhila (Tunisie): FIFOG D’or- “Ramdam” de Zangro (France) : Mention spéciale
6. Compétitions Scolaires des courts-métrages (Genève) :Ecole de Culture Générale (ECG) Henry-Dunant (Films de fiction): - “You Are Not American” de Sadam Wahidi (Afghanistan): Prix FIFOG d’Or - “Le Convive ” de Hakim Mastour (Suisse, Tunisie): Mention spéciale du jury Cycle d’Orientation (CO) de Budé (Films de fiction):- “The Violet” de Baqer Al-Rubaie (Iraq): FIFOG d’Or - “Take My Hand” de Serge Majdalany (Liban) : Mention spéciale du jury Ecole de Culture Générale (ECG) Ella Maillart (Films documentaires):- Film “The Shield That I Carry” de Basma Farhat (Liban): Prix FIFOG d’Or - Film “Tata Milouda” de Nadja Harek (France): Mention spéciale du jury

Le FIFOG se poursuit dimanche avec la projection de 11 films dont le film Zizou de Ferid Boughedir qui sera présenté en seconde projection après celle du samedi.

Les films primés du Fifog d’Or et du Fifog d’Argent seront projetés dans la soirée à 20h aux cinémas du Grutli.

samedi 29 septembre 2018

Une institutrice chrétienne suisse en Tunisie



Jessica, institutrice chrétienne en Suisse, a passé plusieurs mois en Tunisie pour enseigner dans une école.




Pourquoi es-tu allée en mission en Tunisie?

J’aime découvrir d’autres cultures, voir comment vivent les gens, partager ma foi en Jésus avec eux et apprendre d’eux. Quand j’ai décidé de devenir institutrice, je faisais déjà le rêve d’enseigner dans un autre pays. J’ai donc demandé à Dieu où aller et la porte de la Tunisie s’est ouverte. La culture orientale me fascine.

Avec quel genre de personnes as-tu passé du temps?

Avant de commencer l’école, j’ai vécu un mois avec une chrétienne tunisienne. Elle dirige une église dans son appartement et, là, j’ai appris à connaître d’autres chrétiens. Par la suite, j’ai vécu avec deux femmes françaises engagées comme volontaires à l’école. À l’école même, les enseignants étaient amicaux, mais il leur a fallu du temps pour m’intégrer activement, par exemple en partageant leur nourriture avec moi, ce qui est très important en Tunisie. En faisant du sport également (kung fu), j’ai rencontré des jeunes qui m’ont très chaleureusement accueillie.

Quelle est la situation dont tu te souviens le plus?

Lors d’une escalade, je suis tombée d’une hauteur de cinq mètres sur le dos sur un rocher. Mes compagnons s’attendaient au pire. Je suis restée consciente. J’ai été transportée en ambulance à l’hôpital, où les normes sont assez différentes de celles de la Suisse. Je souffrais beaucoup, mais je sentais que Jésus était avec moi et, à l’étonnement des médecins, je n’avais ni fracture ni blessure interne. Je suis donc sortie de l’hôpital le matin à deux heures, après environ treize heures passées là, avec une ordonnance d’analgésique. Loué soit le Seigneur!

Qu’est-ce qui t’a causé des problèmes?

Je ne vivais pas de relations personnelles et ne m’attendais pas à ce que l’enseignement dans une culture étrangère soit si différent. Au début, il y avait un chaos total dans mes classes. Les enfants tunisiens aiment parler fort, chanter, danser et bouger, ce qui est difficile dans une petite salle de classe. Cela a été difficile pour moi de me sentir dépassée, de faire face à l’échec et à la frustration. Cela m’a aidée de me décharger sur le Seigneur, de lui demander conseil et de ressentir son amour.

Qu’est-ce que cet engagement a changé pour toi personnellement?

Ma relation avec Jésus s’est approfondie. Il était, est et sera toujours à mes côtés. Beaucoup de gens ont à endurer des choses difficiles mais, grâce au Seigneur, l’espérance se faufile dans ces situations. Il nous donne la force et l’amour pour rester même si le succès n’est pas au rendez-vous. Il prend toujours soin de nous et nous donne la joie de vivre. J’ai aussi appris à apprécier de nouveau ma vie en Suisse: ma famille, ma colocataire, mon église et les moments que je passe avec mon fiancé, la liberté de mouvement, la proximité de la nature, la crédibilité des personnes, et une photocopieuse et une connexion internet qui fonctionnent.

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samedi 22 septembre 2018

Les anciens ministres Taoufik Baccar et Rafaa Dekhil embauchés par un important cabinet de conseil


 Publié le 27 mai 2016

 

Les compétences tunisiennes qui ont travaillé sous le régime de Ben Ali sont de plus en plus convoitées par les entreprises internationales et autres cabinets de conseil qui veulent profiter de leur expérience et leur savoir faire.

C’est ainsi qu’un discret duo helvético-tunisien a entrepris de fédérer plusieurs technocrates stars au sein d'un même cabinet. Dans son dernier numéro en date du 26 mai 2016, Maghreb Confidentiel rapporte que Taoufik Baccar, qui a été ministre des finances et gouverneur de la Banque centrale, ainsi que Rafaâ Dhékhil qui a été deux fois ministres et ancien PDG de deux grandes entreprises nationales, la CPG et la SNDP, ont été embauchés en tant qu’experts consultants sur certains dossiers par Ronigger Maghreb créée en mars dernier et qui représente dans la région la société de conseil suisse Ronigger Advisory Partners.

Ce cabinet est dirigé par une suissesse vivant à Hammamet, Irene Mag et l'ex- directeur central de Tunisair, Souhail Boulaaba qui a, également, dirigé la compagnie Koral Blue Airlines compagnie charter associant Karthago Airlines à l’égyptien Orascom.

Taoufik Baccar a pris en charge le dossier financier tandis que Rafaâ Dekhil s’est chargé des affaires minières et pétrolières.

Toujours selon la même source le cabinet Ronigger Maghreb travaille actuellement au refinancement de l’une des principales institutions de Microfinance. Il se pencherait sur la gestion de l’un des aéroports du compagnie en Libye, ainsi que sur la création d’une compagnie aérienne privée dans ce pays.

Il est à signaler que ce même cabinet a engagé un ancien haut gradé de la marine nationale, l’amiral Layouni et l’hôtelier Faouzi Belgacem.

samedi 15 septembre 2018

Mort suspecte d'un détenu en Suisse

Publié par

Nicolas Mattenberger, député socialiste et avocat dans le canton de Vaud, et sa consoeur parisienne Isabelle Coutant-Peyre préparent une plainte pénale pour « homicide par négligence ». Ils demandent que l’on fasse toute la lumière sur la mort de Skander Vogt, détenu dans le quartier de haute sécurité de la prison de Bochuz le 11 mars dernier. Ce décès est d’autant plus embarrassant pour l’administration pénitentiaire que cet helvético-tunisien aurait dû être libéré en… juin 2001.
En effet, Skander Vogt n’avait été condamné qu’à 20 mois de prison pour des imbécilités d’adolescent : dommages à la propriété, injures, menaces, vol, violences. Mais l’article 43 du Code pénal suisse permet de priver le condamné du droit à la liberté, à l’expiration de la peine prononcée, pour une durée illimitée, si « en raison de son état mental, le délinquant compromet gravement la sécurité publique ». Entré à 20 ans derrière les barreaux, il n’en est sorti dix ans plus tard que les pieds devants.

Skander Vogt



Victime de brimades répétées

« Depuis 2006, j’ai alerté la Cour européenne des droits de l’homme sur cette situation invraisemblable, totalement inhumaine », proteste Isabelle Coutant-Peyre, l’un des défenseurs de Skander Vogt. En effet, depuis une décennie, l’homme était considéré par l’administration pénitentiaire comme extrêmement dangereux. Il ne sortait de sa cellule que pieds et poings enchaînés. Or, ce garçon, rappeur passionné, se montrait au contraire gentil, joyeux, drôle, curieux de tout, avec le réseau d’amis qu’il avait pu se constituer en dehors de la prison. Ils étaient une cinquantaine d’entre eux à assister à ses funérailles au cimetière de Montoie, à Lausanne, mardi dernier.
Que s’est-il passé ? En 2008, Skander Vogt souffre des dents, mais la prison de Bochuz (canton de Vaud) lui refuse le dentiste. Pour protester, le prisonnier grimpe sur le toit de la prison, et y reste trente heures, soutenu par les autres détenus. Depuis, les responsables de l’établissement lui vouent une haine sans bornes. Les humiliations pleuvent. La semaine dernière, on lui confisque sa radio. Furieux, Skander annonce « ce soir, ça va cramer », et il met le feu à son matelas. La fumée envahit la cellule.

Les gardiens n’interviennent pas

« Comment expliquer que les gardiens ne lui ont pas porté secours ? On nous dit que Skander était considéré comme dangereux et qu’ils avaient peur d’entrer dans sa cellule ! Ça ne tient pas la route », dénonce Nicolas Mattenberger.
Les gardiens vont donc le laisser s’asphyxier pendant une heure et demie, entre 1 heure et deux heures 30 du matin, attendant les renforts des troupes d’élite de la police vaudoise.
La mort est constatée à trois heures.

De Tunis au Léman

Sanda, 34 ans, et Skander, 30 ans, ont perdu très tôt leur mère tunisienne. Vivant à Tunis, ils sont recueillis par une tante. Leur père, originaire de Bâle, en Suisse, perd le contact avec ses enfants. Ces derniers arrivent sur les bords du lac Léman en 1993 et sont recueillis par des familles d’accueil. Skander tombe alors dans la petite délinquance.
Le directeur de la prison téléphone à Sanda Vogt, la sœur aînée de Skander, lui affirmant que son frère s’est suicidé. Depuis, l’administration pénitentiaire a changé de version, prétendant que le prisonnier empêchait les gardiens de lui porter secours, proférant contre eux des menaces de mort. Déclaration aussitôt démentie par le voisin de cellule de Skander. Habituellement, un incendie provoque une grande animation dans une prison. Mais cette fois, les gardes-chiourmes ne semblaient pas pressés d’intervenir, se contentant de chuchoter.

Enfermé sans expertise psychiatrique

« Nous n’allons pas lâcher l’affaire, c’est trop grave. Ce malheureux a été martyrisé pendant dix ans. Et il y en a d’autres dans les prisons suisses. Comment peut-on priver un homme de sa liberté sous prétexte qu’il serait dangereux ? Depuis des années nous réclamions une expertise psychiatrique », dénonce Isabelle Coutant-Peyre.


samedi 8 septembre 2018

Kamel Lazaar

 
 
 
 
Kamel Lazaar
Genève

2012

Fortune estimée: 300 à 400 millions
Variation par rapport à l'année précédente: 
 
Le fondateur de Swicorp, une banque d’affaires basée en Arabie saoudite et à Genève, pilotera la cession de Carthage Cement, l’une des entreprises confisquées au clan Bel Ali-Trabelsi en Tunisie. Le Tuniso-Suisse de 60 ans l’a emporté au nom et à la barbe de BNP Paribas et Rothschild. Les 37% de Carthage Cement représentent une part estimée à 105 millions d’euros. «Une marque de confiance des autorités tunisiennes car le processus d’attribution de ce contrat a été particulièrement transparent», a déclaré Kamel Lazaar à Jeune Afrique Economie. Vingt-cinq ans après sa création, la société gère un milliard d’euros d’actifs et fait partie des acteurs de référence en matière de conseil financier en Afrique du Nord. Une partie importante de ses 100 collaborateurs est établie à Tunis. «Avec le Printemps arabe et la crise européenne, lever de l’argent pour le placer dans des fonds est difficile. Pour poursuivre notre croissance, il faut personnaliser les propositions d’investissement faites à nos clients et il est plus facile de repérer les bonnes affaires en étant présent localement.» Avec sa fille, experte chez Sotheby’s à Londres, il vient de créer une fondation dont le but sera de venir en aide à la création artistique et à la culture.

2013

Fortune estimée: 300 à 400 millions
 
Variation par rapport à l'année précédente:
L’actionnaire de référence et fondateur de Swicorp, une banque d’affaires basée en Arabie saoudite, continue de se démener pour faire rallumer la flamme de l’intégration maghrébine à travers son think thank Maghreb Economic Forum. Le Tuniso-Suisse de 61 ans souhaiterait d’ailleurs lancer un fonds d’investissement maghrébin pour soutenir les PME. Swicorp gère un portefeuille de près de 1 milliard d’euros en provenance majoritairement des pays du golfe Persique. Actuellement, il œuvre au lancement d’un fonds d’investissement dévolu au secteur touristique en Tunisie.


samedi 1 septembre 2018

L’amicale tuniso-suisse offre 70 mille livres à la Tunisie

Sabra.Mansar








samedi 25 août 2018

Taoufik Ouanes Avocat au Barreaux de Tunis et de Genève

 Publié le 19 mars 2014

Taoufik Ouanes

 

Source photo

 

Taoufik Ouanes
Avocat au Barreaux de Tunis et de Genève
Consultant et Professeur de droit

Nom et Prénom: Taoufik Ouanes
Date de naissance: 6 février 1948
Nationalités: Suisse et Tunisienne
Profession: Avocat et Conseiller Juridique, Professeur de droit,

Etudes

Faculté de Droit de Tunis, Tunisie - Droit Public -
Licence en Droit en Droit Public.

Institut des Hautes Etudes Internationales, Genève,
Suisse - Droit et Relations Internationales -
Certificat d’Etudes Supérieures

Centre des Recherches de l’Académie de Droit
International, La Haye, Pays Bas - Droit International
Certificat de Recherche

Faculté de Droit et Sciences Politiques de Tunis
Diplôme d’Etudes Approfondies en Droit Public.

Langues

Arabe, Français et Anglais.

Activités professionnelles

Expérience académique
- Enseignement des Droits de l’Homme et du Droit Humanitaire à l’Institut Supérieur pour la Profession d’Avocat (ISPA) et à l’Institut Supérieur de la Magistrature, Tunis. Assistant à la Faculté de Droit, Département du Droit international Public et des Organisations internationales de l’Université de Genève (Pr. Christian Dominicé) Suisse.

- Professeur de droit international à l’Institut de Hautes études internationales (Genève) aux étudiants d’échange de «Pomona College».
- Professeur invité, Institut d’Etudes de Développement Genève, Suisse.
- Professeur invité, Centre Pratique pour la Négociation Internationale, Genève.
- Enseignant invité à l’Institut International de San Remo, Italie.
- Enseignant des Droits de l’Homme et de Droit Humanitaire à l’Institut Supérieur de la Profession d’Avocat (ISPA) et à l’Institut Supérieur de la Magistrature à Tunis.
  • Contribution et participation à plusieurs conférences, séminaires et colloques sur le droit international économique et l’arbitrage international (Suisse, France, Allemagne, Italie, Liban, Koweït Tunisie etc.)
  • Plusieurs fois arbitre, médiateur ou avocat-conseil dans des médiations et des arbitrages internes et internationaux.

Expérience diplomatique et internationale et aux Nations Unies

Délégué à la Conférence diplomatique sur la réaffirmation et le développement du droit international humanitaire, Genève, Suisse.

Consultant pour la formation des coopérants techniques suisses, Gouvernement suisse, Berne.
Consultant, Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle,
(OMPI) Genève.

Conseiller Juridique, Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED).

Consultant, Organisation des Nations Unies pour le Secours en cas de Catastrophes, (UNDRO).

Plusieurs fonctions au sein des Nations Unies en tant que Conseiller juridique Principal, Représentant, Chef de Zone Géographique etc. en Suisse, Iraq, Yémen, Congo, Soudan, Sahara Occidental, Egypte, Pays du Golfe etc.

Publications

  • Contributions à plusieurs ouvrages collectifs sur des questions de Relations internationales et de Droit international.
  • Plusieurs articles dans des journaux et des revues sur des questions juridiques.
  • «Droits de l’Homme et Droit des Réfugiés»: De l’autonomie originelle à vers la synthèse inéluctable des régimes juridiques». Editions Maghrébines. Casablanca, 1999.

Activités dans la société civile

  • Membre de l’Association Suisse d’Arbitrage (ASA).
  • Membre du Centre Belge pour la Médiation et l’Arbitrage (CEPANI).
  • Membre de la Chambre Arabo – suisse de Commerce et d’Industrie.
  • Membre fondateur et membre du Comité de la Chambre Tuniso-suisse du Commerce et de l’Industrie.
  • Membre de la Chambre Tuniso-américaine de Commerce et d’Industrie.
  • Ancien Secrétaire Général de L’Association Suisse –Tunisie.
  • Membre Fondateur et ancien Trésorier de l’Association des Fonctionnaires Internationaux Africains. Nations Unies, Genève.

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samedi 18 août 2018

Dans le dressing de Malika


 29 février 2016 par Margaux Meyer, photographie de Sébastien Agnetti




 Malika, l'écléctique cérébrale

Immersion dans l'univers d'une fille au style inclassable.

C'est aux escaliers du Marché, à Lausanne, dans un joli immeuble médiéval longenta les fameuses marches en bois menant à la cathédrale, que Malika nous donne rendez-vous. Un coin de paradis avec bou de jardin intégré, au charme fou. La belle Helvético-Tunisienne nous reçoit, sourire aux lèvres, vêtue d'un jean cigarette, d'un body noir à col roulé et d'une paire de baskets.

Lacoste. Un premier abord enjoué, un poil déjanté, et aussi cérébral...

C'est d'ailleurs son côté intello que la jeune femme, qui finalise sa thèse de philo, nous a présenté en premier en s'épanchant sur la complexité de réaliser la synthèse de toutes ses années de recherches et de toutes ses idées à rassembler pour enfin décrocher le sacro-saint-doctorat.

Un foisonnement de pensées qui se reflète dans sa garde-robe et, par extension, dans son bureau, véritable œuvre d’art conceptuelle – du jamais vu –, le repère de la thésarde dans toute sa splendeur! Sur son bureau trônent une vingtaine de livres ouverts dont les pages sont tenues par des pinces à linge, des post-it par centaines et des feuilles accrochées au mur sur lesquelles sont inscrites des phrases dont les mots sont entourés et surlignés au feutre fluo. On comprend d’emblée que cette intellectuelle n’est pas femme à s’enfermer dans un genre précis ou une pensée unique.
L’éclectisme qui semble la caractériser se perçoit tout de suite quand on tombe sur ses multiples robes chinoises et ses kimonos japonisants paradant à côté d’une veste en cuir genre gangsta rap, dessinée par Missy Elliott pour Adidas et d’une manchette tribale en cuir de chez Pascale Monvoisin. Pas de carcans ni d’unilatéralité dans le dressing de Malika, juste une «collectionnite aiguë» teintée d’un hétéroclisme joyeux et farfelu. «Je ne peux m’empêcher de tout collectionner», et tout y passe: les imprimés, les combinaisons, les lunettes de soleil Tom Ford, mais aussi les peintures – elle a récemment commencé la collection d’anciennes toiles de maîtres suisses –, les bibelots, les ceintures, les grosses boucles d’oreilles imposantes, les manchettes et les pochettes, et puis les chapeaux, dont les plus beaux spécimens se matérialisent sous différentes formes, comme cette visière en plastique laqué rouge Adidas complètement démente, ce chapeau façon bombe d’équitation, ces larges capelines romantiques ou encore ces turbans exotiques qu’elle noue avec dextérité autour de sa tête.
Ses références mode? «Peut-être Romy Schneider dans La banquière, Saint Laurent période seventies et, surtout, Gabrielle Chanel, qui a libéré les femmes de leurs corsets, leur a rendu la liberté de mouvement grâce aux pantalons et à la fluidité des tissus, les a aidées à avancer aux sens propre et figuré. D’ailleurs, ce qui m’inspire le plus chez Chanel, c’est son audace et non ce qu’elle représente dans l’industrie du luxe en général», lance-t-elle en tenant tout de même dans ses mains son sac Boy griffé de la marque au double C…
Niveau bijoux, elle craque volontiers pour les créations de Pascale Monvoisin et les pièces géométriques. Elle est très attachée à ses bijoux berbères ramenés de Tunisie ou à ceux qui lui viennent de sa grand-mère, comme cette bague en camée qu’elle porte presque tous les jours. Evidemment, on retrouve aussi avec délectation quelques curiosités, comme ce ras-du-cou en plumes de coq, offert par sa sœur Stella.
Très libre dans sa manière de choisir ses vêtements, Malika ne se focalise pas sur ce qui est tendance ou qu’on peut admirer sur papier glacé. «Souvent, les magazines me permettent de voir ce que tout le monde va acheter la saison prochaine, et c’est justement cela que je vais éviter de porter, car quand quelque chose devient trop à la mode il finit par devenir banal.» Une révélation qui en réalité reflète une vraie lubie rigolote. «Ma grande angoisse, c’est de croiser une fille dans la rue avec un vêtement que je porte, surtout lorsque la pièce est originale. C’est rédhibitoire, et dès cet instant je ne pourrai plus jamais le mettre!» Comme cette veste couleur rouille à la coupe parfaite qu’elle refuse d’arborer depuis qu’elle l’a vue sur une inconnue, croisée dans une gare. «Ça brise le charme et ça me froisse…» avoue-t-elle, avec cet humour et cette autodérision qui semblent lui coller à la peau.
Dans un coin, roulée en boule, Pulchérie, dite La Poule, la chatte de la maison, considérée par sa maîtresse comme «une chatte responsable, intelligente, bavarde mais délicate», lève de petits yeux fatigués vers nous, comme une supplique pour un retour au calme… Il est temps de lui rendre grâce en lui accordant son repos et de quitter le monde complexe de Malika… Mais on reviendra!

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samedi 11 août 2018

Djim Doula karatéka tuniso - suisse

Djim Doula, de son nom complet Djamaledine Doula, est un ancien karatéka tuniso-suisse.
Né en Suisse, il connaît une carrière nationale et devient champion de Suisse (poids moins de 75 kg) à plusieurs reprises. Il poursuit ensuite une carrière mondiale avant d'opter pour l'équipe nationale de son pays d'origine. En 1991, il est élu comme meilleur sportif tunisien de l'année. 



Couleurs suisses

  • Médaille d'argent Médaille d'argent : Jeux mondiaux de karaté 1989
  • Médaille d'argent Médaille d'argent : Championnats d'Europe de karaté 1990
  • Médaille d'argent Médaille d'argent : Championnats d'Europe de karaté 1991

Couleurs tunisiennes

  • Médaille d'or Médaille d'or : Jeux Méditerranéens 1993
  • Médaille d'argent Médaille d'argent : Jeux panafricains 1995


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samedi 4 août 2018

Club Africain : Slimene Kchok en Suisse




Le défenseur du Club Africain Slimene Kchok va évoluer en championnat de Suisse la saison prochaine.

Le joueur, qui désirait quitter la Tunisie et la Ligue 1, s'est finalement engagé avec le FC Saint-Gall qui évolue en première division suisse.

Slimene Kchok a signé un contrat de deux ans avec la formation suisse.

Le montant de la transaction serait de 150 mille euros.

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samedi 28 juillet 2018

La douane tunisienne se dote de son application: “Smart Traveller”

Publié le 06 juillet 2018 par Asma M'barek


L'application fonctionne en mode hors ligne sans aucune difficulté.




La douane tunisienne a lancé, le 22 juin 2018, sa première application mobile “Smart Traveller”.
Destinée aux voyageurs aux Tunisiens résidents à l’étranger ou encore au personnel diplomatique, l’application vous donnes tous les conseils à suivre avant votre arrivée et pendant votre passage à la douane.
Disponible sur sur Androïd et IoS, “Smart Traveller” est disponible en langue française et arabe.
Le “bien-être numérique” est au cœur de cette application mobile présentée par la douane. Pour éviter la perte de temps à trouver une réponse relative aux procédures et réglementations douanières, l’option “chercher” en haut de l’écran offre à l’utilisateur une facilité de trouver une réponse rapide à sa demande. 

Le plus intéressant, est que cette application peut-être utilisée lorsque vous n’avez pas accès à internet, elle fonctionne en mode hors ligne sans aucune difficulté.
“Smart Traveller” comporte un grand nombre d’informations et de recommandations pratiques relatives aux procédures et réglementations douanières intéressant les voyageurs mais également les Tunisiens de l’étranger, lors de l’entrée et du séjour en Tunisie, ainsi qu’à la sortie du pays.

Le développement de cette application mobile rentre dans le cadre du “Programme d’appui au Gouvernement tunisien dans le domaine de la Gestion Intégrée des Frontières”, financé par l’Union européenne et la Confédération suisse et mis en œuvre par l’ICMPD.

La cérémonie de lancement de cette application a été organisée le vendredi 22 juin sous le haut patronage du ministre des Finances Ridha Chalghoum et en présence de Youssef Zouaghi Directeur Général des Douanes, Patrice Bergamini ambassadeur de l’Union Européenne en Tunisie, Rita Adam ambassadeur de Suisse à Tunis et Gabriel Abado Directrice Générale Adjointe de centre international pour le développement des politiques migratoires (ICMPD).


samedi 21 juillet 2018

L'Ambassadrice de Suisse en Tunisie: "Le retour des touristes est un constat"

Publié le 10 juillet 2018 par Cheker Berhima

Prenant la parole, lors de la conférence de présentation de la destination Dahar,l’Ambassadrice de Suisse en Tunisie, Adam Rita, n’a pas caché sa sympathie par le fait de constater le retour des touristes à Djerba: "Je viens de constater une pénurie de lits à Djerba, c’est un bon signe…"
L’ambassadrice a affirmé, dans ce sens, que la Suisse croit beaucoup au Tourisme d’où son implication pour financer et promouvoir le projet Destination Dahar: "Ce projet nous rassemble tous et a pour ambition d’appuyer la transition en Tunisie". Pour l’ambassadrice suisse, l’objectif à travers ce projet est de regrouper tous les acteurs du tourisme présents dans cette région de Matmata et Tataouine, précisant que la Fédération et le ministère ont assumé dans ce sens.
Et l’ambassadrice d’annoncer une autre bonne nouvelle: un nouvel engagement suisse pourrait avoir lieu, il est dans l’étude, et sera mis en œuvre quand la destination Dahar arrive à son terme en 2019. La diplomate suisse conclut: "Nous continuons tous les jours à promouvoir la destination Dahar auprès des touristes suisses".




jeudi 19 juillet 2018

Infantino : "Une candidature maghrébine en 2030 peut être une bonne idée"

Publié le 14 juillet 2018 par Soufiane Chahid

Le président de la FIFA, l'Italo-suisse Gianni Infantino. Crédit: AFP

Gianni Infantino a déclaré, lors de la conférence de presse de clôture du Mondial le 13 juillet, qu'une candidature conjointe Maroc-Algérie-Tunisie pour l'organisation du Mondial 2030 serait intéressante. Il est aussi revenu sur l'utilisation de la VAR et les cas des joueurs ayant subi des commotions cérébrales.

C’est ce qu’a affirmé Gianni Infantino, président de la FIFA, interrogé sur l’éventualité d’une candidature maghrébine conjointe au Maroc, l’Algérie et la Tunisie pour l’organisation du Mondial 2030. Infantino s’exprimait lors de la conférence de presse de clôture du Mondial 2018, qui s’est tenue 13 juillet au stade Loujniki de Moscou où se jouera le 15 juillet la finale entre la France et la Croatie.

Cette idée d’organisation commune a déjà été évoqué par Mohamed Hattab, le ministre algérien de la Jeunesse et des Sports « L’Algérie est aujourd’hui prête à étudier la possibilité d’une candidature maghrébine commune avec le Maroc et la Tunisie », avait-t-il affirmé le 1er juillet.
« C’est la meilleure Coupe du monde de tous les temps, » a encore déclaré Infantino. « La Russie a changé, est devenue un véritable pays de football, pas simplement avec la Coupe du monde organisée au plus haut niveau, mais le football fait aussi partie maintenant de l’ADN du pays, grâce aux performances de l’équipe nationale, à tout le travail réalisé, aux infrastructures, tout est magnifique et très efficace, » a-t-il poursuivi.

L’Italo-suisse s’est aussi exprimé sur le cas des joueurs ayant subi des commotions cérébrales et qui ont malgré cela continué à participer aux matchs. Cela était le cas du joueur marocain Noureddine Amrabat, qui a subi un choc à la tête lors de la rencontre de l’équipe nationale avec l’Iran. « La FIFA prendra davantage de mesures pour s’assurer de la bonne hygiène et de la santé des joueurs, » a-t-il assuré.

Sur la question de la VAR (vidéo assistance aux arbitres) Infantino a déclaré que son utilisation rendait le football « plus honnête et plus transparent ».  La FIFA s’était déjà félicitée de l’adoption de cette technologie qui avait fait grimper le taux de bonnes décisions de 95 % à 99,3 %
.
Enfin, Gianni Infantino estime que les équipes africaines auront plus de chances de réaliser de bons résultats en Coupe du monde en passant de 5 à 9 participants dès 2026.


dimanche 15 juillet 2018

Tunisie : Le tourisme authentique prend pied, avec l’aide de la Suisse


 Publié le 04 juillet 2018




La Fédération Tourisme Authentique Destination Dahar (FTADD) créée en mars 2018, annonce la tenue de sa conférence de presse le 10 juillet prochain, au Casino de Djerba, en présence de Messieurs les Gouverneurs de Medenine, de Gabès et de Tataouine et de Madame l’Ambassadeur de Suisse en Tunisie sous l’égide de Madame la Ministre du Tourisme et de l’Artisanat.

Cette conférence sera également ouverte aux acteurs publics et privés, nationaux et internationaux, engagés dans le développement et la diversification du tourisme en Tunisie, désireux de découvrir et de rencontrer les membres du premier organisme de gestion d’une destination touristique (DMO) en Tunisie.

La FTADD, présidée par Monsieur Mohamed Sadok DABBABI, est le premier syndicat professionnel, régional, indépendant, fédérant plus d’une trentaine de prestataires touristiques, ayant pour objectif la promotion d’une région destination touristique, le Djebel Dahar.

Cette fédération symbolise la concrétisation d’une large concertation et de la volonté des prestataires du Dahar de promouvoir leur territoire et un tourisme authentique.

Ce processus d’acteurs est soutenu depuis 2015 par la Fondation Swisscontact dans le cadre du projet Destination Dahar/DMO, financé par le Secrétariat d’État à l’Economie Suisse (SECO) et conduit en collaboration avec le Ministère du Tourisme et de l’Artisanat ainsi que l’Office National du Tourisme Tunisien.

Les Commissariats Régionaux du Tourisme (Médenine, Gabès et Tataouine), la Fédération Régionale des Agences de Voyage (FRAV) et Swisscontact se joindront à la Fédération pour présenter, lors de cette Conférence, le travail accompli et futur.



mercredi 11 juillet 2018

Huile d’olive: Comment accéder aux marchés suisse et allemand ?

 Publié le juin 2018



Le Centre de promotion des exportations (CEPEX) a organisé, mardi 26 juin 2018, dans le cadre de l’exécution du workplan, programme suisse de promotion de l'importation SIPPO-CEPEX 2018, un workshop sur le développement des exportations tunisiennes de l’huile d’olive vers les marchés suisse et allemand.
Le programme SIPPO, lancé en Tunisie en 2017, vise à faciliter les importations en provenance de 11 pays en transition, dont la Tunisie, vers les marchés suisse, européen et international.
Le directeur du programme SIPPO en Tunisie, Mohamed Jouneidi Abderrazak a indiqué que trois secteurs économiques tunisiens sont concernés par les actions du programme : les produits de la pêche, les aliments transformés et les ingrédients naturels.

Plus de participations aux concours internationaux

Les marchés suisse et allemand sont deux marchés en croissance continue avec un taux de croissance annuel moyen des importations estimé à 6%. En effet la Suisse a importé en 2017/2018, 15 000 tonnes d’huile d’olive, dont 250 à 300 tonnes en provenance de la Tunisie, ces dernières années. D’autre part l’Allemagne a importé environ 62 000 tonnes dont la Tunisie n’a exporté que 700 tonnes.
Pour parvenir à pénétrer de manière efficiente les marchés internationaux, dont le marché suisse, les entreprises tunisiennes sont appelées à participer au concours international de l’huile d’olive ‘’Zurich Olive Oil Award’’.
La participation à ce concours constitue une opportunité pour les entreprises tunisiennes pour renforcer leur positionnement et assurer la visibilité de l’huile d’olive tunisienne conditionnée qui n’est pas bien connue à l’échelle mondiale.
Au cours de cet atelier, l’expert international Udo Bürk a présenté une communication sur ‘’L’accès de l'huile d'olive tunisienne aux marchés suisse et allemand: difficultés et opportunités’’, à côté d’interventions sur le ‘’Marketing de l’huile d’olive tunisienne en suisse’’ et ‘’les stratégies de pénétration des marchés allemands et suisse’’.

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samedi 7 juillet 2018

Tunisie: Interpellation d’une ressortissante suisse à Monastir

Mourad S




Une ressortissante suisse, accusé d’agression contre un agent de la police de la circulation, a été arrêtée, a indiqué le porte-parole du tribunal de Monastir, Ferid ben Jha.

La suspecte sera maintenue en prison jusqu’à sa comparution, demain lundi 12 mars, devant le tribunal pour répondre de ses actes, a précisé la même source.
Un différend a apposé cette ressortissante suisse à un agent de la police au niveau d’un feu de croisement dans une rue de Monastir et les choses auraient dégénéré lorsque la suissesse s’en est pris au sécuritaire.




mercredi 4 juillet 2018

Copie en arabe de “La communication entre Tunis et Istanbul 1860-1913”, oeuvre d’un chercheur suisse




Publié le 05 avril 2018 par la Rédaction

De la relation entre Tunis et Istanbul sous le règne des Ottomans qui s’est étalé de 1574 à 1881, les chercheurs et écrivains se sont généralement limités à des périodes bien précises s”appuyant sur les correspondances officielles pour cerner les dessous de cette relation entre l’ancienne province ottomane et le siège lointain de l’empire.

Une copie arabe de l’ouvrage “La communication entre Tunis et Istanbul 1860-1913” du chercheur suisse, Andreas Tunger-Zanetti, présente une autre lecture de cette relation entre la Tunisie et la Turquie sous le règne des Ottomans.

L’auteur s’y est basé sur plusieurs autres archives allant des 20 ans précédant l’installation du protectorat français à Tunis, en 1880, jusqu’en 1913, une date clé dans l’histoire moderne des deux pays qui a constitué le véritable déclin du pouvoir ottoman en une Tunisie colonisée par les Français.
Traduite par l’universitaire tunisien Ibrahim Belgacem pour le compte de l’Institut de traduction de Tunis, cette version en arabe a fait l’objet d’une présentation, mercredi 4 avril, à Tunis au siège de l’Institut au Pôle des Lettres et du Livre, à la Cité de la Culture à Tunis.

Istanbul, ses sultans, son harem et les vastes territoires de l’empire ottoman ont été, à une certaine époque de l’histoire, la fascination d’Orient comme d’Occident. Un empire qui s’était érigé sous le règne des sultans successifs qui ont cherché à élargir la domination turque sur une large partie de l’Europe pour couvrir par la suite le Maghreb actuel. La Tunisie, alors sous occupation espagnole, s’est transformée en une province rattachée à l’empire ottoman qui siégeait à Istanbul.

Sur cette page de l’histoire, peu de chercheurs se sont mis à l’étudier surtout que peu d’archives concordant lèvent le voile sur les dessus de cette relation entre Tunis et Istanbul, et leurs similitudes culturelles favorisées par un cadre religieux, à majorité musulmane, ouvert sur l’autre.

A ce sujet, l’universitaire et écrivain a essayé de comprendre et d’analyser la véritable relation entre ces deux villes séparées par l’espace mais jamais par ce lien culturel fort qui, au-delà du politique, s’est manifesté sur différents aspects de la vie sociale et économique.

Dans son ouvrage, qui est à la base le sujet de sa thèse dans les études islamiques, publié deux ans auparavant, sa première publication en 1996, le chercheur suisse avait eu recours à plusieurs sources d’archives qu’il avait l’occasion de consulter dans des séjours successifs à Tunis pour les besoins de sa thèse.

Contrairement aux autres orientalistes qui avaient tendance à relever cette absence de communication et de lien avec l’empire à Istanbul, l’écrivain suisse est arrivé à une conclusion statuant sur ce lien si particulier entre les deux Capitales et leurs populations respectives, en témoignaient les récits des voyages parmi les commerçants, les pèlerins et les archives de presse à l’époque.

Initialement paru en une version française, l’ouvrage a dernièrement fait l’objet d’une traduction vers l’arabe faite par l’universitaire Ibrahim Belgacem. La critique faite par l’auteur au contenu des sources traditionnelles font état d’une nouvelle donne qui présente les arguments de ses prédécesseurs comme étant infondés.

Dans les deux chapitres que forme ce livre, l’auteur suisse a essayé de réfuter les arguments émanant de certains orientalistes, guidés par des considérations politiques et coloniales de la France à l’époque, qui adoptent une vision insistant sur l’existence d’une autonomie vis-à-vis d’Istanbul. Un argument avancé par les sympathisants du régime colonial français voulant imposer son pouvoir sur l’Etat tunisien qui constituait une province lointaine de l’empire mais avec qui le lien n’a jamais été coupé.

Pour le traducteur, les prémices d’une nouvelle tendance à renouer avec la Turquie sont d’ailleurs aujourd’hui visibles dans l’agissement de certaines parties politiques et sociales avec cette nostalgie pour le retour d’une certaine dominance turque en Tunisie.

L’universitaire tunisien fait aussi référence à cette volonté, perceptible dans les intentions, inavouées, de l’actuel président turc, souvent accusé pour sa politique indirecte cherchant à retrouver un pied d’attache sur des territoires qui étaient sous contrôle turc.

Selon lui, l’effet turc n’a jamais été absent des aspects de la vie en Tunisie et les moyens de communication entre officiels et citoyens des deux côtés.

Il fait aussi référence à ces nostalgiques d’une époque lointaine, oubliant ou ignorant même la grande misère accompagnée alors par la révolte des populations rurales, pendant le règne ottoman. Mais en parallèle de cette réalité, une véritable dynamique et notamment culturelle existait entre citoyens et Etats de l’empire ottoman.

En deux chapitres, l’auteur suisse était parvenu à statuer sur les véritables dessous d’une relation qui a souvent été équivoque et autour de laquelle régnait un certain doute allant jusqu’à redouter de l’efficacité du pouvoir des Sultans successifs sur Tunis comme étant l’un des Etats lointains, éparpillés sur plusieurs continents.

Cette version arabe de l’ouvrage écrit en français par un Suisse présentait a priori certaines incohérences relevées par le journaliste et critique culturel et littéraire Mohamed El May. Des lacunes, à son avis, qui, sur la forme, se rapportent à la vérification orthographique et au lexique, parfois proche de l’arabe en usage au Machrek.

Côté contenu, El May estime que l’ouvrage en arabe se limite aux constats recueillis par l’auteur suisse dont le choix même de la période étudiée (1860-1913) reste inexpliqué par le traducteur.
Cette traduction constitue un effort certes qui jette la lumière sur un aspect peu connu du lectorat arabe mais dont le contenu fera probablement l’objet de révision de la part des experts de l’Institut de traduction de Tunis.

Taoufik Aloui, directeur de l’Institut de traduction de Tunis, a insisté sur cette volonté de l’institution d’enrichir la scène littéraire par des traductions, vers l’arabe ou de l’arabe vers d’autres langues, d’œuvres littéraires et académiques tunisiennes et autres.

Ce nouvel ouvrage entame une série de présentations de traductions d’universitaires prévues par le programme inaugural de l’Institut qui se poursuivra du 4 avril au 16 mai.